CHAPITRE II
admilnistration de dagobert (629-630).
L'unité donc se rétablit de nouveau dans la monarchie des Francs, mais imparfaitement encore, et pour peu d'années. L'indocilité de ces peuples n'y mettait guère moins d'obstacles que leurs usages. Devenu maître , non sans difficulté , de la Neustrie , Dagobert comprit qu'il serait périlleux pour lui de s'en éloigner, et voulant à la fois la flatter et la contenir, il trans* fera sa résidence a Paris. Mais l'Austrasie , exigeante aussi et prompte à changer d'affection , perdait tout ce qu'acquérait la Neustrie. Mécontente, elle se mon* trait moins soumise. La Bourgogne elle-même obéii* sait faiblement. Tels étaient l'arrangement des choies et la propension des esprits. On avait plus de sécur rite sur un point , et d'autant moins sur les autrea ; la puissance du roi, toujours inégale, ne se fortifiait qu'en s'affaiblissant.
Docile encore en ce temps aux sages conseils de Pépin et d'Ârnould , Dagobert entreprit d'obvier à ces dangereux inconvéniens de son absence. II crut , non sans apparence , que de courts voyages pourraient , nonobstant leur brièveté , inspirer de salutaires appréhensions et prévenir de plus grands désordres. Il alla d'abord en Bourgogne. Au premier bruit de sa venue , tout s'agita dans ce royaume. Les