LIVRE VJII (629680). ISï
râbles domaines. Aucune abbaye ne pouvait plus disputer k celle-ci la prééniinence.
Au milieu de ces constructions, unique occupation de Tesprit du roi , s'acheva pourtant une affaire dont Fissue était profitable. Pendant qu'ÂrnpuId et Pépin décidaient encore des résolutions de ce prince, il avait envoyé des ambassadeurs à Héraclius qui régnait alors dans l'empire grec. Son espoir était de renouveler l'alliance formée autrefois avec Justinien et Mauricei^ C'était une sage pensée ; car par l'alliahce les côtes de Prorence seraient en sécurité, et même, s'il éclatait quelque différend avec les Lombards, une diversion que feraient les Grecs en Italie préserverait facile-^ ment cette autre frontière. La négociation eut un plein succès. Servat et Paterne (ainsi se nommaient les ambassadeurs) revinrent bientôt avec un traité qui confirmait ceux des temps antérieurs» On ajoute même qu'HéracIius, qui s^appliquait k l'astrologie , ayant conçu dans l'étude de cet art frivole, de graves soupçons touchant les desseins qu'on attribuait alors à la nation juive, fit apporter à Dagobert, avec le traité, de rigoureux conseils contre cette malheureuse na« tion. Au moins est-il sûr qu'en ce même temps, soit qu'il le faille imputer ou non aux exhortations de Yem* pereur grec, tous les juifs de France qui s'obstinèrent à refuser le baptême furent condamnés h l'exiL
U plaine àe Saint-Denii. Mais c'est utie erreur. (Vot. li Diitertaiion dn l'abbé Lebœuf.)
11 est pourtant vrai que Tauteur de la vie de Dagobert en parle coaiin» Mènerai et Gagnin.