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CHAPITRE IIL

MORT DE GHILDEBERT (596).

Aucun obstacle n'arrêtait plus Ghildebert ; aucun ennemi secondaire ne s'ofjfrait pour détourner les coups réservés à son véritable ennemi. Nulle ressource che2 les Wisigoths , depuis la répudiation de Rigonthe; ni chez les*^ Lombards, , depuis leur traité; ni chez les Bretons , depuis leur infructueuse tentative; ni chez les tributaires de la Germanie, depuis les Wames vaincus et exterminés. Le jour de la revanche de Trouci approchait , et Ton demandait vainement quel auxiliaire aurait cette fois Frédegonde. Elle en eut un néanmoins , et le plus imprévu et le plus redoutable : la mort !

Ghildebert n'avait guère que vingt-six ans, et toutà-coup il mourut. La reine Faileube , bien plus jeune encore, mourut aussi, presque au même temps.

Quelle fut leu^ mort? Frédegaire, qui ne raconte point celle de la reine , parle si brièvement et si simplement de celle du roi , qu^on peut affirmer qu'il ne la soupçonnait point violente. Paul Diacre , au contraire , rapporte que de son temps on les attribuait Tune et l'autre au poison (1). Aymoin répète le récit

(i) Childebertus rex Francorumy œtalis anno vigesimo quinto , cum uxore propria, sicut fertur^ vi v'eneni extinguitur, (Lib. 4i cap. n.)

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