‹ Histoire des Gaulois d'OrientChapitre 20 sur 40 · A HISTOIRE · texte numérisé non relu

A HISTOIRE

taie de la Ghamanène jusqu'à la Laviniasène à Tesl. L'extrémité occidentale de la Ghamanène touche donc encore au Pont, et laisse à l'ouest et au nord-ouest la frontière galate, en sorte qu'il y a ici une petite inexactitude dans la carte de Kiepert.

Les montagnes indiquées par Strabon ne' sont pas bien difficiles à reconnaître : c'est la chaîne de l'Ak- DaghS formant à peu près un arc de 6o^ convexe au sud et réellement parallèle, dans la plus grande partie de son étendue, à la direction principale du Taunis oriental, qui limite au sud la Gappadoce; de plus il se trouve à 1° i5' environ des dernières croupes de cette montagne; c'est précisément la distance indiquée par Strabon; et, si l'on force le chiffre pour la raison que j'ai donnée, on arrivera aux principaux sommets du Taurus. Je ne veux pas dire que l'extrémité occidentale de l'Ak- Dagh, qui s'avance fort loin dans l'angle du Kizil-Irmak et du Delidji-Irmak, appartienne encore aux frontières; mais elles pouvaient suivre cette crête jusqu'à ce que la chaîne eût pris la direction du nord- ouest et cessé d'être

* Carte de l'Empire ottoman, par faveur de l*Ak-Dagh. En eflFet, ia Ca- Andriveau-Goujon. On pourrait pré- misène , voisine de la petite Arménie tendre que ia chaîne désignée par {ibid, hli), n'est nullement désignée Strabon est le Yuldouz-Dagh, situé comme faisant partie de ia Gappaun peu plus au nord, et au pied du- doce, ce qu'il faudrait pourtant adquei se trouve ia source principale mettre si l'on reculait les frontières du Kizil-Irmalc. Strabon dit (t. III, de celle-ci jusqu'à la vallée de l'Iris page 33 de l'édition Tauchnitz) que supérieur, omis par Andri veau-Goules sources de i'Halys sont près de jon , mais maintenu par Hamilton et la région Pontique, en Gamisène. Kiepert, et sur lequel se trouvait la Mais ce passage même me décide en ville de Gomane.

paraUèie au Taurus. Là nous commencerons à tracer ia frontière de Galatie. Rien ne nous oblige, d'ailleurs, à croire que Glaudiopolis ait toujours fait partie du territoire galate.

Un autre passage de l'auteur grec ^ nous apprend que le lac Tatta (Tour-Ghieul), ce grand réservoir que Hamilton a examiné en détail ^, se trouvait au sud de la Galatie, et était borné par la grande Cappadoce, canton de Morimène. La frontière galate de la Cappadoce devait donc partir de l'extrémité septentrionale du lac, et aller, vers l'est, rejoindre le point où nous avons abandonné celle du Pont, en suivant le cours de l'Halys durant quelques lieues, puisqu'il se dirige là presque vers l'ouest. Cette frontière doit appartenir, tout au moins en partie, aux Tectosages, Pline disant que ce peuple a occupé la partie la plus fertile de la Cappadoce.

Quant à la limite des Tolistoboyes, du côté de la Phrygie, je n'y reviendrai pas : c'est par là que- j'ai commencé cette étude topographique. Je rappellerai seulement, pour achever le dessin de la frontière, que Ptolémée étend la Galatie centrale jusqu'à i° 20' au sud d'Ancyre (à Landosia), et que, pour la Galatie occidentale, son point extrême, au sud, est vers Tolistochora.

* Strabon, III, page 58 de Té- près de la frontière de Galatie (Stradition de Leipzig. bon, XII, i), M. Hamilton pense les

* Voyez ch. xliv; Strabon dit : j) avoir retrouves aux environs de Kodj- (Jièv olv TdrloL âXoTnjyiôv èaltv a«- Hissar (t. II, p. 2 3o), où il a vu un tà^nes. Quant aux gisements décris- banc de gypse blanc saccharoïde ou ta! et d'onyx, trouvés en Cappadoce albâtre.

Page 1