CHAPITRE X
Lli: GOUVERNEMENT DES GALATES.
rrLes trois peuples Galates, dit Strabon \ de même cr langue et semblables en tout, se partagèrent chacun en ff quatre parties, qui s'appelèrent tétrarchies^ ayant des téfrtrarques distincts, un juge et un gardien de l'armée su- {tbordonnés au tétrarque, avec deux sous -gardiens de tr l'armée [vnoalpoLTO^vkaLXOLs). Le sénat des douze téfftrarques se composait de trois cents hommes, qui se (t rassemblaient dans un lieu appelé Drytiémète. 11 jugeait ffles crimes capitaux; les autres cas étaient jugés par les crtétrarques et les juges. Telle était l'ancienne organisatr tion. Vers notre époque , le pouvoir suprême a été confr centré entre les mains de trois chefs, puis de deux, puis (t d'un seul, v
Tel est le seul texte classique que je connaisse sur le gouvernement de la Galatie indépendante; mais ce texte, tout laconique et insuilisant qu'il est, peut cependant servir de point d'appui à des recherches sérieuses, à des rapprochements intéressants entre les institutions de la race gauloise, aux différents points du temps et de l'espace.
Le même Strabon nous affirme que, lorsque les habi-
' Strabon. Géog. iiv. XII. ch. v.
tants de la Gaule vivaient libres, avant larrivée de César, cria plupart des cités étaient constituées en aristocraties; crà une époque ancienne, elles se choisissaient un chef ff annuel; de même un chef de guerre était élu par la mulcf titude. . . Les Druides. . . sont considérés comme les plus ajustes des Gaulois, et sont, pour cela, chargés déjuger les (r causes publiques ou privées \ f)
De son côté. César parle avec quelque détail du caractère aristocratique des institutions, coutumes et mœurs gauloises^. 11 parle de rôti des Suessions, dont l'un gouverna une partie de la Gaule et même de la Bretagne \ duii^^ des Nerviens, composé de six cents personnes*, de celui des Vénètes ^ et de celui des Eduens ®. 11 dit encore que les Belges avaient, dans une assemblée générale, fixé le contingent de chaque peuple pour la guerre contre César ^, que nul ne pouvait parler des affaires publiques, si ce n'est dans les assemblées^; enfin que les Druides, à une époque fixe de l'année, se réunissaient dans un lieu consacré de la Gaule centrale, au pays des Carnutes®, et que là arrivaient de toute part ceux qui avaient des différends, pour entendre une décision judiciaire, à laquelle ils se conformaient exactement.
Des chefs militaires et un sénat pour chaque peuple, des assemblées pour les délibérations politiques, soit
^ Strabon, liv. IV, ch. i, p. 817- * De bello gaîlico. 11, xxviii.
3i8 du tome I (éd. Tauchnitz). ' Ibid. 111, xvi.
* De heUogaUico, I, iv, II, xiv; ' Ibid. VII, xxxii.
m, XXII ; VI, XI, xiiî, XV, XX ; VU, ' Ibid. II, iv.