IDA HISTOIRE
gauche, c'est-à-dire du côté du fleuve aux bords abrupts, qu'il regardait comme une protection suffisante contre un grand déploiement de forces ennemies, Scipion n'avait placé que quatre escadrons de cavalerie ^ On voit, d'ailleurs, puisque l'Herraus est à gauche des Romains, qu'ils l'ont passé au-dessous du camp d'Antiochus, ce qui est naturel , s'ils n'ont pas eu à passer le Phrygius avant de se porter au sud, et on ne voit pas qu'ils aient cherché à mettre l'ennemi entre eux et la mer. 2,000 volontaires, Macédoniens et Thraces, gardaient le camp romain, et seize éléphants d'Afrique, inférieurs, disait-on, à ceux de l'Inde , étaient placés derrière les triaires.
Les Syriens avaient Magnésie derrière eux, l'Hermus à leur droite et le mont Sipyle à leur gauche, cr L'armée ff royale, dit Tite-Live, était plus variée que la nôtre par fr l'origine diverse des contingents, la dissemblance des ff corps auxiliaires et des armes. 16,000 fantassins, armés fp à la macédonienne et qu'on appelait la phalange, ocff cupaient le centre ; ils étaient fractionnés en dix files ^. ff Entre chacune d'elles se trouvaient deux éléphants; elles tr avaient 3 2 hommes de profondeur. A droite de la phaff lange (c'est-à-dire du côté du fleuve) , il y avait 1 ,5oo carr valiers gallo-grecs, puis 3, 000 cavaliers armés de toutes :t pièces [cataphracti) ^ et Vagema, corps de 1,000 cava-
* Tile-Live, livre XXXVIl, cha- es hè rà ^aXeUpa éHoarov {lépovs pitre xxxix. èXé^vres hùo xai etxodiv, il fant
* Appien (xxxii) dit la même chose lire es hè t. tar. é. f*. iAi^avre? Ivo, de cette phalange d'Antiochus. Il est havres 8*îJ<Tav Ho xai etxotnv, La moins clair qaand il parle des ëlé- répétition du mot hio aura trompé phanis; mais je pense quau lieu de un copiste.
(rliers fournis par laMédie. Us étaient soutenus par seize élérr phants et un peu dépassés par la troupe d'élite qu'on appecr lait les argyraspides. n L'auteur éiiumère ensuite des corps d'auxiliaires de divers pays qui prolongeaient cette aile. A gauche de la phalange, la série commençait de même par 1,5 00 cavaliers gallo- grecs, avec 2,000 Gappadociens qu'avait envoyés le roi Ariarathe; puis 2,700 atumliaîresy 3,000 cavaliers portant des cuirasses, et un dmire agéma composé de Syriens, de Phrygiens et de Lydiens. Devant cette cavalerie étaient des chars armés de faux et des Arabes montés sur des dromadaires; puis commençait l'aile proprement dite, composée de sept ou huit corps différents let flanquée de seize éléphants; le second de ces corps, à partir de l'agéma, se composait de 2,5oo cavaliers galates, ce qui donne en tout 5 à 6,000 hommes dé cette nation dans l'armée d'Antiochus, tous à cheval ^ Appien^ comprend dans le corps principal les cataphractes gaulois et l'agéma. t? A gauche, dit-il encore, étaient les « trots peuples galates, Tectosages, Trocmes et Tolistoboyes, fcavec des Gappadociens envoyés par Ariarathe^. t^ Le roi commandait l'aile droite; son (ils Seleucus et son gendre Antipater, la gauche; trois autres généraux, le centre *.
L'affaire commença sous un épais brouillard, suivi d'une pluie abondante, qui, en mouillant les cordes des arcs et des frondes, enleva aux troupes syriennes une partie de leurs ressources; on comprend d'ailleurs que, dans cet état
* Voyez Tile-Live , livre XXXVII , est indiquée ensuite , avec un peu