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où écrivait Polybe, et surtout quand Manlius était sur les lieux, ni le consul ni l'historien ne peuvent avoir été trompés sur l'ensemble des faits. La dernière campagne des Gaulois contre Héraclée * parait avoir été peu antérieure à l'arrivée des Romains.
Manlius avait dit aux Gaulois mandés à Ëphèse qu'il leur rendrait réponse après s'être concerté avec Ëumène ^. En effet, quand il eut réglé l'état des cités et des provinces, dans les pays abandonnés par Antiochus; quand il eut donné au roi de Pergame l'Asie jusqu'au Méandre, la Mysie, que lui avait enlevée Prusias, la Lycaonie, la Myliade et Telmesse; aux Rhodiens, le pays au sud du Méandre ; quand il eut transféré à Eumène les tributs précédemment payés à Antiochus par les villes autonomes, et déclaré franches celles qui avaient pris parti pour les Romains^, le consul se rapprocha de l'Hellespont. Là il convoqua les petits rois galates et leur donna pour condition de paix (f de la maintenir avec Eumène, de renoncer à cf leurs courses armées, de ne plus toucher aux terres de (rieurs voisins et de se contenir dans leurs limites^. ^ Cette modération inaccoutumée laisse soupçonner que la résistance avait été plus acharnée que Tite-Live ne le dit. Lui-même avoue, en parlant de la bataille du mont Olympe, que, selon Claudius, il y avait eu là deux combats. Il faut dire aussi que la politique de Rome n'était pas alors de s'attribuer des sujets en Asie; mais Manhus n'avait ni fourragé ni rançonné le pays au delà de l'Halys.
* Memn. afuà Photius, p. 980, livre XXXVIII, chap. xxvii, xxxvii. éd. de Bekker. ^ Pol. xxvii. — Tite-Live, xxxix.
' Pol. XXII, XXIV. — Tite-Live, * Tite-Live, xl.
DES GAULOIS D'OUIENT. 231
H nest parié nulle part de tribut imposé aux Galates, et, si une autorité respectable à tous égards a paru appuyer une opinion contraire, je suis convaincu qu'il n'y a réellement point là de problème à résoudre : un malentendu d'interprétation géographique en fait tout le mystère. Lorsque l'auteur du premier livre des Machabées \ racontant l'impression faite en Judée par la puissance et la politique des Romains, écrit ces mots, (cEt ff audierunt prœlia eorum et virtutes bonas quas fecerunt ffin Galatia, quia obtinuerunt eos et duxerunt sub tributrtum,?? pour parier ensuite de l'Espagne, de Philippe, de Persée et d'Antiochus, cet ordre demi-géographique et demi-chronologique montre assez clairement que Galatiay c'est la Cisalpine, réduite en province romaine peu après la bataille de Zama.
* Chapitre viii.