‹ Histoire des Gaulois d'OrientChapitre 8 sur 40 · XXIV, V · texte numérisé non relu

XXIV, V

^ Paus. ubt supra, 11 ne parle pas de Sosthène , mais il faut se rappeler qu'il ne raconte l'invasion gauloise

qu'à propos de l'attaque de Delphes.

* IV, K — Prans, pr terrible, n en gaélique, dit M. Thierry (l, t36), ou Bras y tr grand,» en breton.

' Diod. fragm. du liv. XXII, olymp. 195 {W année), p. 6A.

** Pausanias donne la même évaluation pour l'infanterie, mais ne s'en tient pas aux nombres ronds.

vaient l'armée pour trafiquer du butin ou des prisonniers : rien n'oblige à croire que ce fussent des Gaulois. L'écrivain grec ajoute que ce corps perdit beaucoup de monde dans son expédition en Macédoine, et il attribue à l'affaiblissement produit par ce premier échec le désastre qu'il éprouva dans l'Hellade; Justin \ au contraire, fait battre complètement Sosthène par Brennus, à la tête de i /io,ooo fantassins et de i5,ooo chevaux. On ne doit pas attacher une grande importance à l'assertion isolée d'un écrivain sîpeu exact, surtout quand nous le trouvons, ici, en opposition à la fois et avec le récit détaillé de Diodore et avec Porphyre, dans l'extrait qu'en a fait Eusèbe. Mais on me permettra de relever la différence notable qui se trouve, sur un fait si grave, entre l'abréviateur de Trogue Pompée d'une part, Diodore etPausanias de l'autre, afin d'écarter la thèse de M. Contzen^ sur la source unique à laquelle ces trois écrivains auraient puisé leurs données.

Enfin l'armée gauloise se dirigea vers la Grèce, connaissant, dit Pausanias, la faiblesse du pays à cette époque '. H donne au Brenn 1 5 2,000 fantassins et âo,/ioo cavaliers, ou plutôt 61,200 , attendu que chaque cavalier était

* XXIV, VI. Tr^v yr)v, à^àvTtov tûw èv ifjXtHiot,

* Ubi supra. M. Contzen indique ce passage d^une ^ Ubi supra, — Aux faits extraits manière un peu inexacte (p. 186),

plus haut de Justin sur les divisions et rappelle celte autre ligne du même

de la Grèce et l'ambition de Sparte , auteur touchant Messène , alors en

on peut ajouter ces mots de Pausa- guerre contre Sparte : TaXéerats hè

nias (VIII, vi) : Upds TaXatàs,,. [lsO* ÉAAj^vwv oOx è(iaxé<TavTO ,

(pourt XaKehcufiovioûv^ évenci où fiera- KXe(ûv6[iov xai Xaxehatiiovifov o-iret-

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accompagné de deux serviteurs, moulés et exercés comme lui, qui le suivaient au combat pour lui fournir un cheval, s'il perdait le sien, et le remplacer lui-même s'il avait péri; blessé , le maître était emmené par l'un d'eux et remplacé par l'autre. C'était, ajoute Pausanias, ce qu'ils nommaient en leur langue trimarkisia, markan étant le nom du cheval parmi les Celtes ^ Ce sont là des services, non d'esclaves, mais de vassaux, soit héréditaires, comme ceux de la féodalité, soit volontaires, comme les compagnons germains. M. de Courson* trouve, chez les Gaulois, ces deux genres de dépendance, et le même savant établit, d'après des textes de lois de toutes les contrées où les i'aces celtique ou kimrique en ont rédigé au commencement du moyen âge, que le service militaire était obligatoire chez elles pour tous les tenanciers du sol ^.

L'armée gauloise traversa la majeure partie de la Thessalie sans résistance, à ce qu'il paraît : le peuple y était hostile aux grands*. On arriva donc, toujours pillant et commettant d'affreux excès S jusqu'au Sperchius,où les Grecs essayèrent de résister; mais le Brenn en déroba le passage en faisant franchir ce fleuve à la nage, à gué ou sur des radeaux, par dix mille Gaulois, qui, pour cela, choisirent le temps de la. nuit et un lieu non gardé, où le Sperchius s'étend .en marais dans la campagne. Il fallut

* Marc, au pluriel marcan, en celtique et en kimriqvie, dit M. A.

Thierry (1, 166); march en breton (très-guttural).

* HiêL des peuples bretons, t. I, p. 76 à 77.

^ Hist, des peuples bretons, t. H, p. 1 15 à 1 19.

'* Voy . CoDtzen , besonderer Theil ,

Uapavo^LT^fioLTOL , dit Pausanias.

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