‹ Histoire des Germains depuis les temps les plus reculés jusquà̕ Charlemagne. Pour servir di̕ntroduction à lh̕istorie de le̕mpire germaniqueChapitre 101 sur 123 · I. On croit qu elle était fille de Sigebert · texte numérisé non relu

I. On croit qu elle était fille de Sigebert

I attendant avec ses affiliés au retour de la chasse , le tua dans la forêt de Livri, ainsi que son épouse et son jeune fils Pagobert. Wulfoad, qu'on accusait des 'vices du prince» n'échappa au même sort qu'en se sauvant en Austrasie. Ce meurtre rétablit Thierry sur le trône.

Childerich laissait un second fils , du nom de Daniel , que le parti opposé à son père écarta cependant du gouvernement, pour placer à sa tête Thierry, qu'on alla retirer de son couvent, et auquel on donna Leudèse pour maire du palais. Léodègar reparut aussi à la cour.

Ebrouin, de son côté, ayant appris ces événements , s échappa de Luxeuil, et sans plus songer aux vœux monastiques que la nécessité seule lui avait fait faire, il se retira sur ses biens prés de Soissons. Il appela auprès de lui tous les mécontents, et supposant à Clovis, qu'il disait être fils de Clotaire III , il força le peuple de lui jurer fidélité, et désola tous les pays qui s'y refusèrent. Leudèse, attiré à une entrevue à Crécy, fut traîtreusement assassiné. Les amis qu'Ebrouin avait à la cour, parmi lesquels se distinguait surtout Audouin , éyéque de Rouen, son compatriote, mirent tout en œuvre pour porter le roi, dans ces circonstances difficiles, et pour éviter une guerre civile , à le recevoir pour maire du palais. Thierry se laissa persuader, et il fut convenu des deux côtés qu'on oublierait tout ce qui s'était passé.

Ebrouin revint donc au pouvoir plus puissant, plus cruel et plus vindicatif que jamais. Tous ceux qui lui avaient été opposés devinrent les victimes de sa haine, et , entre autres , Léodegar qui , privé de la vue , fut renfermé dans un couvent et plus tard mis à mort.

Cependant Dagobert , ce fils de Sigebert que Grimoald avait fait conduire en Irlande, après une vie aventureuse, avait trouvé moyeu de repasser les mers.

Ce prince revint en Auslrasie où, reconnu par une partie de la nation et par Wulfoad, il reconquit le reste sur Thierry.

La faction qui lui était opposée, conduite par Ebrouin, ne pouvant le renverser, le fit, en 678, périr par un assassinat.

Le maire Wulfoad était mort quelque temps auparavant.

La faction ennemie .ne triompha point cependant , et pour éviter de tomber sous la domination d'Ebrouin, les Austrasiens ne voulurent plus reconnaître de rot , et mirent à leur tête, avec le titre de ducs, les deux généraux Martin et Pépin. Us étaient issus l'un et l'autre des deux fils de St. Arnoulphe , le premier de Glodulphe , depuis évéque de Metz, et le second d'Anségisile et de Begga, fille de Pépin de Landes. Le surnom d'Hérislall , que portait le dernier, lui venait d'un château du même nom qu'il possédait non loin de Liège, sur les bords de la Meuse.

68t. Ces deux seigneurs, prévoyant qu'Ebrouin viendrait les attaquer, voulurent le prévenir, et s'avancèrent avec Tannée d' Auslrasie sur les terres de Neustrie. Mais le sort ' se déclara contre eux , et vaincus par Ebrouin qui vint à leur rencontre avec Thierry, ils se virent contraints de chereher leur salut dans la fuite.

Martin se renferma dans Laon.

Ebrouin députa vers lui l'évéque de Paris, Agilbert, et Riole, évéque de Rheims, afin de le persuader de venir faire la paix avec la cour, en l'assurant qu'il ne lui serait fait aucun mal. Ils le lui jurèrent , selon la coutume du temps, sur les saintes châsses, d'où cependant l'historien1

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