Flammgs, exilés, bannis, fugitif
Cependant à l'Est de laFranconie s étaient avances l'Irlandais Rilian et trois de ses compagnons , et à l'Ouest 9 St. Rutbert et Corbinian.
Kilian, au milien de sa sainte mission, mourut en 689 de la mort du martyre à Wurzbourg. Émeran fonda 1 église de Ratisbonne , et Corbinian le monastère de Salzbourg.
Èn même temps s'élevèrent, dans la Souabe, le couvent de Fûssen , fondé par ltf agnoald , l'abbaye de Kempten , fondée par Théodor, Oiïenzel par Oflb , la célèbre Reîchenau , en 724, dans une île du lac de Constance, par Pirmin, et dans la Forèt-Noire Ettenheimmûnster , dont Landolin cimenta la fondation par son martyre.
Au nombre des disciples de Willebrord se montra surtout avec éclat le célèbre Winfricd, né à Rirton, dans le royaume des Saxons occidentaux, qui, de bonne heure épris de la vie cénobitique et, malgré son père , entré dans le. monastère d'Excester, et ensuite dans celui de Nuiscelle , en partit , conduit par le goût des pèlerinages , et vint à Rome , où son exaltation fut mise à profit par le pape Grégoire II, qui le mil à la tête du mouvement religieux qui s'opérait en Germanie.
Winfricd , plus tard connu sous le nom de Boni fa ce , que le pontife romain lui donna, prêcha dans la Hesse et dans la Thuringe, soutenu dans sa mission par Rarl Martel, auquel le pape l'adressa et qui devint son protecteur.
Ses succès furent aussi rapides qu'étendus.
Il renversa près de Geismar, dans la Hesse, l'arbre séculaire consacré à Wodan, et fonda la première église chrétienne dans la Thuringe. Car, quoique déjà le christianisme eût eu aux siècles antérieurs quelque retentissement dans ces contrées, la grossière ignorance des habitants en avait dénaturé les principes, et nul autel chrétien n'y avait été élevé.
Boniface s'entoura de disciples, et par ses coopéraleur*, au nombre desquels furent plusieurs femmes, dont la plus célèbre fut Lioba, il étendit au loin les conquêtes chrétiennes.
* Pour récompenser Boniface des services qu'il avait rendus à l'Église, Grégoire 111, qui avait succédé à Grégoire II, lui envoya le pallium, et le nomma archevêque et son vicaire en Germanie.
Il lui donna la mission , pendant un troisième voyage que l'apôtre fit à Rome , de régler les affaires ecclésiastiques de la Bavière , pays où , déjà du temps de l'occupation romaine, le christianisme avait aussi pénétré, mais où les incursions des barbares , rétablissement successif des Gépides et des Boïens , les fréquentes invasions des Huns, des Avares et des Slaves , lavaient en grande partie altéré.
Lorsch1, capitale du Norique, et de bonne heure le siège d'un métropolitain, avait à diverses reprises élé saccagée. Les prédications que firent au septième siècle dans ces contrées St. Rutbert, St. Amand, St. Émeran, n'avaient encore pu y amener une unité de culte, qu'il était réservé à Boniface d'opérer.
Tous les pays soumis à la couronne d'Austrasie étaient partagés au Nord, sur la rive gauche du Rhin, entre les quatre diocèses de Trêves, de Mayence, de Cologne et de Tongres; au Sud, dans l'Allemanie et la Rhélie, entre ceux de Coire, d' Augsbourg , de Constance et de Strasbourg , et dans la Franconie cis-rhénane , entre ceux de Spire et de Worms.
Boniface, secondé par Odilon , duc des Bavarois , entreprit une pareille démarcation pour la Bavière, et la