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une telle rapidité que, déjà en 325, au concile de Nicée, Théophile, un de leurs prélats, vint s'asseoir au milieu des pères de l'Église1. Onze mille hommes, par le traité de paix qui suivit , passèrent comme auxiliaires dans l'armée romaine et rendirent les plus grands services dans la guerre qui bientôt après éclata entre Licinius et Constantin , et à laquelle prit aussi part une division de Francs auxiliaires conduite par leur chef Bonitus.
Licinius se plaignait de ce que son collègue , dans sa campagne contre les Goths, n'avait pas respecté le territoire qui lui appartenait , et Constantin lui reprochait sa condescendance pour les païens, au mépris de la nouvelle doctrine à laquelle il s'était d'abord montré favorable. La religion servit donc de prétexte à cette guerre. Mais la véritable cause fut que Constantin voulut être seul empereur. Licinius fut vaincu par lui sous les murs d'Andrinople, et sa flotte fut défaite par Crispus devant Gallipoli. La paix qui suivit fut de courte durée , et défait de nouveau près de Chrysopole, et enfin pris dans Nicomédie , il fut envoyé à Thessalonique et d'abord traité avec assez d'humanité, grâce aux supplications de Constantine. Mais peu après, sur des soupçons que Constantin eut que Licinius faisait quelque mouvement, il le fit 324. étrangler.
Resté seul maître de l'empire, l'ambitieux Constantin en transporta le siège à Byzance , qu'il rétablit superbe et à laquelle il donna son nom.
Le choix qu'il fit de cette ville, si heureusement placée 330. sous le rapport stratégique, ne fut pas sans doute, comme on l'a trop souvent écrit , l'effet d'un caprice de la part de Constantin , et ne lui fut pas non plus dicté par l>n-