‹ Histoire des Germains depuis les temps les plus reculés jusquà̕ Charlemagne. Pour servir di̕ntroduction à lh̕istorie de le̕mpire germaniqueChapitre 55 sur 123 · Aujourd'hui Oczacow · texte numérisé non relu

Aujourd'hui Oczacow

2. Aujourd'hui Bialogrod ou la ville blanche des Cosaques. 7>. Voy. Jornandcs , c.

Ainsi , de la Baltique cl du golfe de Fiiinland jusqu'au l'on t-Eux in 's'étendait la puissance des Oslrogoths, sous la suprématie desquels lestyisigoths restèrent, s'il en faut croire la Chronique gotiiique d'Isidore* jusqu'à la cinquième anuée du règne de Valens. Alhanarich , qui leur com- , mandait, était fils de Rhotest qui, sous Constantin, avait joué un si grand rôle que sa statue, par l'ordre de l'empereur, avait été placée devant le palais à Constantinople. Son pouvoir s'étendait sur la Dacie et la Sarmalie, c'està-dire sur les pays connus de nos jours sous les noms de Haute-Hongrie, de Transylvanie, de Valachie, et sur la partie la plus méridionale de la Pologne. 11 envoya au secours de Procope trois milles Goths, qui, après la mort de ce prétendant , coupés de leur pays , se virent con- ^ trainls de se rendre , et furent disséminés dans les provinces romaines. Athanarich les réclama , donnant pour excuse à Valens que , d'après le traité qui les avait unis à Constantin, les Goths n'avaient pu refuser leur soutien à un de ses descendants ; il promit que , puisque le sort s'était déclaré contre Procope , il respecterait à l'avenir le pouvoir du nouvel empereur, et vivrait avec lui en aussi bonne intelligence qu'avec ses prédécesseurs. Valens, qui n'avait alors aucune autre guerre sur les bras , crut cependant qu'il était de l'honneur de l'empire de veu- 367. gcr cette injure ; il vint avec son armée camper prés de Daphné, forteresse que Constantin, afin de contenir les Goths , avait construite sur le Danube. Le passage du fleuve se fit sans résistance , car l'ennemi se retira dans ses montagnes, laissant le plat pays à la discrétion des Romains, qui se contentèrent de le ravager.

La campagne suivante fut empêchée par le débordement du Danube qui, jusqu'à la fin de l'été, fut tellement haut, qu'il fut impossible d'y jeter un pont. L'armée dut

rentrer dans ses' quartiers d'hiver près de Marcianopol , sans avoir rien entrepris.

Mais , en 369^ le passage du fleuve s effectua de nouveau près de Niuors !, el, après quelques jours de marche, l'armée romaine fut en présence de celle d'Alhanarich. La bataille qui se donna fut au désavantage des Golhs. qui furent mis en fuite. Celte guerre, sans avoir coûté beaucoup de sang, leur avait été fatale par les pertes que leur commerce avait eu à supporter, et. ils envoyèrent . des députés à Valens, aûn de demander la paix.

L'empereur, qui pensait avoir assez fait pour l'honneur du nom romain, envoya à son tour près d'Athanarich les deux généraux Victor et Arinthée, aûn d'en régler les conditions. Les principales furent que les deux na^ lions ne trafiqueraient à l'avenir que dans deux des villes situées sur le Danube. L'échange du traité se fit au "milieu dû fleuve , où Valens et Athanarich se rendirent chacun dans un bateau, le prince ayant refusé de passer sur (a rive romaine , d'après le serment qu'il' avait été forcé de faire à son père de ne jamais mettre le pied sur le territoire romain.

La guerre poursuivie dans la provipee d'Occident par Va-lentinien n'avait pas été moins heureuse.

Cet empereur, à la suite d'une maladie qui mit sa \ie en danger, associa à l'empire son jeune fils Gralien, enfant de neuf ans, et lui donna le titre d'Auguste, le 24 août 367, dans la ville d'Amiens. Prtsquc en même temps les Allemanes surprirent Mayence pendant que le peuple de celte ville célébrait une des fêtes du culte chrétien el en entraînèrent les habitants en esclavage ; les

nations les plus septentrionales de la Bretagne ravagèrent

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