‹ Histoire des Germains depuis les temps les plus reculés jusquà̕ Charlemagne. Pour servir di̕ntroduction à lh̕istorie de le̕mpire germaniqueChapitre 9 sur 123 · Voir ci-avant page · texte numérisé non relu

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troisième jour elles plaines de Verccil pour le combat. Les Romains se placèrent de manière à tourner contre les Barbares le vent, la poussière et les rayons ardents d'un soleil de juillet. L'infanterie des Cimbres formait un énorme carré dont les premiers rangs étaient liés tous ensemble avec des chaînes de fer. La cavalerie était menaçante, et en la voyant de loin , avec la coiffure élevée des combattants, que protégeait, en guise de casque, la peau de la tète d'un animal sauvage , au-dessus de laquelle flottait encore un panache, on l'eût cru composée de géants. En arrière était -placés les chariots , sorte de camp retranché où les femmes, les enfants, attendaient avec anxiété l'issue du combat. Ce camp et l'armée occupaient une lieue en longueur. En peu d'heures toute cette masse fut dissipée. Les femmes se voyant attaquées étranglèrent d'abord leurs enfants, puis elles se pendaient, s'accrochaient par un nœud coulant aux cornes des bœufs qu'elles piquaient ensuite pour se faire écraser. Les chiens du camp défendirent leurs cadavres ; il fallut les exterminer à coup de (lèches.

Cette journée où la tactique triompha du nombre, et dont le succès fut dû à Catule plus encore qu'à Marius, qui cependant en eut la plus grande gloire , anéantit les projets aventureux de ces peuples qui depuis dix ans menaçaient T Italie. Ceux d'entre eux que le fer du vainqueur ne put atteindre retournèrent sans doute au sein de leurs foyers 1 , et les six mille hommes laissés sur le Rhin , à la garde des gros bagages , obligés alors aussi de se défendre contre les attaques des peuples qui les entouraient,

1. Du moins trouvons-nous dans Strabon , L. VU , p. 592-295. qu'une dépulalion de ce peuple vint trouver Auguste sur le Rhin , et entre autres lui demanda, avec l'amitié des Romains, l'oubli des injures que les Cimbres leur avaient faites.

se frayèrent un passage jusqu'au milieu des Belges , où enfin , du consentement de ces derniers, ils setablirent sous le nom d'Attuatikers , sur la rive droite de l'Escaut.

Les Tiguriens n'avaient point été présents au désastre, et ils avaient pendant ce temps occupé le Norique. A la nouvelle qu'ils reçurent de la défaite des Cimbres , ils se retirèrent eux-mêmes dans leurs foyers.

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