Hof-meier, major domus
2. Delà leur litre de ducs dos Francs , Frnnkenhferzogm . duces Franrorum.
fauiillc , comme la royauté l'était dans celle des souverains.
Aussi lorsque Pépin mourut en 639, son Gis Grimoald prétendit - il se mettre en possession de la dignité de son père, malgré Othon, nourricier de Sigebert, qui pendant trois ans là lui disputa. Grimoald/ avant tout, rechercha la faveur de 1 evêque de Cologne , et finît par terrasser son ennemi , que tua Leuthaire, duc des Allemanes.
Durant celte discorde, Rodolphe, duc de Thuringe, tenta de secouer le joug de la domination franque.
L'inimitié qui existait entre ce prince et Adalgisilc l avait depuis longtemps indisposé contre le gouvernement d'Auslrasie , et la jeunesse du roi et les troubles qui régnaient dans le royaume lui parurent favorables à ses projets d'indépendance. Il s allia aux Esclavons, et attira à lui un des plus puissants seigneurs de Bavière, du nom de Fare , dont le père avait été tué victime de ses querelles avec Pépin et Arnoulf ; il lui conOa le commandement de son armée.
L'ordre fut donné aux Leudes austrasiens de se réunir tous avec leur bannière. Le jeune roi exécuta lui-même à leur tête le passage du Rhin , et fut témoin de la victoire de ses troupes et de la fuite de l'ennemi, dont Fare voulut en vain rallier les bataillons. Assailli de toutes parts par les Austrasiens, ce brave Bavarois périt en combattant.
L'armée des Francs traversa la forêt du Buchwald, et vint faire sur l'Unslrut l'investissement d'une forteresse située sur une montagne , où Rodolphe s'était renfermé avec ses trésors et sa famille. En vain Grimoald , Adalgisite et quelques autres chefs expérimentés voulurent contenir la fougueuse impétuosité des autres généraux qui, contre leur avis, s'élancèrent sur les retranchements
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ennemis, sans même laisser reposer leurs troupes. Obligés de gravir la colline escarpée, les Francs furent, avant d'en ^ atteindre le sommet, chargés avec tant de vigueur par Rodolphe, que le désordre se mit dans leurs rangs et qu'ils furent repoussés avec les plus grandes pertes. Sigebert ne put retenir ses larmes , en voyant tant de braves soldats victimes de cette attaque précipitée.
Rodolphe cependant envoya le lendemain complimenter le roi et le faire assurer qu'il le reconnaissait et le recon- * naîtrait toujours pour son maître ; il lui demanda qu'on lui conservât son gouvernement.
Sigebert y fut contraint par la nécessité , quoique par cet acte le vassal fût au-dessus du souverain. Aussi Rodolphe ne fut- il plus depuis soumis à la suzeraineté du roi qu'en apparence. Il régna depuis en maître dans la Thuringe, et par ses alliances avec les Vénèdes et les autres peuples indépendants de la Germanie , il y affermit son pouvoir.