TOME III
re HISTOIRE DES GIRONDINS.
Nouriait avec complaisance à celte image de la force jiopiilaire qu'elle croyait acquise à son frère. « Nous » ne craignons rien, » dit-elle en secret à la marquise fïe Raigecourt, sa confidente, « Danton est avec 9 nous. » La reine répondait à un aide-de-camp de {.a Fayette, qui la conjurait de se réfugier au milieu (les troupes : « Nous sommes bien reconnaissants des ■» desseins de votre général; mais ce qu'il y a de » mieux pour nous, c'est d'être renfermés trois mois » dans une tour. »
Le secret de l'abandon des Tuileries sans résislance, le 10 août, et de la translation de la famille royale dans la tour du Temple, est dans ces mots de .Marie-Antoinette et de madame Elisabeth. Danton connaissait la pensée dé la reine, et la reine complaît sur Danton pour cet emprisonnement temporaire (lu roi. Tel ét-ait l'aveuglement du moment, que, protecteur pour protecteur, à La Fayette elle préférait Danton.
Les Girondins eux-mêmes eurent à cette épocjue Je mystéiicuses intelligences avec la cour. Mais si le [)atriolisme et l'amljition des hommes de ce parti >e prêtèrent à ces relations, aucune vénalité ne les wrrompit. Guadet, le plus redouté de ces orateurs ^lar la cour, reçut des propositions et les repoussa