RENOUVELIEMENT DU BAIL DES FERMES
UTOisua. — 6UMDD Df LÀ Rimiku . FUHitii-fiiiniuiix. -
DEUBORDI, BANQDIU Dl U COm, — OKGAHISATION Dl U. CAISai D'ESCOHRI. — lUDJOIt.
H. IVecker appartengit trop exclusivemeDl aux idées de la banque étrangère pour aimer et soutenir le système traditionnel des fermiers-généraux, idée simple, primitive delà monarchie; néanmoins le bail fut renouvelé sous la raison Laurent David pour te prix de 175 millions. Conclu sous l'administration de Turgot, il dut être respecté comme la foi des contrats. Seulement, H. Necker s'abstînt de demander les avances accoutumées en billets de fermes; il avait d'autres moyens de crédit parmi les banquiers en généra).
Indépendamment des anciens fermiers signataires des traités antérieurs, on trouve dans le bail de 1779 quelques noms nouveaux : HH. Sanlot, dont l'hétel était rue Neuve-des-Capucines; Baudon. rue deRiche-
lieu; de Saint-Prix, place des Victoires; d@ La.Uaye, rue Vendôme au Marais; Didelot, au faubourg Montmartre; Paulze, rue de Richelieu ; Richard de Livri, rue Groix-des-Petits-Champs.
Le plus célèbre de ces fermiers-généraux, celui qui devait marquer par sa vie comme par sa mort, ce fut Lavoiaier, à qui le roi I^ouis XV confirma le brevet de fermier^énéral, qui donnait 300 mille livres de revenus.
Les deux rois, Louis XV et Louis XVI, eurent toujours une grande tendance pour la protection des sciences positives. Antoine- Laurent Lavoisier, né te '13 avril 1743, avait à peine 3â ans lorsqu'il reçut le brevet de fermier-général de la main du roi ; l'un des élèves les plus brillants du collège Hazarin.il étudia l'astronomie sous l'abbé de La. Caille, la chimie sous Rouelle et la botanique sous Jussieu ; son premier travail |M-éparé avec quelque ostentation, résolut un problème .proposé par l'Académie, des sciences sur cette question : « Quelle est la rarâlleure manière d'éclairer Paris la nuit? ».La solution de ce problème et .quelques travaux scienti6ques lui ouvrirent les portes de l'Académie, où il entra par UD suffrage honorable avant l'âge de 23 ans ; quel-
— «caques années après devenu fermier-général, il mit en
application ses expériences pratiques pour l'agrandissement des bases de la ferme. Lavoisier fut un administrateur habile, recherchant les éléments de l'impôt avec activité et zèle ; la chimie l'aida spécialement pour obtenir un plus gros revenu sur te sel et le tabac; il consacrait une partie de sa vie aux expériences et l'autre aux méthodes scientifiques les plus perfectionnées pour la perception et la rentrée des revenus de la ferme.
La même main qui traçait le Traité étémentaire de la Chimie, écrivait un remarquable livre sur les moyens d'agrandir les branches de l'impôt; car Lavoisier, un des plus zélés et des plus inflexibles membres de la compagnie, était fort habile dans l'art de grouper les chiffVes du revenu et des dividendes. Il avait épousé mademoiselle Paulze, la fille d'un des fermiers-généraux les plus distingués, qui peignait admirablement, comme une des élèves de Greuze. Les familles financières s'alliaient souvent entre elles; plus souvent encore, on les recherchait en mariage dans la haute ma^slrature ou parmi la grande noblesse de cour.
Dans ce même bail des fermes on trouve parmi
-suies Bignbtalroi, un nom devenu ôélèbre h ptos d'un titre, celui de.Grimod de ta Reyntère, dont le fils, tnste bouffon de table, s'est fait une célébrité usurpée panni les gastronomes de second ordre.
Laurent Grimod de la Reynière, si l'on en croît les ignobles récits de son fils, n'avpit pas une origine fort élevée : car il était né dans la boutique d'un charcutier : plate mystification dont usait, abusait quelquefois le médiocre auteui* de fAttnanach es» Gourmands; le nom de la Reynière se ntélait^des souvenirs de la police municipale deParis.etquelIe quefûtalors l'abdication trës-affectée et publique de ce qu'on ap' pelait les préjugés de la naissaUee, je ne crois pas que les Halesherbes* les Jarente, se fussetit alliés à la faniille de Grimod, si elle était venue de si bas; madame de la Reynière était mademoiselle de Jarente, nièce de l'évèque d'Orléans, et H. de Ualesheri]es était son plus proche parent.
A %% ans, Grimod de la Reynière créé l'un deS administrateurs des postes^ maître d'une fortune déjk considérable» prit les fournitures générales de l'armée; on était alors à l'époque de la gdeire de Sept ans; le maréchal de Richelieu, à la tète d'un beau corps d'trméet gagnait de glorieuses batailles: le
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maréchailt très^illerd de sa nature, épargnait peu tes pays eDDemis; et l'on sait que le pavillon de Habovré, sur le nouveau boulevard et les rues Port' Mahon et Richetitu furent bàtîs avec les florins allemands et les guinées anglaises levées dans l'Éleo torat du Hanovre: GrimoddelaReynière,fo^^nisseu^ général des armées des maréchaux Hiebelieu et Soubiee, gagna une fortune immense dans la guerre, et à son retour, avec un goût extrême, it imita les prodigalités artistiques des Fronsac et des Rohan en élevant le bel hdtel de la rue des Champs-Elysées^ Rien de plus parfait que ce ravissant pavillon : salons d'été et d'hiver, vastes écuries, beaux jardins ; tout 7 était ménagé, midi, nord, ombrage frais et serre chaude; le plus spleadide mobilier du monde; dans le jardin on voyait une volière en bois de rose et d'ébène, dont les Blets étaient d'or : là volt^eaient les plus rares des oiseaux de l'Inde de l'Afrique. Le premier en Franee.Grimod de laReynièro transforma ses écuries en salons pour de beaux chevaux de race qui ntangeaient dans des drageoirs d'argent.
Aussi la plus noble, la meilleure compagnie se pressait-elle dans l'hôtel Grimod de la Reyniëre ; ses alliances de haute famille favorisaient ce grand
coDCOurs et le fermier-général ofirait à meiTfèille la plus savoureuse table de l'Europe : le seul persoii' nage qui déshonorait sa maison, était ce âls dont j'ai parlé.Balthazar^Alexandre Grimod de la Reynière. Né avec un défaut dé conformatioii aux raaius.qui le forçait d'employer des doigts postiches, le jeunâ Homme en avait contracté cette haine instinctive et méchante que le laid déclare au beau : il n'aimait pas sa mère, mademoiselle de Jarente, et dans son langage de bouffon, il s'efforça de l'abaisser et inème de la déshonorer par des révélations adultères.
Dans ce siècle étrange, on appelait cet esprit original! H. de Malesherbes, son oncle, très-facile en ses goûts, mauvais parleur sur tout le monde, lui proposait une place dans la ma^strature ; Grimod préféra rester avocat : « Parce que, disait-il, juge je serais forcé de faire pendre mon père; et qu'avocat je pourrais au moins le défendre. » Ce père si plein de distinction, il ne l'appelait que le puèticain; et lui si laid, se faisait pilier de coulisses, écrivain de petits journaux, bouffon de société, une mauvaise détrempe du marquis de Brunoy par ses lugubres et sottes plaisanteries : ses parades sont dans tous les anas. Grimod delà Reynière fit beaucoup de
petites brochures; mais le livre qui fit sa reDommée, ce fut i'Alwianach des Gourmands, très-mauTaise école de coisiDe, tout au plus bonne aujourd'hui pour les pâtissiers et les traiteurs de barrière.
■ C'est une époque fort difficile pour les fermiersgénéraux que le ministère de H. Necker, car désormais restreints dans leurs fonctions administratives, ils ne peuvent plus s'occuper des opérations de crédit absorbées par les banquiers étrangers. Comme leurs dépenses restent les mêmes, plusieurs des fermiers-généraux ou des banquiers de la cour se trouvent embarrassés : Bounret le généreux , le prodigue, Bourret déjà sous l'abbé Terray a cédé sa liquidation à Laborde son collègue : l'avoir de Bourret est immense , et dépasse de beaucoup ses dettes : il a opéré sur les terrains qui s'étendent depuis l'hôtel Cboiseul jusqu'aux Porcherons près de Clichy. Il a fait beaucoup construire ; ce n'est pas assez pour cet ^prit à vaste entreprise : il veut bâtir une nouvelle ville près des Champs-Elysées et du faubourg Saint-Honoré, autour de l'hôtel d'Évreux, demeure de madame de Pompadour et du marquis de Uarigni : les terrains sont également à lui. Bourret est engagé pour près de 17 millions lorsqu'il meurt 1. (5) 17
3,q,i,.cdbvGooyIe
-M8preiq[ttfl rabitsment : ce qui fit croire mfttne li son aul* dde.
Laborde avec cette liquidation de Boufret avait encore une grosse affaire sur les bras, c'était le payement des dettee du vaniteux duc de Chôiaeul dont il B'était chargâ, moyennant une autre Cession de terrain, qui s'étendait depuis la rue de Richelieu jusqu'au pavillon de Hanovre et du boulevard jusqu'à la rue Neuve-des-Augusâns i ainsi d'une part Laborde comme liquidateur de Bourret ftisait bâtir la Gbausaée-d'Antin et comme cessionnaire du duc de Choiseul, il faisait construire les rues de Ménars, de Choiseul. d'Amboise , de Hanovre, jusqu'au carrefour Caillou. Il n'est pas étonnant qu'il se trouva lui-même fort gêné dans ses affairea et prêt à sus' pendre ses paiements.
Les mémoires secrets , les noëls du temps disent que Laborde s'était ruiné pour la Guimard, la célèbre courtisane, qui recevait finance et noblesse k la Chaussée-d'Antio, dans son temple mytbologique ; mais au xviii* siècle quand on avait une colossale fortune, ces sortes de créatures ne pouvaient pas TOUS ruiner ; on dépensait avec elles plus ou moins, comme on ornait avec plus ou moins d'or la livrée
-189 = Ab 8BB dsmestiqHea ou de ses équipages ! cëlH tll dépaisait pm certalfiefi limites et né dâtoràit pas uni fortune de formier-général. Benjamin dé Labofde se compromit par de trop vastes opérations ; 6oQ goût exquis pour les arts le consola, il fut un des plU8 gracieux protecteurs de l'élégance, il acheta les plUft beaux tableaux et sa galerie fut splendide. Hais sa prédilection la plus particulière fut pour la musique; il composa des opéras, les airs charmants de pedts Tauderilles, et ces distractions ne nuisirent pas à Ses plui grates affaires , derenues fort difficiles depuis \A disgrâce du duc de Choiseul. l'abbé Terrajr, M. Necker apportaient d'autres idées en finances : le crédit public empruntait ses nouvelles formes aux institutions étrangères.
L'établissement de la caisse d'escompte (banque régulière à billets destinés à la circulation) priva les banquiers de la cour de presque toutes leurs fonctions, particulièrement des opérations de crédit; la caisse se formait d'une compagnie particulière d'actionnaires pris parmi les hauts banquiers de Paris; les administrateurs étaient au nombre de quinze. Chaque mois, les opérations de la caisse d'escompte devaient être balancées et publiées; les versements des
actions se faisaient en numéraire pour former un ca' pital représentant la valeur des billets en circulation au moins pour les deux tiers. La ferme-générale, à elle seule, prit 20 mille actions de mille francs chaque sur le capital porté à cent millions. Le bénéfice de la caisse se faisait par l'escompte des billets d'Êtat, du Trésor, de la ferme et des valeurs de particuliers à six mois ou même à un an , afin de remplacer toutes les transactions commerciales des banquiers de la cour.
Cette vaste institution, qui est au reste l'origine de la Banque de France, fut l'objet à son début de mille sarcasmes et pamphlets ; j'ai trouvé même des couplets très-amers contre la caisse d'escompte I N'est-ce pas la destinée de toute institution nouvelle d'être l'objet de vives critiques?
Surll'air de la fée Vrgile. (L'avez-vous vu moa bien-aimé).
Arrtt pour rétkbUtsHiKitt
D'une cbMubre d'esccnipte,
Qui produira pftr chacim an
Cinq miUioiM de bon compte.
Cect pour remplacer on banquier, (Laborde)
Qoi Tondrait ses fondl retirer,
Qu'on établit.
Et qu'on Utlt
Une BÏ belie alEùre.
Par Ks biens logei du proflt Que le public ta Aura.
, he coutrftlenr,
Tréwiier, docteur.
Et surtout gnuid ealculalenr,
A dit BD roi i
Sire, Je crois.
Qu'en formant Imn nombre d'actioimures.
Tous Terez de bonne» [itTaires.
Dans ma place J'^ su gagner Dn public la confiance,
L'argent en abondance.
Directeur jauorai nommer Pour MgenMnt administrer L'agent qu'on fera fabriquer A Lille comme ï Bayodoe.
Clttque Jour je Ten tont eotler.
Parapher en penonne; Je veui «uB^ pour constater Des profits la totalité, D«fl balances en formes arrêtées ; Au moyen desdites balances On n'aura pas de défiance.
L'esprit français se révèle toujours ici tel qu'il était au xviii* siècle : qui aurait pu croire jamais que l'établissement d'une banque fât l'objet de couplets satiriques et qu'on fit des vers sur la monnaie, les balances de compte et tes écus? Ainsi était le génie de l'époque; il se tournait surtout aux négociatioDS d'argent, et un arrêt du conseil (1 4 septembre 1774} établit une Bourse pour traiter des effets
publics et le cours de la banque suv U France et l'étranger.
Cette Bourse devait se teûir, de dix heures à une heure, rue Vivienne, dans la cour de l'ancien hôtel de la compagnie des Indes et au poin de la rue des PetiU-Champs. Pour la première fols, le contrôleurgénéral nomma un noinbre d'agents de change, spécialement chargés des négociations d'eQets et d'ar^ gent; on trouve déjà inscrits sur ce tableau quelques noms de ces agents qu'on retrouve plus tard, après de longues années de travail et de négociations, tels que ceux d'Autran, Boscary, Royer, Croisette, Gaujac, Thiercelin, Oury.
Dans ce grand mouvement de crédit et de finance tout nouvellement imprimé auxafiaives, une des plus considérables existences fut encore celle de Nicolas de Beaujffli, méridional comme les Idbortje, né à fiordeaum ffli 1718. Ses ancêtres, dignes commerçants, ne possédaient qu'une modeste industrie; raqis le jeune Nicolas Beaujon, plus hardi, multiplia ws opératioiu avec l'Inde, et il «cquit une belle situation financière.
F^rveni) à ce premier degré d'opulence, Beaajon s'associa fianchemwt aux idéw de Louis XV et de
l'ftbbé Temy «ur le meUleur moy«Q i^ donner & boa IQM'elié la pstB au peuple; de Ik oei epéculationa sur Iflft graipspourle compte du roi dont j'ai plusieurs fois parlé, gui maintenaient l'équilibre dsns les prix par la eréatioQ de grenien d'abondanoe ; de cette maiiière Nicolas Beaujon fournit Bordeaux et la Guyenne de tous les grains uéeessaires à leur consommation. U s'éleva dds plaintes contre les greniers de secours et d'abondance. H. Beaujon vint alors demeurw à fari^ ; \e duc dd Cltot^dl le prit en haute estime, et U fut mè|é comme tous les Boanciers d'alors aux mourements du Trésor- L'abbé Terray préféra son ooihcours à celui des fermiers-généraux ; Beaujon opéra beurou&enient : il fut tour à tour banquier de la cour, receveuivgéoéral des finances, enfin pour ré^ compenser son sèle, le roi le nomma trésorier, commandeur de l'ordre de Saint-Louis et conseiller d'État à brevet. Jamais financier n'avait été élevé û baut.
C'est que Nicolas Beaujon n'était pas seulement un financier distingué, mais encore un administrateur babile, qui avait pris sa place parmi les intendants de premier ordre dont l'abbé Terray s'était entouré, tels quoKwtbyfmt Calonne, Senac de Heilban, HoBtbo-
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loD. Je ne pense pas qu'il ait jamais existé dans un État une réunion de plus habiles administrateurs. Les économistes, ces remueurs de toutes les époques, vinrent bouleverser le régime admirable des intendances, plus tard imité par les préfectures.
Rien ne pouvait se comparer à M. de Beaujon pour l'activité et le travail : à cinq heures du matin debout, il expédiait les affaires considérables qui venaient à lui; à neuf heures le travail était fini et il donnait ses audiences jusqu'au diner de midi, le soir il aimait la douce causerie. Gomme il se couchait de bonne heure, il se plaisait à s'endormir au doux murmure d'une conversation spirituelle; aussi appelait-on la charmante société de femmes qui se pressaient autour de son aicfive, les berceuses de H. de Beaujon. Une fois endormi, on servait dans ses beaux salons un splendide souper; jamais il n'y prenait part (car très-sobre dans ses goûts, il voulait garder sa tête libre pour le travail du matin}.
De tous les financiers, M. de Beaujon avait les idées les plus larges, les plus généreuses : tous les hôtels construits par les fermiers-généraux et les financiers étaient étroits et petits à côté du magnifique palais qu'il avait acheté et grandi dans le
faubourg Saint-Honoré; la mytholo^e était alors à la mode ; la religion de l'Opéra exerçait une grande puissance sur les idées de cette génération ; le palais de rÉlysée-BeaujoD , admirablement dessiné, brillant surtout par ses jardins, s'étendait jusqu'au Boule et k l'Étoile, avec uu vaste parc planté de beaux arbres d'un aspect gracieusement accidenté, par des fontaines , des cascades, des ruisseaux et des parterres rayonnant des fleurs les plus rares.
Ce fut au milieu même de ce beau parc que Nicolas Beaujon plaça la fondation de bienfaisance qui honore sa vie, ce large bâtiment, qui depuis a porté le nom de son fondateur, l'hospice Beaujon. La primitive destination de cet hospice avait été de servir à l'éducation ^e quarante enfants nés et choisis dans le petit village du Roule, alors séparé de Paris; on les élevait gratuitement pour leur enseigner ensuite un état. H. de Beaujon, à perpétuité, donna ces bâtiments, dotés de 25 mille livres de rentes, de plus une belle chapelle avec des vases sacrés d'or et d'argent. Lui-même vint présider k cette fondation solennelle, que le roi Louis XVI confirma par des lettres-patentes du mois de septembre 1784.
La générosité était le caractère de Nicolas de Beau-
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jpq ; il na Uis^^ jamais une b^lle actioq Bans répom-» pense, uqe misère s^qb ^otilagero^pt, Les artistes tfQuyaieiit che? |ui, cQipme che^; I^ feripiers-génér^UÏ, une protef^tian éclair^; il Rqqftit à Qbliger, à s'eptQiirer d'sfflis. même de parasites ; ceux-ci toq^ jours ^gféables cQnvÎTes, ear ils vou^ app^rtieopent corpB et âme; ils tous amusent, ne voiis cepsiirept ni i)e roua ipquiëtent jamais ; le parasite, s'il p'est pas le plus fidèle, est le plus doux et le plus façilç de§ fimis, et que faut-il de plus dans les déceptions de la yie? Il dépendait beaucoup et bien ; son luxe ét^it grafiieux et intelligept ; il avait de beau^i Uvreq, des tableaqx de grau# maîtres ; plusieurs éditipns d'ouvrages et de gpavupeB furent éditées à ses fr^is. fous aes doqs étaiept parfaitement eptendus et sa bienfaisance éclairée, saqa vapité, pi niaiserie; iU'avait pasi, coipnie M- Moutltyon, une certaine mapie littéraire; il ne lui arriva jaipais l'idée baroque de faire déperppr des prix de vertu par les académies, dapa des ^oleqpité^ muitié p^ïenpes. Ses dopa, ses largefiaes, il |ea distribuait par fioq curé, daus sa parpiaae ; «ou esprit esaeptiellepient pratique lui faisait sentir que la charité, pour être Utile, hoppe, bien
eptendoei devait rester catholique et pénétrer dans
les réduits que le saint prêtre aeul connaît ou révèle.
Parmi les aniis et Iw protégils ie Beaujon, était le fastueux Saint-James, si riciie, si lettré amateur de livres, d'antiquités, de belles statues : son hôtel place Yendânqe, itiit un musée, sa villa de Neuilly aux bords de la Seine, près du bois de Boulogne, une des meweillei des environs ^e Paris ob l'ancien régime avait semé des palais i 6aint-)ames répandait l'or à pleines mains : il aimait l'étrange , l'extraordinaire, lefectice, les roehers d'Opéra, les plantes exotiques, les pièces d'eau , las canaux souterrains , les jardins k l'anglaise, les chinoiseries, les chalets à cAté des kiosques , ces appartements si bien arrangés où toutes les commodités de la vie venaient à vous sans peine, sans laquais, comme tes décors d'un théâtre. Au bpvt detout eela pouvait surgir la déoadenee, maisilyavait dansées dépenses un entrain, une grandeur indicible : on se ruinait sans s'ahaissar.