‹ Histoire des grandes opérations financières; banques, bourses, emprunts, compagnies industrielles, etcChapitre 10 sur 39 · III · texte numérisé non relu

III

-6Pqu'on désirait pt en }^ mopp^ii^ souh^Hép. IJu} p'étajt pli^s b^bili? fjijq le? I^p(;f|3C^iild dan? cp pl^^pgç njSfJétfiife dp pl^çp çp p}acfl.

p{) yoyaît p?irto»t le jeune Rptfcspbild, daes les bwr regpj des ministères ^|; 4» 1» liquidation, à la Bpure^• cjiie^ les bapqnier$ porresponddnts, laî^ant tout par lui-même ayec pne perséyéranfe donceup; il parlait ce iîpansais n^êlé de plat allemand dont les isr§élites dei| bprds du Mein ne se défont jamais; infatigable dans les affaires, il devait $e placer bienti&t hors ligne audessus de cette banque genevoise de Paris, si tîmidâ m ^ce des véritable^ has^rdi^ de prédit, ^orta de pandrliypfi immobile, f^jx Ton ne grossît sa fortuna gue par les commission^ composées, le^ intérêts en? tassés, les acbats à réméré, les comptes-rcourants sur hypothèqui^s, cfl^ur dur comme Calvin, psa^img per? pétuel dâ pénitenpe pour les pauvres empniinteusf qui recourent à elle dans leur détresse ; et pourtant d'une probité ri^de et incontestée I

ÀvdQ h Restauration de 4814, les mœurs, les habitudes, le luiLe des financiers se modifiëirent sous aertl^iâi rapports : ils ne furent plus cqntenus et sucfiilléssemme ^ous le pouvoir dictatorial qui tomr bait; ils purent correspondre avec Tétranger sans

être un point de méfianoe pour la police ; ils eurent des comptes -* courants avec les hautes maisons de banque de rAngleterre, de la Hollande , de Vienne et de Berlin « en gardant tout le secret que comportent ces sortes d'affaires; ils ne furent plus traités de conspirateurs,comme Tavaient étéM. Hope, d'Amsterdam, ou M. liabouchère, pour avoir engagé de grandes affaires avec M. Baring, de Londres, Les banquiers respirèrent à Taise sous le gouvernement de la Bcstauration.

Néanmoins, quelques-uns s'étaient trop mêlés à la politique pour n'être pas l'objet de méfiances. Ainsi Vl. Laffitte s'était dessiné dans les Gent*Jours pour le nouveau gouvernement; soit qu'il n'eût pas été traité avec toute la distinction qu'il méritait, soit par un peu de jalousie que, dans son orgueil blessé, il eût conçue pour la vieille noblesse, H. Laflitte avait signé l'acte additionnel ; lors des malheurs de Waterloo, il avait reçu en dépôt des sommes considérables appartenant à la cause vaincue. Après la seconde capitulation de Paris, signée par la maréchal Davoust, lorsqu'il s'agit d'éloigner Tarmée sur la Loire, M. Laffitte avait fait l'avance de la solde de cette armée sur dépôt de

rentes prises à la caisse d'amortissement par le gouvernement provisoire, «ous la présidence de M. Fouché de Nantes.

M. Ouvrard se trouvait à peu près dans la même situation. J'ai dit la négociation en rentes qu'il avait faite dans les Cent Jours avec le Trésor, espérant par ce moyen recouvrer l'arriéré de ses fournitures et de ses avances avec la maison Doumerc, qui s'élevaient à plus de ISi millions. Quand la seconde^ Restauration arriva, M. Ouvrard non-seulement ne put réclamer les 1S! millions d'arriéré de l'association Doumerc, mais la caisse d'amortissement , réorganisée sur de très-larges bases, lui demanda compte des rentes qu'il avait négociées sans son concours. Le pouvoir qui en avait arbitrairement disposé avait-il eu ce droit? les sommes versées par M. Ouvrard comme prix de l'emprunt avaient-elles figuré dans le budget régulier ? Ces questions furent l'objet d'un examen attentif, et une commission fut nommée afin d'examiner la régularité de la transmission des rentes à M. Ouvrard.

On était en pleine réaction contre le gouvernement des Gent-Jours ; on rejetait ses principes et ses opérations ; l'abbé Louis n'était plus ministre des finances.

M. le duc de Richelieu, président du conseil, venait de choisir M. Corvetto pour lui confier le département des finances : esprit plus avancé dans le sens des opinions triomphantes, M. Corvetto en suivait le torrent, et dans Tafiaire de M. Ouvrard, il alla jusqu'à ce point de défendre tout transport de rentes pendant quelques Bourses, afin de saisir et revendiquer les coupons déjà délivrés de la rente, propriété de la caisse d'amortissement. Cette sévérité n'aboutit pas : les agents de change déclarèrent en masse qu'autant valait fermer la Bourse que d*empècher les transferts réguliers.

Le Trésor se contenta de saisir aux mains de la caisse d'amortissement les coupons qu'elle avait encolle à délivrer à M. Ouvrard. La commission déclara la validité du transfert des rentes déjà négociées : une décision contraire eût compromis la sécurité de toutes les transactions sur les fonds publics.

En dehors de ces quelques noms particuliers de banque et d'affaires, la Bourse tout entière était pour l'ordre nouveau que créait la Restauration ; la plupart des banquiers, groupés autour de Monsieur ^ comte d'Artois, au pavillon Marsan, étaient les chefs de la garde nationale, alors si dévouée aux Bour-

bons; les légions comptaient six colonels dans là haute finance; Tétat-major presque entier se compo^ sait de banquiers, agents de change, receveurs et payeurs : on portait la cocarde et le panache blaticS avec orgueil ; Monsieur était le prince populaire à là Bourse, et le comte de Bruges, M. le duc d'Osmotid comptaient parmi les spéculateurs en rapport aved les capitalistes. Le parti libéral, fils de Tesprit calviniste dans la banque, n'avait paâ eticofé formulé solï opposition 4 mêlé ses passions particulières et ses vanités aife iiltérêts sérieux et réels des négociations de la Bourse. Rien de plus royaliste que les Mallêt, les Delessèrt, les Sànlot, leS Hottinguer, Si dévoués aux Bourbons en 1815.

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