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dd Rhin^ les statuts des cités ou des princes étftieiit très-hostiles aux juifs, eu sôuvebi^ du iui^ëii^ftgeilfe prince de Mettérnich leur Ouvrait les frontièi*es de rAutriche eh les plaçant sur uii pied d'égàlitê atëe les autres citoyens : les israélites ne roublièrêflt pas àkM le Cdficours qu'ils pt^étèrëfit à TÉtàt;
De oett€^ époque dat^t les rapports intimes âta prince de MetteMch atec HM. Rotbséhild; qiii devinrent ses banquiers à titre ; ils furent t?t(itfiêât à la tête de cette Vaste opérâtioii^ qiii dnbstîtuË partout le niïttiéraîfë àa pâpiët'HMohnàie ëû AtitrleHe. Le plan du comté Stàdiôn (consistait à (cbatigér âU pair tous les billets eti cîrculatidti, ëêiïî niémê^'tth appelait d'anticipation (de 1811 à 1813). Il était créé en échange des obligations d'État à 6 p. O/^t qu'on offrirait au pair aux porteurs de billets; Le comte Stadion espérait éteindre pour 1^0 oïl SÔO millions de florins de papier -monnaie dans l'atînée, de sorte qu'il n'en resterait plus que la quotité nécessaire pour l'usage t*égulier de la circulation- Dans ce buti une banque d'État était créée à Viefailë, au capital de US millions de florins, avec la mîssioh d'éteindre par 6ès propres billets lés obligations â'É- «it s les aotioiis étaient de ÔOO ÛoèiA&.
TàiidiiS que l'Autriche marchait ainsi & sa liquida-' lion avec une certaine fermeté, TAllemagne, et la Prusse surtout, restaient accablées sous leur papier^ monnaie et le système hypothécaire qui s'étendait depuis la Pologne jusqu'au bord du Rhin; presque toute la propriété foncière était grevée par des cédilles hypothécaires aux mains des juifs. La Prusse n^àvait pas de riches revenus comme l'Autriche; elle
n'avait jamais eu de trésor qtie telui qil'avaient re* cueilli quelques-uns de ses rois parcimonieux, qui accumulaient thalers sur frédérics d'or. La Prusse, comme la plupart des États de l'Allemagne, attendait avec impatience la part d'indemnité qui lui revenait sur les contributions françaises, et déjà môme elle les faisait escompter par les banques en Europe, opé^ ration qui s'accomplit par les spéculateurs hollandais et francfurtois.
Partout les banques reprenaient leur indépendance, à Amsterdam, Hambourg, Berlin, Baie et Genève, pour aider les gouvernements et verser leur superflu sur les Bourses de l'Europe; il y avait une masse considérable d'obligations et dé fonds publics de toute nature ; les banquiers les acceptaient, les absorbaient même dans leur escompta t
quand les gouvernements laissent libres les institutions financières, celles-ci leur prêtent un bon et spontané concours. C'est à cette époque que prirent leur développement la maison Sinna, de Vienne, si puissante et qui devait devenir Témule des Rothschild, et la maison Stieglitz, de Pétersbourg, qui aida l'opération si compliquée de la substitution des roubles d'argent au papier. La Russie, pays admirable pour ses ressources métallurgiques , ne peut jamais être embarrassée de son papier. Les inépuisables mines de l'Oural fournissaient l'or à l'Europe toute entière avant la découverte des mines de la Californie et de l'Australie ; et quels plus grands mineurs que les Demidoff I
Dans ce pays qu'on dit si aristocratique, si ennemi du progrès, un simple ouvrier armurier du nom de Demide fut le digne aïeul de la race si puissante des Demidoff. Il travaillait de son industrie à Toula (gouvernement de Moscou), lorsque Pierre-le-Grand le chargea de fondre des canons pour la guerre contre la Suède. Demide se rendit en Sibérie pour la découverte des mines, et il trouva la riche exploitation de Koliwan, qu'il obtint du czar, ainsi que celle de Nevianski. L'or, le fer, le cuivre s'y trouvaient
mélangés ; le gouvernement russe se réserva les produits aurifères, et laissa les mines de cuivre et de fer à Demide, qui les transmit à ses fils et petits-fils, les Bemidoff, source d'une fortune colossale et honorée par le travail.
Procoffei (Procope) Demidofi*, plus grand industriel encore que son père, étendit son exploitation aux mines de fer, de cuivre et d'or du revers oriental de la cbaine ouralique, qui sépare la Sibérie de la Russie. Quel industriel en Europe aurait jamais pu se comparer à Procofiei Demidoff? 11 fut l'oncle de ce comte de Demidoff, du régiment des gardes, qui de Florence, au milieu de la délicatesse des arts qu'il honorait, gouvernait ses mines avec autant d'ordre et d'intelligence que s'il eût été au milieu de ses ouvriers. Dans nul pays du monde l'exploitation des mines n'est portée à un si haut degré qu'en Russie, et avec une telle richesse métallurgique, avec des riches produits du sol qui excèdent ses besoins, la Russie peut atteindre les dernières limites dans l'émission d'un papier-monnaie. Le crédit est sûr que le change lui sera toujours favorable ; le fer, le cuivre, le suif, les céréales pour l'exportation , l'or pour ses banques : la Russie pouvait traverser de grandes
criises sans être profondément ^^Teotée : quand Pieu donne la richesse au sol, il n'y ft pas; de ruine possible pour une nation.
L'accroissement des budgets ^'étendait niêmQ à l'Amérique, et, chose unique dan^ le gouvernement des États-Unis , on était forcé de recourir k un emprunt. II était curieux de voir à quelle dépense considérable le gouvernement si économe des États- Unis avait été condamné par les dernières luttes. Voici dans quelle proportion l'Amérique avait progressé : à l'origine de l'Union, lors de la présidence de Wasihngton, le budget des dépenses ne s'était élevé qu'à 2,834,000 dollars.
Sous Jefferson, à 7,41 4,000
Sous Adam, à 7,101,000
Sous Maddison, à 30,170,000
La dernière guerre avec les Anglais (1813-1815) avait seule coûté 287,429,000 dollars, chiffre formidable pour les Américains, si parcimonieui^ pour leur gouvernement. Ils avaient été obligés de recourir à un emprunt, accompli en 5 p, 0/0 m taux de 80. Or, comme l'impôt foncier ne s'élevait pas au-delà de 3 millions de dollars, le Congrès, dans l'insuffisance des ressources, avait considérablement
augmenté le taux des douanes, le seul revenu important de l'Union américaine. Le ministre des Etats- Unis à Paris réclamait avec une grande vivacité 3S! milliop^) au'}} prétendait ^tr^ duc par la France à la suite de confiscations sur les sujets américains, en vertu des décrets de Berlin et de Milan. Ces demandes étaient alors vigoureusement repoussées par la commission mixte que le Roi avait formée sous la présidence du due de Richelieu.