DEUXIÈME SOUS-DIVISION
Lirella? oblongae, basi subimmersa?; disco rimoso, planiuscuto.
OPEGRAPHE ROUGEATRE.
OPEGRAPHA R V BELL A.
Crusta latc effusa , mcmbranacea , albido-rubescente , subrugosa ; lirellis quam in Opegrapha herpetica crassioribus , raagis distantibus, simplicibus, obtusis, planiusculis , subramoais , confertis , junioribus oblongis , majoribus elongatis, curvatis, vix flexuosis nec unquam conflucntibus; disco canaliculato basi crusta* subimmerso, marginibus vix prominulis obliteratisve. T. 17 , f. 1, «, pars aucta.
Opegrapha rubella, Pers. ap. Uster. in Annal, t. 1, p. 3i, f. a, A. a.
Opegrapha rubella, iam. et D C, Fl. h. n' 836.
Opegrapha rubella , Acb. , Lkb. univ. , p. a4g. Ab eodem aurtore relata ad Ope-
grapham herpeticam , Synops. metb. Lich. p. ji. Habitat ad truncos junior?* querctis, praesertim coryli, carpini, in Gallia, Geruiania,
Succia.
a Opegrapha viridula: crusta hvvigata, virescente; lirellis simplicibus, subramosi& ;
disco elevato, canaliculato.
p Opegrapha decorticata .-crusta evanescente viridula ; lirelbs plerisque simplicibu* ,
subramosis, ateTrimis canaliculati* , planisme, situ variis. T. 17, f. a. y Opegrapha fumosa : crusta effusa , crassiuscula , virescente-fuliginea ; lirellis quant
in praecedentibus angustioribus , ovato-oblongis , subflexuosis obtusis, confertis,
passim subramosis; disco canaliculato, marginibus conniventibus. T. 17, f. 3. Habitat ad truncum tiliae in sylvis circa Lutetiam.
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5 Opegrapha albicans .-crusta effusa, lievigata, tcnui-albicante; lirellis simplirihus, oblongis, basi dilatatis, apice conoîdeis, ramosis, prominulis, variis. T. i-, f. 4- Habitat ad truncos coryli, tiliae , propc Lutcliam.
t Opegrapha angulosa : crusta effusa crassiuscula , albicante-fuliginosa ; lirellis confertis angulosis, complanatis , plcrisque simplicibus, pluribus nngulatim ramosis aut 3, 5 conncxis; disco deprcsso, rarius rimoso. T. 17, f. 5, A, lirellis aucùs.
Habitat ad trunrum quercus in sylvis montosis circa Lutetiam.
£ Opegrapha disparate : crusta tcnui-lrcvigata, interrupta, diffusa, irregulari, pallidurufescente; lirellis mimitis, linearibus, angustis, subflcxuosis , curvatisque ; disco rimœformi, coarctato.
n Opegrapha incurva ta : crusU subeffusa , tenuissiroa , laevigata , albido-virescente aut olivacea ; lirellis simplicibus , rainutis , majoribus elongatis incurvatis , minoribus ovatis punctiformibus ; disco rimœformi coarctato. T. 17, f. 6, c, parsaucta.
Habitat ad truncnm laevem quercus, carpini, in Gallia, Suecia; Schleicher.
Opegrapha verrucarioïd«s, splendida, Ach. , Lich. univ. p. a45.
Opegrapha verni carioïdes , p hypolepta, Ach., Synops. meth. Lich. p. 70. ■*
La croûte est large, étendue, sinueuse, souvent interrompue, occupant sur le tronc des jeunes arbres des espaces considérables. Elle est naturellement mince, lisse ou un peu rugueuse ; sa couleur est d'un blanc rougeâtre qui devient plus obscur, brunâtre. Les lirclles sont d'un noir mat, nombreuses, simples, très-obtuses, la plupart alongées, recourbées, "légèrement flexueuses, quelquefois bifurquées; les plus jeunes ont une forme ovale, oblongue. Le disque a un sillon large, presque canaliculé, souvent plane, dont les bords sont ordinairement minces et peu prononcés.
Cette espèce croît sur le coudrier, le charme et le cbène, dans presque toute la France, en Allemagne, en Suisse, aux environs de Paris; elle est très-commune, particulièrement sur le coudrier et le charme. .
a Opégraplie verdàtre: elle a une croûte mince qui ne diffère du l)pe que par sa couleur d'un vert sombre. Ses lirelles sont presque toutes simples, quelques-unes rameuses; leur disque est large , canaliculé , bordé jusqu'aux bords par la croûte qui diminue insensiblement d'épaisseur en cet endroit, oû elle devient très-mince. Elle ressemble au reste beaucoup à TOpégraphe rougeâtre, mais la couleur de la croûte lui donne un aspect différent que nous avons cru devoir signaler. Cette variété naît sur les troncs du tilleul, du coudrier, dans les bois taillis couverts.
p Opégraphedénudée : celle-ci est privée de sa croûte , qui est tombée en
délitescence: un fond verdâtre, glabre, uni , entièrement distinct de l'écorce de l'arbre en tient lieu. Il est souvent entouré d'une ligne fuligineuse, ce qui eu rend la démarcation plus frappante : sous cet aspect illusoire il est facile de s'y méprendre , si l'on n'a pas déjà remarqué cette défectuosité dans le lieu où croit l'espèce principale. Quant aux lirelles, elles conservent encore leur forme primitive, mais étant à nu sur l'écorce, elles obéissent à un mouvement hygrométrique plus ou moins marqué, qui tend à les rendre difformes. ( Voy.k ce sujet notre Introduction à l'étude des Opégraphes , p. 9). On observe en effet que le sillon est plus profond , et que ses bords sont plus élevés, minces et crispés (1).
(t) En notant cette variété, qui n'est réellement que l'espèce altérée, nota avons voulu démontrer combien il est aisé de se tromper, lorsque l'observation et la pratique n'ont point guidé dan» le chois des échantillons. Le port, d'une grande importance pour le caractère, est quelquefois trompeur. Ne peut-on pas d'une simple variété faire une espèce, et prendre une espèce pour une autre dans la même section, ou bien la transporter dans une section différente? Prenons d'abord celle-ci seule pour exemple. Quelle place lui assignerait dans notre cadre le Botaniste qui l'aurait rencontrée une première fois ? Il n'est pas douteux qu'ayant connaissance de nos divisions, non-seulement il ne l'éloignAt de l'espèce à laquelle elle appartient, mais encore qu'il ne fut disposé a la placer dam la première sous-division , à cause de ses lirelles tuut-à-fail saillantes. Où en scrait-il ensuite réduit, s'il venait à trouver XOptgrapha scripta, ainsi que d'autres espèces voisines, privées de leur véritable croûte, mais placées sur un fond qui en offrirait toutes les empreintes , ce qu'on rencontre encore fréquemment? Se liant alors a son peu d'expérience, il n'hésiterait pas à lni donner place parmi celles de la première section ; et d'une espèce immergée , il aurait une autre espèce saillante : toutes les deux bien différentes quant au port. Quelle règle à suivre dans iin pareil cas ? Il n'y en a point. Cest la grande habitude de voir, d'observer, qui fournira quelques indice*. Les caractères que l'on peut douucrsont plus aisés à saisir qu'à exprimer; ils deviendraient asse* souvent futiles. Cependant avec un peu d'usage, on pourra, au premier abord, reconnaître des Opégraphc» de la première section, et les distinguer de la seconde, parce qne la conformation du disque n'est pas la même. ( Poyr. Ordre premier, Graph. p. 3.) Mais pourra- 1 -on y parvenir pour les variétés? il faut beaucoup de pratique, et encore détermine-t-oc avec doute quand l'échantillon est rabougri et tronqué. Noos pensons qu'il devient alors nécessaire avant tout de remonter au type d'où provient l'espèce , et de chercher dans la forme de la lirctlc quelques signes qui puissent guider, si toutefois elles ne sont point dans un état de décomposition.