MOYENS D'ANALYSE
PRINCIPAUX CARACTÈRES DIFFÉRENTIELS TIRÉS DE LA CROUTE : Ses dimensions, , l'irrégularité des bords, son épaisseur (car. variable selon l'Age et quelquefois
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y Opégrapbe enfumée : cette variété a une croûte étalée , irrégulièrement diffuse, un peu épaisse et fendillée; sa couleur est d'un brun verdâtre, fuligineux. Ses lirelles sout plus nombreuses, moins larges et plus courtes que dans les précédentes , quoique d'une forme ovale alongée , obtuse ; les plus petites sont oblongues, les plus grandes linéaires, à peine flexueuses, courbes, divisées en deux par le sommet, quelques-unes en espèce d\r. I>e disque est pourvu d'un sillon subcaualiculé, presque plane, dont les bords sont ordinairement très-péu marqués et connivents d'une manière obtuse. Elle croit sur le tronc du tilleul dans les lieux ombragés.
i Opégrapbe blanchissante : sa croûte est d'un blanc lactescent, lisse, diffuse, fréquemment interrompue par plaques plus ou moins isolées et confliientes. Elle est tellement mince qu'elle paraît comme incrustée dans l'épiderme de l'écorcc. Ses lirelles sont éparses, petites, oblongues, dilatées à la base et resserrées au sommet à l'endroit du disque, dont le sillon est profond , très-grêle. Elles sont peu proéminentes ; on en trouve quelquesunes qui se divisent de ta même manière que l'Opégraphe rougeàlre. Il n'est pas rare de voir sur le même tronc d'arbre cette variété et l'espèce réunies ensemble.
Elle habite sur le coudrier et le tilleul , aux environs de Paris.
e Opégrapbe anguleuse : elle a une croûte diffuse, indéterminée, interrompue, assez épaisse , fendillée, blanchâtre; elle occupe sur les jeunes baliveaux une étendue de plusieurs pouces; sa surface est d'abord comme vernissée, mais elle devient ensuite sale, brunâtre, plus ou moins fuligineuse. Les lirelles sont petites, nombreuses, rapprochées, anguleuses, simples ; quelques-unes en se divisant offrent trois angles élargis , ou bien d'autres semblent se réunir trois ou cinq ensemble par les extrémités de leurs angles en espèces de rosaces. La plupart sont simples, anguleuses»
selon les localités), sa couleur ordinairement bUncbAtrc, son éclat, son poli souvent altère par la structure de l'ecorce de l'arbre.
Autres caractères roi buis pas. les »eceptaCL£s: ceux relatifs à la section ; leur saillie ou leur
Spécifiques : leur disposition, teur foeme , deuxième caractère qui , annexé à d'autres accessoires que présente l'inspection des bords du disque, n'est pas à dédaigner.
STRUCTURE. Elle est la même dans les deux sections, quoi qu'en disent plusieurs auteurs, entre autres Acharius, Lich. univ., p. $3 , t. III, fig. 9, 11, et p. 64, t. III, lig. 14, 16.
quadrilatères , généralement peu alongées. Leur disque est plane ; ou n'en voir qu'un petit nombre qui aient un sillon bien prononcé.
Nous avons rencontré cette Opégraphe sur le tronc du chêne, aux environs de Paris. Elle a le port d'une Jrlhonia, à cause de la forme de ses lirelles ordinairement dépourvues de bords et entièrement planes. Elle diffère de l'Opégraphe rougeâtre par sa croûte blanchâtre , fendUlée. et de la variété précédente par ses lirelles anguleuses , larges et aplaties.
£ Opégraphe disparate : celte variété croît particulièrement sur le merisier dans les forêts de la France et du Duché de Bade. Sa croûte est irrégnliére, sinueuse, peu prononcée, se confondant avec la couleur de Pécorce. Elle est tantôt d'un fond brun, couvert d'une légère nuance rougeâtre qui décelé fort bien sa nature, d'autres fois d'un blanc roussâtre. Elle est extrêmement mince, et forme de petites taches oblongues, confluentes , ou trèsrapprochées. Ses lirelles sont très • étroites , petites, alongées, un peu flexueuses, parfois réunies en assez grand nombre, ou éparses, disposées en petits groupes où elles sont très-écartées. Il y en a d'autres disséminées entre eux et jetées, pour ainsi dire, comme des jalons qui servent à les lier ensemble. Le disque est plus contracté que dans ('Opégraphe rougeâtre; néanmoins on s'aperçoit à la forme du réceptacle et au port, que cette Opégraphe est de même nature et une simple variété.
ti Opégraphe courbée : sa croûte est extrêmement mince, lisse, comme vernissée, d'une couleur blanchâtre qui prend bientôt une uuance verdàtre. Elle est souvent olivâtre sur le tronc des jeunes chênes, se confondant avec la couleur verte de l'écorce. Ses Lirelles sont petites, nombreuses , plus ou moins éparses; les plus grandes sont liuéaires, presque droites ou recourbées, les plus petites sont ovales, punctiformes. Leur disque est trèsétroit, resserré; son sillon est néanmoins bien prononcé.
Quand elle naît sur le charme, les lirelles sont plus alongées, un peu flexueuses, simples; sur l'un et l'autre arbre leur base est presque libre, légèrement élargie. Acharius en a fait deux variétés de son Opegrapha wrrucarioides , sous les noms de hjpolepta et splendida , Lich. univ., p. a 'p.
OBS. I /Opégraphe rougeâtre a toujours une croûte si diffuse , qu'il n'est pas rare de lui voir décrire des sinuosités de quinze à dix-huit pouces eu longueur sur les jeunes troncs, soit du coudrier, 6oit du charme ou du chêne. Elle se rencontre aussi péle-raéle avec les Opegrapha scripta , atra ,
CRAPHIDEES. 79 quelle environne. Comme elle occupe tout un côlé de l'arbre, on est quelquefois étonné tle la voir s'élever verticalement, et former dans ce sens de larges dentelures. L'arbre sur lequel on la trouve dans l'état le plus pur, est,' sans contredit, le coudrier, dont l'écorce long-temps unie n'amène aucun trouble dans sa végétation, et lui permet de prendre plus d'expansion; vient après le chêne qui, dans sa jeunesse, a l'écorce assez lisse, mais la croûte de cette Opégraphe y revêt bientôt une couleur plus brune : le charme offre peut-être, après le coudrier, des taches plus régulières, ' rougeàtres, d'un fond blanc; mais elles sont moins suivies, plus interrompues. Sur ces arbres, les lirelles ont ordinairement un disque large, canaliculé, presque plane. Elle croit encore sur le cerisier et le merisier : la croûte y a inoins d'étendue et est plus fréquemment interrompue; les lirelles sont moins rapprochées, plus dispersées. Le disque est aussi plus contracté, et la couleur de la croûte devient bientôt légèrement roussàtre ou verdâtre. Au reste on retrouve, à quelques modifications près, la même conformation dans les réceptacles.
Le Lichénographe Acharius a confondu , dans son Synopsis meth. Lic/i. , p. 73, celte espèce avec YOpegraplia herpelictt, dont elle diffère assurément, ainsi que cet auteur eût pu s'en convaincre dans la nature par un examen plus attentif. Elle s'en distingue par ses lirelles oblongues, alongées, légèrement sinueuses , fréquemment recourbées , munies d'un disque large , canaliculé ; celles-ci sont aussi plus nombreuses , surtout plus éparses, sensiblement proéminentes, tandis que dans VOpegrapha herpetica , elles paraissent au contraire un peu enfoncées dans la croûte , entourées d'une espèce de rebord blanchâtre, calleux; d'ailleurs ses lirelles sont obovales, ponctiformes , tellement nombreuses qu'elles ressemblent à des points noirs, fort rapprochés, quoique distincts, placés sur une surface granuleuse , rembrunie , mêlée de blanc.