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INTRODUCTION A L'ÉTUDE DES OPÉGRAPHES

pourvu d'une fente d'ailleurs évidente : dans ce cas seul, elle est naturelle; aussi la lirellc n'éprouve-t-elle pas d'autres changements.

Soit qu'une de ces perturbations arrive après ou avant la disparition de la croûte, ou par toute autre cause accidentelle, le disque sert de mesure;

11 quitte sa forme primitive pour en prendre de plus ou moins bizarres ; il s'oblitère, devient rugueux; ses bonis s'élèvent, s'amincissent, s'appliquent l'un contre l'autre en manière de came : quoique nous notions ces observations, on ne doit pas en conclure qu'il faille rejeter les caractères importants qu'il fournit pour les sous-divisions; il suffirait de renvoyer à l'examen des espèces pour prouver le contraire. Il sert à distinguer celles de la section Hjsterina; quant à la section Graphina, le disque offre dans tous les individus une telle analogie que nous avouerons qu'il est très-difficile de les spécifier; leur différence est si peu marquée par le port que depuis YOptgrapha scripta, toutes les autres espèces semblent n'en être que des variétés plus ou moins flexueuses. Rangez aussi dans la même catégorie les espèces exotiques , ainsi que la dernière section du genre Allograplia.

Telles sont les considérations que nous avons dû présenter pour compléter l'historique des Opégraphes, et qui peuvent s'appliquer aux Graphidées en général. Nous n'indiquerons dans les figures qu'un petit nombre de ces anomalies pour ne pas augmenter les frais de l'ouvrage.

OPÉGRAPHE-

OPEGRAPHA.

OPEGRAPHA , Achar. Lichen, univers, p. i^.

Reccptaculum (Lire)la, D. C.) lineare oblongum aut oblongo-elongntum , Hexuosuni vcl subinflexum, raniosum , sœpius conflucnte-ramosum , situ vaiium , prominuluni aut suhimniersum , cruatam sulcans, disco rima conspicuo.

Crusta lichenoïdea, tcimi-mcnibratiacca, laevigata aut leproso-rimosa , «let«>rminaia vv\ iiidcterminata, nitidc allia, fuliginosa, rarius fuiescciite-nigra.

OBS. La ressemblance que l'on a cru remarquer entre les contours bizarres que décrivent la plupart des espèces de ce genre et les caractères hébraïques, les a fait comparer à ces derniers; delà est venue l'idée de leur donner le nom d'Opégraphe (ôirr, carum, creux, ypa'çw» scribo, j'écris, scriptura cava r

Ce genre , formé par M. de Ilumboldt, a été depuis admis par tous les Botanistes. Persoon, Acharius, Schrader, Lamarck et De Candolle, Dufour, l'ont enrichi successivement d'espèces nombreuses que Linnée et ses prédécesseurs désignaient communément sous les noms de Lichen scriptus , Lichen rugosus.

Pour mettre plus de méthode et de clarté, nous avons jugé convenable de diviser ce genre en deux sections principales : la première (Hysterina) , a ses lirelles saillantes; elle renferme quatre sous-divisions, basées (i) sur lu dimension du disque : la seconde (Graphina), dont les lirelles sont immergées , n'a point de sous-division.

Remarques relatives aux deux sections. Les espèces qui les composent, vues à l'œil nu, paraissent ordinairement plus rameuses quelles ne le sont effectivement. On les prendrait pour un réseau noir, surtout celles dont les lirelles sont nombreuses et flexueuses, telles que les Opégraphes«//a ,/>rominuta , rimicola, siderella,reticulata, scripta, serpentina et plusieurs autres.

Examinées avec une loupe que l'on promène dessus, on reconnaît distinc-

(c) Nous avons préféré prendre, pour établir nos sous -divisions, la dehistenre du disque, parce que c'est encore un des caractères les plus constants , et qu'elle indique en quelque sorte la forme de la lirellc, le disque rimeiix accompagnant toujours une lirellc étroite.

ta ORDRE PREMIER.

lement qu'elles ne sont pour la plupart que coufluentes entre elles, et que ce réseau est produit presque uniquement par la disposition de leurs contours alternatifs: en effet, lesOpégraphes illcccbrosa , medusula,i\u\ semblent trèsrameuses, se bifurquent seulement vers leurs sommets en rayonnant du « «'litre à la circonférence de la croûte.

I.'Opégraphe sidcrella, qui tire son nom de la disposition de ses lirelles, parait rameuse à cause de leur rapprochement et de l'arrangement qu'elles prennent. Elles se touchent par une de leurs extrémités; et du centre qui les unit ainsi, elles vont en rayonnant vers les bords de la croûte. Beaucoup d'autres espèces dont nous parlerons dans la suite sont simplement conflueutes de la même manière; ce qui leur donne une apparence radiée.

Il n'y» guère que. les espèces simples, peu flexueuses, celles de la troisième sous-division, qui aient un disque ramifié et divergent.

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