VII. - LE CULTE PCULIC
L'espérance dans la protection des esprits ou des dieux a été partout l'origine du culte. Les Grecs ont cru, comme les autres peuples, qu'ils pouvaient apaiser ou séduire leurs divinités par de pieuses offrandes et des prières, par des vœux et des sacrifices; quelquefois,, dans les anciens temps, par des sacrifices humains*. Si l'odeur des victimes
' Ou la Légiilalrice.
* Dans VHippolyle d'Euripide, vers 1503, elle dit de Gvpris qu'elle est odieuse h toiiles les déesses qui aiment la virginité, tr]; ijtlttrii StSn ■fi\i'i, Soioi itofteiila ^Bsvij.
* Pierre gravée, d'après Tischbein, Homei' nack Anliketi, III.
* En Crète, on immolait des enfants à Kronos. Cécrops passait pour avoir aboli les sacri- Dces humains en Attique; cependant Pausanias (I, 5. 2) rapporte qu'un des héros éponymes, Léos, inunola ses deux filles pour obéir à un oracle qui avait déclaré ce sacrliice nécessaire ausalutdel'Ëtat. (Voy. aussi Euripide, fon, 277-8, etPlutarque, /'^/o/>., SI.) Durant la première guerre de Hesséiiie, l'oracle demande aussi la mort d'une vierge du sang d'Epylos (ci^dessous, chap. Tiii). Les hommes suivent l'exemple des dieux à qui ils ont donné leurs mœurs : Achille égoi^e sur le bûcher de Patrocle douze jeunes Trojens ; Thémistocle immole trois prisonniers mèdes avant la bataille de Salamine, et Hérodote (Vil, 197) parle de sacridces liunuinsenThessalie. Leplus fameux de ces récits esl celui qui concerne la Me d'Agamemnon.
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brûlées sur ios autels était pour les dieux un délicieux parfum, c'est que l'oblation faite par le fidèle d'une portion de son bien montrait un cœur humble et repenti, le désir de leur plaire par un don, ou celui d'effacer une faute par une expiation volontaire. C'était aussi, c'était surtout parce que de nombreuses victimes offertes sur le même autel flattaient l'orgueil du dieu, en attestant quels honneurs lui étaient