‹ Histoire des Grecs depuis les temps les plus reculés jusqu'à la réduction de la Grèce en province romaineChapitre 41 sur 78 · IV. — LOI SUR LES DETTES; DIVISION DU PEUPLE EN QUATRE CLASSES · texte numérisé non relu

IV. — LOI SUR LES DETTES; DIVISION DU PEUPLE EN QUATRE CLASSES

Le génie de Solon était essentiellement humain : humaine aussi fut sa constitution. Il ne considéra pas l'État comme une machine artificielle dont les hommes seraient les pièces, qu'on pourrait combiner et agencer à volonté pour les besoins du service. Sparte était un

584 DE L'INVASION DORIENNE Al'X Gl'ERRES MEDIQUES (1104-490}. camp toujours sous les armes, en face de l'ennemi; il vouiiil qu'Alhcnos s'approchât davantage de l'idéal de la cité, qui consisti' à associer à l'ordre généra! la jdus grande liberté possible des individus. Ce respect des droits de la nature humaine, cette vue nello du but que la société doit poursuivre, introduisirent dans la constitution de Soion le principe démocratique qui était déjà au cœur dé son peujde el donnèrent à ses lois un caractère jilus généreux: le citoyen ne fut pas l'esclave- de l'État, et l'étranger ne fut point cbassé : ceci est capital dans l'histoire d'Athènes el dans celle de l;i civilisation.

11 y avait trais partis dans la ville : les montagnards, qui voulaient tout changer; les paraliens, qui voulaient changer peu de chose; les pédiéeus, qui ne voulaient rien changer du tonl. Gagnés par la modération de Solon, ils s'accordèrent tons à remettre entre ses mains les pouvoirs, les charges, les revenus, à l'investir en un mot d'une véritable dictature pendant qu'il constituerait l'Étal (505). Ses amis le pressaient de la garder, de se faire tyran, plutôt que législateur; il leur répondit par de piquantes railleries et continua son ouvrage. Avant de songer à la constitution, il fallait remédier au mal p^^

sent, les redevances non payées par les pau^TCS I et par les anciens I clients des eupatrides, qui devaient abandonner à leurs créaneiei-s . ou à leurs propriélain's le sixième du produit Déc»d,^chmo d-Aihénes.. «^^s tcrres qu'ils exploi-

taient'. Solon y panint à l'aide de sa loi de décharge, qui facilita les payements par un chanjrement dans le taux de l'intérêt el dansia valeur nominaledes monnaies'.

' Tf le de HiiuTve, à droilP, .iïi.'c le casque .i frinii-rc, orné d'une couronne d'olivier, S,. ASE Deux cliouetlcs sëpan'es {lar une branche d'olivier.

■ Tèle de Minerve h droile, avec le casque à crinière, orné d'une couronne d'olivier. ^. AflE (rétrograde). UioueUc deboul, de face, les ailes l'ployées (ancien style). (Beulf, p. 48.)

' riutarqiie, Solon, lit.

* La valeur de la drachme fuL diminuée d'un quart; une mine ancienne en renfennait "lo; la miue nouvelle en eut 100. Celui doue qui devait 73 drachmes et en donnait 75 nouvelles,

ATHÈNES ET LA CUNSTITLTION DE SULON. Ô8Ù

lut' autre disposilion rendit à la liberté ceux que la misère avait jetés ilaiis l'esclavage, et ùta pour l'avenir au créaucier tout droit sur lit personne du débiteur'. On vit ilisparaiti-e des champs de l'Atliipie les bornes, Ôpi, et les écri-

|hiynit t'ii réalité un peu moins des trois

ijnurlsde ce qu'il di^v ait. — EcklieletM.iSculé

[Ifi Monnairt d'Alhènci) ont remarqué que

li>s itionnaiefi d'Atliéiies ne sont poiut uom-

ixirnbles, au point de vue de l'art, a celles

■If SyracUM', par la raison que la nionnaii-

ir.lthénes étant acceptée partout, dut con-

M-rver les types anciens qui, la Taisaient

juiiout recon lia lire. Le système nionétaii-e

ftnMi par Selon prévalut dans tout le monde grec.Eiivoii les principales divi-

'argent qui Drarlime d'Atliéiics. longtemps

II', la monnaît! de cuivre ne paraissant avoir lié frappée que vers ta (In de la guerre du l'élnponnèse, el la monnaie d'or ayant toujours été si rare que Eckhel en a nié fexis- Uonie liviioiliiicBii-c '. li'iiw à Atlièues. Le décailrachme, égal au

ileiui-stntére d'or, pesait 43 grammes; le tétradracliiiie, 17,20; ledidraclnue, 8,60; la drachme, 1,50; le triotiole ou demi-drachme, 3,15; l'obole, ou sixième partie de la drachme, 0,72. La liraclime, d'apK's son poids d'argent, valait de 92 à 25 ceiilimes (ou, suivant Curlius, i fr. 02) ; la iiiin^, ou 1U0 dracliuies, 92 fr. 08 ; le Ulenl ou 00 mines, 5560 fr. 80; l'obole ou le sixième iIp la drachme, 0 fr. 15. Hais ù cùté de la valeur réelle il Taudmit pouvoir placer la valeur relative : chose très diflicile, sinon impossible. Au temps de Démosthéne, le pouvoir île l'argetit était cinq Tois moins grand qu'au temps de Solon.

■ Montesquieu, Etpril da toit, I, X\. chap. xv: « La loi ne doit point donner In contrainle |ar corps, parce qu'elle fait plus de cas de la liberté d'nn citoyen que de l'aisance d'un .-iiilre. * Poui'tant il Tait une exception malhi.'ureusc pour les négociants. L'intérêt légal à .Mliènes était de 18 pour 100 et s'éleTait dans les transactions particulières beaucoup plus haut. Voy. Hâl. dei Rom., t. VII. p. 107. n. 2. On place encore aujourd'hui son argent à la Banigue nationale d'Athènes au taux de 12 pour 100.

' Borne en marbre, découverte en Altique, d'apn's V'V.jr.^fii 'A^j-aiolof'^, 1883, p. 67. — H faut compléter el lire : "Dpo; /ofpiou npoiiis ('I]777m(XEÎa Aiuiijjrilfltu; AtuxmoiOî. ï((il(t«Tmi). 'i0«iui:Xt(<»q; fl^i['iv], liixfonîSciif [ûrôJic.tii xs^ A'J>'.['>^(]in>; xal 4iiuiS[ai]. « llorne hypotflécaire, |>lavée sur un champ qui appartenait au mari d'IJippokléia. (îlle de Démocharès de Lcubonoé, l'Iconsine germaine de l'orateur Uémoslhène. Ce champ était la sAretè consenlic par le mari pour la garantie de la restitution de la dot. La dot élnit d'un talent. Mais, en même tempn, le.i • réanciers du mari d'Hippokléia avaient Tait inscrire leurs droits sur cette bonie. Ce n'était pas 11' champ tout entier qui garantissait la restilution de la dot, mais une partie seulement, de la <alrur d'un ta!enl : tout le reste était la sûreté consentie par te débiteur pour ta garantie du

teaux qui indiquaient les dettes dont ils étaient grevés ; ce fut ce que nous appellerions la mainlevée des hypothèques*. Nous avons encore les vers où Solon se vante d'avoir affranchi la terre qui, avant lui, était esclave, yv5 ^ouirJouaa, et rendu à leur patrie les débiteurs vendus à l'étranger « qui, à force d'errer par le monde, avaient oublié la langue attique. »

Cette loi fit d'abord murmurer; mais on en reconnut la sagesse: toutefois, pendant les trois siècles qu'elle dura, la démocratie athénienne ne revint jamais à la mesure de Solon : c'est une remarque à son honneur. Le respect de la propriété s'enracina si profondément dans les esprits que nul n'osa plus réclamer une abolition des dettes et une dépréciation des monnaies. La réforme de Solon fut, en effet, toute autre chose qu'une simple abolition des dettes. Les paroles énergiques dont il se sert pour la caractériser autorisent à croire qu'il supprima une condition agricole, analogue à celle des colons romains ou de nos- serfs de la glèbe' ; et deux mots d'Aristote nous confirment dans ce sentiment : « Solon fit cesser l'esclavage du peuple'. »

Le calme que produisirent ces mesures préliminaires laissa à Solon plus de liberté d'esprit pour ses autres lois. Il y porta la même modération, et s'efforça de concilier les principes et les intérêts contraires, en unissant, comme il le disait, la force à la justice.

Avant tout, il décréta une amnistie dont ne furent exclus que les meurtriers et les traîtres : les Alcméonides purent rentrer.

De l'ancienne constitution, Solon conserva certaines choses et en supprima d'autres : abolition des lois de Dracon, excepté de celles qui regardaient le meurtre, et maintien de l'archontat, de l'aréopage et des quatre tribus avec leurs subdivisions.

paiement de ses dettes. Parmi les créanciers figurent : 1* la tribu Cécropide, 2* la gens des Lycomides, 3" le dème de Phly'a. » (B. Haussoullier, la Vie municipale en Altique, p. 221.)

* Sur les inscriptions hypothécaires en Grèce, voyez un mémoire de M. R. Dareste dans la Nouvelle Revue de législation, 1885. Le même savant disait dans la Rev. hisior, de droit, i877, p. 172 : (( Les Grecs ne connaissaient ni la saisie immobilière, ni la vente judiciaire, ni la procédure d'ordre. L'hypothèque, teUe qu'ils la pratiquaient, ressemble moins à nos hypothèques qu'au mortgage du droit anglais. »

* C'est l'opinion de Boeckh, de Tittmann, etc., et de F. de Coulanges, la Cité aniiqw^ p. 515. Le colonat doit avoir été une condition presque générale en Grèce, résultant des anciennes conquêtes et de la domination des eupatrides. Les ïlilotes de Sparte, les Mosséniens vaincus par elle, les Corynéphores de Mégare, les Pénestes deThessalie, etc. étaient des colons. D'après la loi de Gortyne, il existait aussi en Crète une classe de colons, attachés à la terre qu'ils cultivaient, mais ayant sur elle certains droits.

' .. SouXeucvtx tÔv ^Tjjxrjv 7;aOaai. (PoL^ II, 10.)

ATHÈxNES ET LA CONSTITUTION DE SOLON.

Il fit deux innovations capitales : par la première, tout citoyen eut une certaine part aux droits qu'implique ce titre; par la seconde, la population fut divisée en quatre classes d'après la fortune. La première inclinait donc l'État vers la démocratie; la seconde était démocratique encore, en ce qu'elle abolissait les privilèges de la noblesse, mais elle était aussi aristocratique en ce sens qu'elle mettait les riches à la tète de l'État.

Les quatre classes furent organisées de la manière suivante : la pre-

Cultivateurs mesurant leur récolte d'huile ^

mière comprit tous les citoyens possédant au moins un revenu annuel de 500 médimnes ou de 500 drachmes, en produits secs ou liquides', et qui s'appelaient pour cette raison penlacosio-médimnen ^ .

* Les gravures des pages 587 et 588 représentent deux scènes peintes sur le même vase, d'après les Monum, deW Insl. ardieoL, II, Tav. XLIV, b. — I. De chaque côté d'un olivier sont assis deux personnages, dont l'un, à gauclie, est occupé à mesurer sa récolte d'Jmile. « 0 Jupiter, s'écrie-t-il, puissé-je devenir riche ! » \! ZsO jçatep, a?ôe irXoiSaioç Y£v[oi[xav]. — IL La récolle est mesurée et les vœux du cultivateur sont exaucés. « Déjà, déjà, dit-il, nous avons dépassé la mesure. » 'Eht (xèv, ÎU (pour »[$/,) rX^ov «opapipaxt.

* Au temps de Solon un médimne d*orge valait une drachme.

* Un médimne égale 2 amphores romaines, ou 52 litres. Les membres de la première classe étaient donc les citoyens à qui leurs terres rendaient annuellement au moins 260 hectolitres de blé, ce qui constituerait aujourd'hui, d'après le prix moyen de l'hectolitre dans les 40 dernières années (20 francs), un revenu brut de 5200 francs, ou 5616 draclimes, puisqu'une drachme sous Périclès est, d'après son poids d'argent de 4565 milligranmies, ou 82 grains, estimée 0 fr. 92 Vs» D'autre part, dans les terres crayeuses et brûlées de l'Atlique, le rendement moyen de l'hectare ne devait point dépasser 10 hectolitres. Pour en produire 260. il fallait donc 26 hectares, qui, au prix moyen de 1500 francs, auraient chez nous une valeur d'environ 40 000 francs. Pour les Athéniens de Solon, cette terre de 26 hectares ne valait qu'un talent, soit 5560 francs, ce qui engagerait à prendre le chiffre 7 pour raulliplicr les valeurs de cette époque, afin de les traduire en valeurs actuelles ; mais le pro-

7A»M. LI.WASION DORiENNE AIX GUERRES MÉWQIES (1104-490). L'arcliontat, les grandes charges, le commandement en chef de l'ainuT et <l(' la floUc lenr é ta ienl -réservés.

La deuxième classe fut composée des 'chevalier», c'esl-à-dire de ccii\ qui avaient un revenu d'au moins ôOO médimnes ou 500 drachmii*. iortune jugée nécessaire pour pouvoir entretenirun cheval. Cette classe fournissait la cavalerie; on lui accordait quelques fonctions suljallernes '.

I,a troisième élait celle des zeiigitcs, ou possesseurs d'un attrlago di'

leui' ré«ulle J'Iiuila (vov ]>. r>R7. n. 1'.

bœufs, ce qui équivalait à un revenu de ioO à 200 médimnes. Ils fournissaient l'infanterie pesamment armée; on leur réservait aussi quelques charges inférieures.

La quatrième classe enfin renfermait, sous le nom de ihèles ou et*' niercenaii"es, tous ceux qui avaient en biens-fonds moins de 150 mt'dimnes, quelle que fût leur fortune mobilière. Ils recrulaient les Iroupes légères et l'équipage des flottes, en recevant une solde que l'Ktat ne donnait pas aux hoplites tirés des classes supérieures. Enfin ils étaient exclus des chaires "et des honneurs, mais admis dans l'assemblée du peuple et dans les tribunaux. Parmi eux devaient se trouver

Lliino est Ires compliqué. — Une dernière remarque à faire, c'est que l'Altique était un [w;> de petites propriétés et do petites Tortuiies. Il n'y a donc pas à s'étouiier de voir un revi'iiu tirut de 5000 fmucs Taire arriver à la première classe.

' Sophocle ^arlc des clievaui rapides de l'Attique, et Xénophoii, d.iiis ses deux livrer sur a Cavalerie, montre en quel honneur l'équitalioii y était tenue. On a cru rétrouver, daus In race actuelle des chevaux de Thessalie, ceux que Phidias avait fait sculpter sur la frise du Partliénon el que Sophocle et Kénoplion ont décrite. Sur les chevaliers, voyez A. Martin, \et Caralier* athénien», 1880.

ATIIÈ.VKS KT LA CONSTIJlTlOiN DE SOLON. T,»9

l>caucoup d'anciens clients dos on|)atrides, comme la plèbe de llomc se foriiia, pour une bonne part, de la clientèle des palrit'iens. /AS,

Cette inégalité dans la répartition des honneurs était l'ompensée par la manière dont l'Impôt était organisé. La quatrième classe ne le payait point, tandis que les trois soion sm- mip premières étaient taxées suivant une progression qui "h""""'' montre que, dans l'esprit de Solon, les devoirs des citoyens envers la communauté croissaient avec leur fortune. Elles payaient

Cavalioi'S alliénicns ^■

en raison de la valeur nominale attribuée à leurs propriétés ; mais, tandis que cette valeur était estinu'-e. pour la première classe, au pair (le la valeur réelle, elle était réduite pour la seconde d'un sixiènn* cl pour la troisième des quatre neuvièmes. Ainsi, une propriété

' Solon assis à droite el posant la main sur le poleau où sont gravées ses lois. Revers dune monnaie de bronze de l'époque impériale. (Yovei Beulé, Monnaia tfAlkènei, p. 409.) Les Alliéniens conservaient dans le Prytanéc les polemix loiimanU {i^iw) snr lesquels élaicnt gravées li's lois de Salon.

' Fragment de la frise du Pai-lliénon (d'après un moulage), Voy. tî-dessous.

donnant 500 médimnes de revenu était évaluée 12 fois cetle somme.

c'cst-à-dirc 6000 drachmes, ou un talenl, tandis que les biens des

clievaliers, au lieu d'être estimés 12 fois 300 drach-

/^!^\ /^§v, mes, ou 5000, n'étaient portés qu'à 5000 et ceui

\^'~~'^^^ des zeugites à 1000, au lieu de 1800'. Cet avanta^je

o:wic irAihéiics '. tit-ait p'i's a|)|iarcnt que réel, l'impôt direct sur k

revenu n'étant établi que dans les cas d'urgente

nécessité, tandis que l'impôt indirect sur les marchandises importées

élait permanent et payé par les pauvres aussi bien que par les riches.

Moiiuiiiciil iiii'ti'oUi^iiiuc '.

On a vu qu'il exislait des poids et mesures dans les villages ensevelis sous les laves de Santorin'; à pins forte raison, les cités commerçantes

* C'est pciil-i^tre n cMe. clirii^reiice dans l'impàt et aiii diverses ciiargcs ou lilargiet qui ppsaieiil exclusivement sur les riclies, H à In )iratuité des inagistralures qui élaienl ivservéfls auï trois premiiTes classes, qu'Aristotc pensait lorsqu'il dit, dans sa PolUique, H, 5, que Solon s'était appliqua' ii niveler les Tortunes.

• TiMe casquée de îlinerve, h droite. ^. ASK. ClioueKe dobout à droite ; dans le cliamp. une pousse d'olivier. Stvlc archaïque. Pour la valeur de l'obole, voyez p. 585, lin de la note de Is p. 384.

* Table en marbre, trouvée à Gylliiou en Laconie, d'apK's Le [(as et Foncirt, hKripliont du Péloponnèse, Cononenlaire, p. H 7, n° 241 b. C'est un étalon orTiciel ou oiSmjiui, qui portail cinq récipients dont quatre ont pu être mesurés :

Au centre, le yaS- Iliam. 0.270. Capacité 15 1. 26

A droite, l'%i««tov — 0.18:i. -- 3 I. 89

— I'HfM'I — 0.110. - 0 !. 9.Ï

A gauche, la xiTvXrj. .... — 0,110. — 0 I. 95

L'inscription gravée sur le monument, Bioï; oiJpaaToîj xx\ tjî roXti Kipiw!... [ij-jofs^n^ iïiOijiiv -ri [lirpa, iious apprend que ces mesures ont été consacrées aux empereurs et à la cité par un personnage du nom de Karpos, alors qu'il était agoranome, c'esl-h^d ire surveillant du marché. Le monument peut être rapporté au ii' siècle de notre ère : il avait, comme toutes les mesures ou poids étalons, un caractère sacré.

• Voy. ci-dessus, p. 36.

et industrielles de la Grèce, qui calculaient Timpôt d'après le produit des terres, avaient-elles des étalons officiels. Rome en eut et les gardait dans son CapitoleS comme nous conservons précieusement les nôtres dans nos grands établissements scientifiques.

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