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frappant la terre en cadence, elles remplissaient h' palais des dons chants d'hyniénée.
« Comme la brillante aurore se lève au premier jour du printemps, quand le froid hiver s'enfuit vers k's pôles glacés, telle paraissait, au milieu de nous, Hélène au teint do rose.
" (Quelle femme a rempli sa corbeille de plus beaux lissus? 0"fll''
' Pointure dp vase (amphore do Ruvo), d'après R, Rochollo, Monunifnlt infdilt dantiqmti figm-ée, pi. \Ll\ a, el Overbeck, Bildwerke, Taf. XII, G. ~ ilélone, presque nue, est assise sur un lit roi:ouvert de lirillantes élofres. Trois de ses femmes sont occupées à sa loilrlle: l'iino altaclic une sanilnlc ;*i sou pied gauche, l'auli* dépose nue couronne de myrte sur aa lAte; uno troisième, à gauche, lient im iniroir et le corTrcI aux liijuux. An-dessus d'Hélène vole l'Amour, une longue lénie à b main ; A ses pieds esl une colomlje. A droite se tient Paris, reconnaissable à sa iniiro phrygienne et il ses tirodequius : le héros, hésil^Dl. s'est arrtlé; il est n l'arrière-plan.
a su mélanger avec plus de goût les laines aux couleurs variées sur des Irames délicales et tirer de la lyre des sons harmonieux, ou chanter avec grâce les louanges d'Arlémis et d'Athèna? Éros habite dans ses yeux.
« 0 belle et aimable fille, tu es épouse maintenant. Demain, nous irons dans la prairie cueillir les (leurs nouvelles et former des couronnes odorantes pour en parer un platane que nous arroserons des {lins doux parfums.
« Salut à toi, nouvelle épousée! Salut à toi, Ménélas, fils du roi des cieux! Puissent Aphrodite enfiammer vos cœurs de mutuels transports et Latone vous donner des enfants dignes de vous!...
« Dormez, couple charmant, mais réveillez-vous avec l'aurore. Dès «HIC le chantre du matin, levant sa crèle altière, ainioncera le retour d'Apollon, nous viendrons toutes encore chanter en ehœur :
« liymen. Hymen, réjouis-toi de cette belle union! »
Le mariage à Athènes avait plus de vraie dif;riité qu'à Sparte. Cependant, pour assurer la continuité des familles lorsqu'elle était menacée |)ar la stérilité d'un des époux, Solon conserva clans ses lois de vieilles coutumes en apparence très singulières, celle, par exemple, concernant le vieillard qui, par cupidité, avait épousé une jeune et riche héritière'. 11 avait pour excuse des idées rclifîieuses très respectables, mais qui ne sont plus les nôtres; aussi nos lois n'ont pas eu besoin, comme à Athènes, d'autoriser une suppléance que le législateur imposait au frère ou à un parent du mari.
En Grèce, les familles ne paraissent pas avoir été nombreuses. Lavortement était fréquent, comme il l'est encore en Orient; le serment hippocratique, par lequel les médecins s'engageaient à ne le [loinl provoquer, en est une preuve, et Aristotc le recommande pour que la population ne dépasse pas un chiffre déterminé. La comédie moyenne atteste aussi que les mœurs ne réprouvaient pas l'exposition.
' V^flus débouta droite, Toiléeet la \Ha surmontée du modius; deïanl, un vase de (loiirs; diMTi^re Éros assis. De chaque cù\é de la dépsse, un cjppe sur lequel est placé Hjménée tenant un flambeau allumé. En légende : AtKAElCEEQN. (Revers d'un médaillon de bronze frappé à Aphradisias de Carie, a l'efTigie de l'empereur Gardien le Pieux
* Plularqne, Solon, xvti.
surtout pour les lilles qui ne pouvaient continuer la famille cl le culte domestique. On sait quel était, à Sparte, le sort de l'enfant débile: à Thèbes, la loi ordonnait aux parents trop pauvres de remettre leurs nouveau-nés aux magistrats*, obligation qui ne doit pas en avoir sauvé beaucoup.
Cependant il ne faudrait pas croire que le mariage grec ne fut qu'un acte religieux d'où l'affection aurait été exclue. Ce serait supposer que les anciens étaient d'une autre nature que nous. 11 est vrai qu'alors comme aujourd'hui le législateur se préoccupait des rites, non des sentiments, mais Solon a délîni le mariage en des termes qui sont les nôtres : a Vue société intime entre le mari et la femme, ayant pour but de fonder une nouvelle famille et de goûter ensemble les douceurs d'une tendresse mutuelle. » De là ses règlements sur les dots. La liancée ne devait apporter à son mari que trois robes et quelques meubles de peu de valeur*. Soigneux de la dignité des femmes, qu'il entendait autrement que le législateur des phénomridesy il restreignit leur liberté en faveur de la décence : il régla leurs voyages, leur deuil, leurs sacrilices; il leur défendit de sortir de la ville avec plus de trois robes, de porter des provisions pour plus d'une obole et de traverser le soir les rues autrement que sur un char et précédées d'un flambeau. 11 consacra un ancien droil des familles (yewî) : si une jeune fille restait orpheline, le plus proche parent du côté paternel devait l'épouser, tout au moins lui constituer une dot calculée sur l'étendue de ses propres biens et lui trouver un mari. Mais il abolit la loi contre nature qui autorisait le citoyen à vendre son fils, sa fille, ou sa sœur restée sa pupille, à moins que celle-ci n'eût justifié par sa conduite cette sévérité.
La famille conserve ici tout son mystère; elle est respectée et non pas mise à nu, au grand jour, comme à Lacédémone; et elle n'est pas non plus absorbée, comme elle le sera chez les Romains, dans le paterfamitias. A Athènes, la puissance maritale et la puissance mater-
• Élieii, Var, NUL U, 7.
* Cette disposition était bonne pour les temps anciens. Quand la richesse se fut développé**, la femme athénienne apporta, habituellement, à son mari une dot consistant en clios«»s fongibles ou non fongibles. Dans le premier cas, le mari devenait propriétaire, sauf à reconnaître à la femme un droit de créance que la loi garantissait; dans le second, il n'avait que la jouissance, la propriété restant à la femme et à ses héritiers. Caillemer, Étudet sur les antiquités juridiques (VÀthènes. La fenniie avait donc des biens propres, mais, pour faire un acte de la vie civile, (»lle avait besoin de l'assistance d'un tuteur. Dans une inscription récemment trouvée à Orchomène, ce tuteur (*6pio;) est le mari d'une femme de Thespies, laquelle a prêté 18000 drailnnes •: la ville d*OrcIiomêne. (Buil, de Coir, hellén., t. IV, p. 1^)
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