‹ Histoire des Grecs depuis les temps les plus reculés jusqu'à la réduction de la Grèce en province romaineChapitre 59 sur 78 · VA · texte numérisé non relu

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Ori^rinc êgvpticnne de lalpliabct phénicien ». Origine phénicienne de l'alphabet gi-ec*.

(Yoy. p. 008.) (Voy. p. 008.)

« Tabl«»aii dressé par M. de Rougé (d'après le Dictionnaire de» antiquités grecque$ el romaines,

fig. 250).

« Tableau dressé par M. F. Lenormant (ibid,, fig. 23i). On trouvera des tableaux plus exacts dans le Traité d'épigraphie grecqtie de M. S. Reinach, p. 180-181 el 180-189.

008 DE LINVASION DIUllE.NNE AUX GUERRES MÉDIQCES (ilOi-i'JO).

|)rcmici"B temples s'y éliHeiit. Les Grecs ont tlonc reçu des artisips inconnus i\o. l'Orient l'initiation première. Mais, comme ce persoiinafie de la fable qui changeait en or ce (ju'il avait touché, ils transformèrent tout ce qu'ils reçurent de l'éfrangcr.

Les lettres grecques, comme l'alphabet latin et celui des Étrusques, simt des caractères empruntés par les Phéniciens à rÉg;"|)te, non seulement pour la forme, l'ordre de succession et la valeur, mais ipielquefois pour le nom môme, comme bêla pour fcelA, thila pour

tel. Mais si « les Phéniciens ont donné l'écriture, ce sont les Grecs i|ui ont écrit' ».

Le plus ancien système métrique qu'on ait suivi dans rilellaik'. celui d'Égine, avec ses divisions en talents, mines cl oboles, est identique au système babylonien et phénicien. Le mot mina (»i?mi), unilé du svslème, est même d'origine chaldéenne'. De là vinrent encore la

■ Bomb alliéiiien, d'après IjC Bns ri Waddinglon, Voyage nrehéologiquf, MonHtnfnt* fgi"^i. |il. 106, IV. — Sf^iînx sur une umphore renversa; et, dans le ctiatnp, l'inscription RLM. Ls iiiiiiP pesait 602",l>.

* Havet, Origine» du chriêtianitine, p. 'ii. Sur l'alpliabcl grec, voy. Emioanuel de Bov^^ Mfmoire sur l'origine égyptienne de l'alphabet phénicien, 1874.

' Ba'cbli, Métrologie, cli. iv, ï, vi. Cf. Vasquez Queipo, Eitai tur te* tgilèmet métrvpie f* monétaire det andeni (3 vol. Paris, 185'J), et ci-dessus, p. 301 bit.

UHANDEUrt ET CIVILISATION DES COLOMES GRKCQUES. «09

division duodécimale du jour, l'usage de la splu^re céleslo ctdu gnomon <]iii sert à mesurer les heures par l'ombre que pi'ojette un corps

Façade d'un toinb«au de Bcni-ilassan '. (Voy. p. UIO.)

solide sur une surface plane. L'Égyplc donna la géométrie pralii|ue, la Chaldée des observations astronomiques'; mais ce fui la

< D'apn'-s Pierrot cl Chipiez, Hùtoirc de Part. t. 1, iig. )GS, p. 2t,b vl ùtO.

* Ptoléinée cile treize observations aslroiiomiqu<'$ des Cliatdéeiis. £ux et les Ëgrplieiis nvaient dêtermini^ avec une exaclitudu siirtisanle In durée de l'aun<^ solaire, baan un mémoire de Grotefend, lu le 10 jauvier 1854 à la Sociëlé syro^ëgyptienne de Londres, sur l'astronomie des Assyriens et des Babyloniens, l'auteur n montré que le Zodiaque est d'origine assyrienne et non égyptienne, car il ne contient pas d'animaux égyptiens. Les Crées, selon lui, auraient tiré leur astronomie de TAssyrie par le canal de l'Asie Mineure, ainsi que l'attestent les poèmes d'Uésiode et d'Homère, dans lesquels les constellations

610 DE L'INVASION DORIENNE AL'X GL'ERRES MÉDIQl'ES (I I 04-ii*0).

Grèce qui fonda la science, en créant de véritables méthodes scicutifiques.

Des trois modes de la musique grecque un est lydien, un autre phngien. La flûte est de Phrygie, comme Hyagnis qui l'inventa. comme Marsyas, qui osa lutter, disaient les Grecs, avec Apollon: Olympos était Mysien. Mais c'est en Grèce que la musique est devenue un procédé d'éducation et une institution sociale.

Deux des trois ordres d'architecture existaient aux bords du Nil et de l'Euphrale avanl de se montrer en Grèce. Cham|>ollion a trouvé des triglyphes et des colonnes doriques décorant l'entrée des tombeaux di' Béni-Hassan, qui sont antérieurs de iiliisieurs siècles à l'usage des colonnes doriques on Grèce. MM. Layard et Dolla ont trouvé la Apollon oisarsps'. volutc ionienne à Niuivc. dans le palais dr

Sargon, qui est du huitième siècle'.

Dans tout l'Orient, on a fait des statues, on a commencé l'arl: maice sont les Grecs qui ont réalisé la beauté. Avec une religion qui pesait d'un poids si léger sur les âmes, ils n'avaieiil pas l'idéal qui emporte l'esprit et le perd dans le? régions de l'infini, ou l'abime au pied d'idoles qui iir disent rien à l'esprit, parce qu'elles veulent trop lui uivmnos». "lirc- Hs n'cureut ni la forme parfois monstrueuse ilr l'art indien ou ègjptien, qui montre surtout la fon^ d n'impose que par la masse, ni la forme naïve et transparente il>'

d'Hercule et aulres sont einctemenl décrites comme les représentent les marbn'- ■!■ ^imroud.

' Apollon, debout Rderai-im, lient s.i lyre de la main droite; il refuse la grâce dn silriu- Marsyas à l'élève de ce dernier, le jeune Olympes, qui la lui demande a genoux. L'imprûd'iii Marsyas, qui a osé disputer h Apollon le prix de la (lûle, est lié par les mains à "» arbre mort ; il est assis sur sa nébride, et l'on voit ii cflté de lui In double fliile. (Cain>'' sur sardonyx à dcui couches. Haut. 42 millim. larg. 55 mîllim. Cabinet de Fraiio'. u- a.)

* Rer Porter a vu la volule ionienne a Persépolis, Hais, dans ce sanctuaire des àtbéniôiiides, clic était une importation étrangère et comme un retour oITensir de Tari grec nu centre de la Perside. C'est un des faits qui ont été mis en pleine lumière par du savant livre, l'Art antique de la Pêne, dont les élénieuls ont été bravement cherchés au fond de la Perse par M. et M- Kieulafoy, au milieu de difficultés quelquefois lurtu ça n tes.

* Olympos jouant de h syrini, assis sur un rocher, son pedum posé à terre ; au secoU'l

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