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« Adraste (me présene le ciel de vous le reprocher !), je vous ai
« purifié, je vous ai reçu dans mon palais, où je pourvois à tous vos
" besoins : prévenu par mes bien-
'< faits, vous me devez quelque retour.
« Mon tils part pour la chasse : je
'< vous confie la garde de sa per-
« sonne; préservez-le des brigands
■< qui pourraient vous attaquer sur la
« roule. D'ailleurs il vous imporlc
« de rechercher les occasions de vous signaler : vos pères vous l'ont
" enseigné, la vigueur de votre âge vous le permet.
■' — Seigneur, répondit Adraste, sans un pareil motif, je n'irais
« point à ce combat. Au comble
« du malheur, se mêler à des
■< hommes de mon âge el plus
" heureux, je n'en ai pas le droit,
'< je n'en ai pas la volonté : sou-
" vent je m'en suis abstenu. Mais
" vous le désirez, il faut vous
" obéir et reconnaître vos bien-
■< faits. Soyez sûr que votre llls, •■ s
" confié à ma garde, reviendra
'< sain et sauf, autant qu'il dé-
■< pendra de son gardien. »
« Le prince Atys et lui partirent après cette réponse, avec Coupc et |ila.i dua tombeau Mien, à SarJ<^'.
une troupe de jeunes gens d'élile
et la mente du roi. Arri%'és au mont Olympe, on cherche le sanglier, on le trouve, on l'environne, ou lance sur lui des traits; mais le javelot d'Adraste manque la hèle et frappe le fils de Crésus.
« Le jour des funérailles, coninic un silence lugubre régnait dans l'assemblée, on vil cet Adraste, qui avait été le meurtrier de son frère
mains, el liea boucliers de (leiiï lypes différmils, les uns quadraiigulaires, les auli-es orbiculaires et fortement écliancrés vers le milieu de leur hauteur. Un des coiiibatlanls est tombé ; il est renversé entre les pâlies du lion. Un cinquième combattant, sans bouclier, courbe à demi le genou et tend l'arc pour luiiccr une (lêclie. I<e lerrain est indiqué par une bande d'or qtij Torme une ligne h peu près droite. » (Sur In lecliniriuc de ces armes de luie, voyez W. Uclbiji, Dm Uomeritche Epot, p. 305.)
' D'après la ftrrue archéologique, 1870, 11, p. 70, fig. 12. (A. Cboisj.) — o Les tombeaux de Sardes se rapportent à un type à très peu près uniforme. La chambre sépulcrale, située sous la butte conique, est une petite salle liasse, construite à fleur de terre, et dont les dimeii'
C72 DE L'IiNVASION ;I)ORIENNE AUX GUERRES MÉDIQUES (HO4-49.0).
et du lils de son hôte, terminer lui-même sa vie misérable en se tuanl sur le tombeau d'Atys.
« Crésus pleura deux ans] la mort de son fils. Mais les révolutions
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Domande adressée à l'oracle de Dodonc *,
qui agitèrent la haute Asie, l'empire d'Astyagc renversé, celui de
Fragment d'une réponse de l'oracle de Dodone*.
Cyrus élevé sur ses ruines et croissant chaque jour, lui firent nietlrc
sions se reproduisent h peu près les méiiies, quelle que soit rimportance du tertre qui la
recouvre. Ces dimensions sont en chiffres ronds : S^ySO dans le sens de la plus grande face.
2 mètres dans l'autre sens, et 2 mètres en liauteur. Les grands côtés sont dirigés de l'est a
l'ouest. Une porte, pratiquée dans la face sud, met la salle en communication avec un couloir
qui va, après un parcours plus ou moins long, se perdre dans la masse même des remblais
(ibid,, p. 74). Si Ton examine les parois d'une tranchée pratiquée à travers les terres, on
reconnaîtra les circonstances suivantes : les remblais furent exécutés par couches coniques,
régulièrement disposées autour de Taxe de la butte. Les couches inférieures sont à pentes
raides, et la pente va s'atténuant d'assise en assise. Quant à la chambre sépulcrale, elle ne
se trouve jamais au point central, mais est toujours reportée vers le pourtour » (ibid,, p. 76).
* Inscription gravée sur une plaque de plomb (d'après Carapanos, Dodone et ses ruines,
pi. XXXIV, n* 3). Bsoi. Tu/^av ayaOav. Ces formules sont fréquentes. Suit la demande même :
'liJCixoiv^Tai ESpavôpo; xa\ à ^wà Tfji Aiei tw Nato xa\ Ta ÀtdSva, Tivi xà ©cwv f] f^pcucov, f, Saitiovcuv
£Ù)(^o|x£voi xai ^uovTcç, ).b)ïov xai £{jL£ivoy TupdtaaoïEv xai auioi xat à oixTjitç xai vuv xai i; tÔv ônavia
y pdvov. « Évandros et sa femme demandent à Zeus Naïos et à Dioné, auquel des dieux ou des
héros ou des démons il leur faut adresser des vœux ou faire des sacrifices pour qu'ils soient
heureux, eux et leur famille, et maintenant et toujours. » La formule Xûïov xa\ 5(jl£îvov ti>r.
ou Tipixieiv était consacrée : on la retrouve dans des demandes adressées à Toracle de
Delphes (Bull, de Corr. hellén,, VI (1882), p. 454 et suiv.. n- 87, 88). La série des demandes
adressées à Foracle de Dodone est particulièrement hitéressante : uu fidèle demande au dieu
si ses couvertures et ses oreillers, qui ont disparu, ont été pei*dus ou volés; un mari, s*il est
trompé, etc. (Carapanos, p. 75 n"** 10 et 11). Sur les procédés de divination employés par
Toracle de Dodone, voy. Carapanos, p. 164 et suiv.
* Plaque de plomb (d'après Carapanos, pi. XXXVIII, n" 5). — C'est le dieu qui parle et sa
un terme à sa douleur. Il ne pensa plus qu'aux moyens de réprimer celle puissance, avant qu'elle devin! menaçante pour lui-même, et tout d'abord il résolut de consulter les oracles les plus fameux. Il cnvova des députés en divers endroits, les uns à Delphes, les autres à Abès, en Phocidc, d'autres encore à Dodone, quelques-uns à l'oracle d'Amphiaraos , à l'antre de Trophonios, aux Branchides danslaMilésie, enfin en Libye, au lemple de Jupiter Ammon.Il ne voulait d'abord qu'é- [irouvcr les oracles, se promettant de consulter une seconde fois pour savoir s'il devait faire la guerre aux l'erses, ceux-là seulement dont il aurait reconnu la véracité.
« Os députés partirent le ancme jour de Sardes avec l'ordre de ne se présenter devant l'oracle que le centième jour depuis Huâ.o de Jupiter Aminou'.
leur départ, et de
demander ce que Grésus, fils d'Alyatle, roi de Lydie, faisait en ce momout-là. On ne connaît que la réponse de l'oracle de Delphes. Aussitôt que les Lydiens furent entrés dans le temple pour
ri'ponse est Iranscrile pii dialei^le ionien : T[ô]ôi xi (lavîT^iov rjb> /pitio xi akist. « Voici l'orncle ijuc ie rends, it Le ntslc est inintelligible. On s.iil qni-' lo verbe ypôoi c^t eniployi'^ spi'^cialeini'nt |ionr les réponses du dieu. (Cf. dans les inscri]ilions de Delphes citéi's plus hnul les mots : i Otô;
' Buste en raarbiv, du m.isi^i' de Naples; d'après une pliolo^r.ipliie.Or.Oïerbeck, Gricc/iHc/te KuMtm^jthologh, 11, p. 377 cl siiiv.