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breetvéculàl'écart. mpp sur une
LViilèTi'mpntirElH'opPsiir une monnaie ct^loisr^. . nioiuinie de Si-
Lycurgue y passa; dou*.
Épiménidc en vint. Le premier y trouva les vieilles coutumes doriennes. Nos conventionnels, qui avaient le cuite de l'anliquité sans la connaître, séduits sans doute par une contume Cretoise relative au moyen de se débarrasser du chef qui dé]daisait, firent un jour demander à \n Bibliothèque nationale les lois de Minos. On ne les
■ D'après lus Uiltheilungen il. d. arrhaol. Inilît. in Alhea, \ (11185), p. 59, n' I (E. Faliricius). — Peut-être ce petit bronze, qui est un ex-voto, rcprésenle-t-il Zeus même.
* Europe assise sur un taureau qui marehe lï droite. ^. Dans un carré crcu\. une léle de lion de face, les deux pattes en avant. (Uonuaie d'at>,'ent de Gortytie.)
' Europe tenant son voile an-dessus de sa têle, assise sur un taureau qui s'élance en bondissant. En légende, ï:UQ>US el la date l. EOP {an 16ù). (Revers d'une monnaie de bronze de Sidon â l'etflgie de iNéroii.)
im DE I/1NVASI0N DOItlENNE AUX TiUERIlKS MÉniQrES (ilOi-iÔOi. trouva pas, bien oiitpiidii ; et cepondaiil nous pos.s<''dons aujourd'hui un
Honnain il'llaiios, ta V.\-He'. Honiinip ilc Pliaeslop. l'n Cr\-ti--.
corps de lois cn'loiscs. En 1884, on a décoiivort à fiorlyncen Crp!e,une
Cnrte do l'Ilr <!<■ Ci'ôtr
inscription bmatrophédon , c'cst-à-diro écrite de droite à gauche, puis de gauche à droite, altei'nativement. Cette inscriplion. qu'on peut dater du sixième siècle avant notre ère, ne comprend pas moins de six cent cinquante lignes. Elle réglemente les principales matières du droit civil, la protection des personnes et des biens. les droits de la femme, le mariage, le divorce, la condilion de l'enfant, les successions, les contrats, etc.
Malheureusement on ne peut affirmer encore que ce teilc précieux
' Triton ii-IiUiyoïiiurpliP arim- du Iridont, àdroilt'; en légende: ITAMOX. t^. Deux dragons â lëtrs d'oisenux marins, et îi qneiie de scorpion, dressés en Tace l'un de l'aulre. (Argeal.)
' IjC géitiit Talus repri'-senlé sous les trails d'un jeune lioiinne nu, imberbe, arec deux grande:^ ailes; à ses pieds, son nom, TAAQN. Ou sait que rc géant faisait, périodiquement, suivant la légende, le tour de l'ilc de Crète pour en chasser les étrangers qui auraient pu } «border. 4. 4>VIÏTI11>. Taureau coi'uupèlc à droite. (Argent.)
* Revers d'une monnaie d'iu^enl d'Aplêra eu Crèle. Soldai debout, casqué, anné du Iwxi-
ASSKIIVISSKHKNT IIKS CUI.ONIKS CKECQIKS, KTC. 700
pour les jiirisconsuIU's el poiii" Trludc parlicuiiid'c de rétat social de la Crète, donnera beaucoup à l'Iiisloire générale de l'Hellade'.
Montesquieu a ilil, en exagérant la poi'lée des emprunts de Lycurgue, que les lois de la Crète étaient l'original de celles de Sparle, et
trliiT el Je Ni huer, trt éleiuliiiil la itinin limite; ilniis le chiiiiip, un ulivicr: on Vgi-nilr : lITOAIOlkdï, nom d'iiii ningislinl. An druil, on vint ta tête dt: Itôra avec la )^)(i-iid<> AHTAPAIO.N. Yuyez ci-dessus, p. 426. les anluTS i:n-tois sni- deux auli-i<s unies de Crèle.
' M. Darcsle a publié une IraductiDU et un savant coi niuen tain- de rinsrriptiou de Gorlyiie, s 11 ¥ a dans ce teste, dit-il. du travail pnnr loulc une trônera tioii de )ilnlolof;ne« et de jiiriseonsultes. n
• l)'a|irés II- Miueo Hnl'mno di miUfliUà t'atiiia, vul. I (I88j). lav. VIII a, j' cl 0" ci>loiines.
710 DE L'INVASION DOIIIENNE AUX GUERRES MEDIQUES (1104-490).
que celles de Platon en étaient la correction. Parmi ces lois s'en trouvait une qui reconnaissait le droit d'insurrection contre les magistrats prévaricateui's. Aristole la condamne, Montesquieu l'approuve, t< parce que les Cretois avaient, dit-il, le patriotisme le plus ardent, le moins sujet à faillir. L'amour de la patrie corrige toul *. >» C'est une grande chose que Tamour de la patrie, surtout vis-à-vis de l'étranger, parce que alors il ne se trompe pas. Mais dans les affaires intérieures, la passion, l'intérêt peuvent l'égarer et une insurrection sera presque toujours un détestable moyen d'améliorer un gouvernement. Nous ne savons rien des longues dissensions de la Crète, ni de la rivalité de ses deux plus puissantes villes, Knosse et Gortyne. La perte de cette histoire est peu à regretter; si rien n'a surnagé, c'esl qu'il n'y eut là rien de grand. Les Cretois donnèrent de bonne heure l'exemple fatal de soldats mercenaires. La Crète approvisionna toutes les armées d'archere et de frondeurs. Ils avaient une autre réputation : les anciens les appelaient « de grands menteurs ». Faute de savoir faire de l'histoire, ils se rendirent très habiles à forger des fables, entre autres, dit Platon, celle de Jupiter et de Ganymède, pour justifier leurs habitudes honteuses*.