‹ Histoire des Grecs depuis les temps les plus reculés jusqu'à la réduction de la Grèce en province romaineChapitre 7 sur 78 · IV. - INFLUENCE DU SOL ET DU CLIMAT · texte numérisé non relu

IV. - INFLUENCE DU SOL ET DU CLIMAT

Les montagnes de la Grèce couvrent les neuf dixièmes de sa surface et ne laissent à découvert qu'un très petit nombre de plaines, dont les

ficie des diverses régions de la Grèce. Nous reproduisons ses chiffres en kilomètres carrés.

Tbessalie avec la Magnésie 14658

Acarnanie 4053

Étolie 3006

Phocide 4 051

Béotie 2 887

Attique 1858

Mégaride 370

Total pour la Grèce centrale 30863

Achaie, Sicyonie et pays de Phlionte. . . 2025

ÉlideetTriphylie . ." 2528

Arcadie 4 380

Argie, Corinlhie, pays d'Épidaure, de

Trézène et d'Hermione, Cynurie. . . . 3 372

A reiwrter i2 344

Report 12314

Laconie 4012

Messénie 2098

Total pour le Péloponnèse ^224

Eubée 3 638

Corcyre 544

Leucade 299

Géphalonie 988

Ithaque 57

Zacynthe 395

Cythère 325

Égine 106

Salaroine 72

Total pour les îles. . . . • 6 424

Total GÉNÉRAL 57511

Pour rÉpire, sa superficie, que Clinton ne calcule pas, est estimée par Sickler à 500 milles géographiques carrés = 27 500 kilomètres carrés, et la Macédoine (celle de Philippe) à 1200 = 66 000 kilomètres carrés.

Quant à la population, Clinton l'évalue, pour les temps compris entre les guerres Médiques et Alexandre, à plus de 3500 000 âmes : dans ce nombre, l'Attique entre pour 527 660, esclaves compris; il en donne à Thèbes 75 000; au reste de la Béotie, 55 500; à la Laconie avec la Messénie, 300000 (35000 Spartiates, 66000 périèques, 170 500 hilotes, etc.); à TArcadie, 161.750, à l'Achaïe, 61800; à Sicyone, 46160; à Phlionte, 31 000 ; à Corinthe, 100000; à Argos, 1 1 0 000, et aux autres villes de FArgolide, 52 500 ; à TÉlide, 1 86 000 ; en tout, 1 050 000 pour le Péloponnèse. Il est inutile d'ajouter qu'il n'y a probablement dans ces chiffres d'autre vérité que celle du rapport qu'ils établissent entre les diverses cités. Pour l'antiquité, toute cette arithmétique est à peu près impossible. Ainsi, deux honunes très compétents, Bceckh et Letronne, pensent : le premier, que l'Attique pouvait nourrir 500 000 habitants; le second, que 240000 y auraient vécun peine. Il y a mieux, un passage de Démosthène donne le produit d'une terre de l'Attique, 1000 médimnes de blé, mais quelle était l'étendue de cette terre? 40 stades de superficie^ dit Letronne; de circonférence^ dit Bœckh. C'est une virgule placée avant ou après un mot qui doit décider de l'existence de 100 000 hommes. Or, parmi les éditeurs, les uns mettent cette virgule avant le mot fatal, les autres après; d'autres encore, comme les anciens Grecs, n'en mettent pas du tout. En face de problèmes où se trouvent tant d'inconnues, le plus sage est de s'abstenir. M. Wallon, qui a discuté cette question dans son Histoire de V Esclavage (t. I, p. 211-283), arrive, pour FAttique, au chiffre d'environ 30? 000 âmes, dont 67 000 citoyens, femmes et enfants compris, 40 000 métèques et environ 200 000 esclaves. On trouvera, au chaipitre xre, le chiffre authentique des citoyens athéniens au temps de Périclès, et au chapitre xxvii, on verra combien était petit le nombre de Spartiates au quatrième siècle. — Quant à la fertilité de l'Attique, Bœckh estime que la production moyenne y était de 2 800 000 médimnes (1 méd. = 51 lit. 79). M. Foucart réduit cette moyenne à 1600000 ou même à 1200000 médimnes, ce qui répondrait, pour le dernier chiffre, à 621 480 hectolitres. (BtdL de Coir. hellén, pour 1884, p. 211-214.) Toutes ces évaluations sont douteuses, et il faut se résigner à ne pas tout savoir.

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