I A SCULPTURE
ment avec rarchilecture polychrome des temples, et qui parvint, au siècle de Périclès, à son plus haut degré de perfection ; mais on n'en peut parler que d'après les témoignages des an* ciens, car il n'en reste malheureusement aucun vestige.
Les Grecs attribuaient à Dédale les statues de bois (Ço'av»), d'un travail archaïque. Le nom de Dédale, qui signifie industrieux, n'est* qu'une personnification des premières écoles d'art. En Atlique, des familles de sculpteurs, celle de Socrale entre autres, faisaient remonter leur généalogie à Dédale. Les sculpteurs d'Aigine rattachaient la leur à Smilis. L'école de Sikyone passait pour avoir été fondée par Dipoinos et Skyllis de Crète, qu'on place vers 580 ei qui, selon Pline, se firent les premiers une réputation par des statues de marbre. On a aussi attribué à Boupalos de Chios la substiluiion du marbre à la brique dans les sculptures des frontons. Mais quelques noms d'artistes dont nous ne pouvons juger les œuvres sont moins instructifs que les échantillons malheureusement très rares qui nous sont parvenus de la sculpture archaïque. Après les Lions de Mykènes, qui appartiennent à la période préhistorique, les plus anciens monuments qu'on connaisse de la sculpture grecque sont deux métopes du Musée de Palerme trouvées dans les ruines de l'acropole de Sélinonte. Elles sont ornées de bas-reliefs qui ont été peints et qui représentent, Tun Perseus, coupant la tôte de la Gorgone en présence d'Athènè, l'autre Héraclès, portant sur ses épaules lesKercopes enchaînés. L'exagération des muscles, les formes dures et trapues ont fait rapprocher ces bas-reliefs de ceux de Ninive, mais il est bien difficile de croire à des communications entre la Sicile et l'Assyrie. Les proportions des figures dans ces deux métopes rappellent quelques monuments de l'art étrusque, tandis que les proportions toutes différentes de l'Apollon de Ténéa au Musée d'Athènes, l'ampleur des cuisses, la finesse de la taille, la maigreur des jambes, se retrouvent dans les peintures des vases grecs de vieux style, où les figures sont noires sur fond rouge. On peut encore ranger parmi les sculptures grecques les plus anciennes, les bas-reliefs du temple d'Assos qui sont au Musée du Louvre, ainsi qu'un fragment de bas-relief trouvé à Samothrace et représentant Agamemnon, Talthybios
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LA SCULPTUUE.
et Epéios ; le bas-relief d'Aristoclès, connu sous le nom de soldat de Marathon, au musée d'Alhènes; les statues assises
Héraclès et les Kcicopcs. Méiope d'un temple de Sélinonle. (Musée de Paierie.)
Le soldat de Marathon.
(Musée d'Athènes)
Bas-relief trouvé à Samothrace.
(Muséj du Louvre.)
qui bordaient la voie sacrée des Branchides, près de Milet, et qui sont au Brilish Muséum. Cette attitude, qui est aussi celle de l'Athènè d'Endoios, devait être fréquente dans les statues
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