Î88 PEINTURE. — POÉSIE LYRIQUE
primitives, puisque Homère parle du voile déposé par les femmes Troyennes sur les genoux d'Athènè. Ainsi s'explique rexpression homérique : « Gela est sur les genoux des Dieux. »
La peintaré. — La poésie lyrique. — Outre les vases peints, ce que nous connaissons de la peinture des Grecs avant le temps de Pompéi et d'Herculanum, se borne à quelques fragments d'ornementation polychrome trouvés dans les ruines de Sélinonte et de Métaponte, et à deux ou trois peintures murales provenant des tombeaux de Pœstum et de Nola* Ges peintures ressemblent beaucoup à celles des nécropoles étrusques qui sont au Louvre. Les figures sont toutesau même plan et colorées à teintes plates, sans ombres ni lumières, et sur fond uni. Sauf la diversité des tons, qui se réduisent d'ailleurs à trois ou quatre, cela diffère peu de la peinture monochrome des vases. Quant à Fart que les Grecs mettaient au-dessus de tous les autres, la musique, nous sommes réduits à quelques noms propres et à des renseignements techniques asses difficiles à comprendre. Nous ne sommes guère plus riches sous le rapport de la poésie lyrique, genre très estimé des Grecs et qui participait à la fois de la musique et de la poésie. De tous les poètes lyriques antérieurs à Pindare, il ne nous est parvenu qu'un petit nombre de fragments très courts et en général insignifiants. Mais en eussions-nous davantage, nous ne pourrions nous faire une idée de l'impression que pouvait produire sur les Grecs une poésie où la métrique, fondée principalement sur des combinaisons variées de syllabes longues et de syllabes brèves, avait plus d'importance que le sens des paroles. Dans les compositions lyriques, la poésie était inséparable de la musique et de la danse. Elles n'étaient pas destinées à être lues, mais à être chantées en chœur avec accompagnement d'instruments, soit, comme à Sparte, par le peuple entier dans les fêtes publiques, soit par des musiciens qu'exerçait et dirigeait le poète compositeur. Chaque poète créait un rhythme qui gardait quelque fois son nom : Archiloque de Paros inventa Fiambe et la poésie satyrique ; Arion, le dithyrambe, d'où sortit plus tard la tragédie ; Alcaios, la strophe alcaïque, Sappho, la strophe sapphique; Stésichore d'Himère,
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