PRÉPARATIFS DES ATHÉNIENS
ment, les Alhénieas armèrent tous les citoyens en état de servir, et ceux des esclaves qui se montrèrent disposés à gagner la liberté par leur courage. L*armée athénienne était commandée par dix généraux, élus pour Tannée, un par tribu, à la tète des* quels était le polémarque ou ministre de la guerre, dont la voix assurait Tunité des résolutions. Parmi les généraux était Miltiade ; à son retour de la Chersonnèse de Thrace, il avait été mis en accusation pour y avoir exercé la tyrannie. Mais on se rappela que, dans Texpédition de Dareios contre les Scythes, il avait proposé de détruire le pont de Flstros. De plus, pendant la révolte de Tlonie, il avait chassé les Pélasges et la garnison persane des lies d'Imbros et de Lemnos. Enfin, il était particulièrement détesté des f erses: le peuple l'acquitta et fit preuve de sagesse en le mettant au nombre des généraux, car nul ne connaissait mieux que lui l'ennemi qu'on avait à combattre. Avant de sortir de la ville, les généraux envoyèrent à Sparte le coureur Pheidippidès ; il y arriva le lendemain, ayant fait 242 kilomètres en 48 heures. « Lakédaimoniens, dit-il, les Athéniens vous prient de les secourir et de ne pas permettre qu'une des villes les plus anciennes de la Grèce soit réduite en esclavage par les barbares. >> Ils promirent un secours ; mais une loi ou un ancien usage leur défendait de se mettre en marche avant la pleine lune, et on n'était qu'au neuvième jour du mois. Quand cette réponse fut rapportée à Athènes, il y eut une discussion entre les généraux : cinq d'entre eux voulaient attendre les secours promis par les Spartiates. Miltiade et les quatre autres voulaient une action immédiate, pour profiler de l'enthousiasme du peuple, et surtout pour se mettre en garde contre les trahisons, les intrigues des partisans d'Hippias et Tor des Perses. La décision dépendait du vote de Callimachos, le polémarque; frappé de la force des arguments de Miltiade, il vota pour la bataille, et elle fut décidée. Aristide, un des dix généraux, engagea ses collègues à céder à Miltiade leur tour de commandement ; mais il voulut attendre que son tour fût venu.
Secours envoyés aux Athéniens par les Platalens. — La plaine de Marathon, longue de deux lieues et demie, large d'une demi-lieue, est resserrée entre la mer et la chaîne du