‹ Histoire des GrecsChapitre 146 sur 202 · PROCÈS ET MORT DE MILTIADE · texte numérisé non relu

PROCÈS ET MORT DE MILTIADE

esclaves. Plularque, dans la vie de Kimon, raconte qu ayant demandé aux Athéniens le droit de porter une d'olivier, un citoyen lui répondit : « Quand tu re] seul les Barbares, tu seras seul récompensé. »

Il semblait qu'un tel succès n'avait pu être obt une assistance divine. Le coureur Pheidippidès rac lorsqu'il traversait l'Arcadie pour aller demande] cours aux Spartiates, le Dieu Pan lui était apparu, lant par son nom, lui avait dit : « Pourquoi les Ath me rendent-ils aucun culte? Je suis plein de bienveilh eux, je leur ai déjà été utile en plusieurs occasions, aiderai encore. » Pan ayant tenu sa promesse, on lui une grotte sur le rocher de l'Acropole, et on l'honor sacriflces annuels et des courses aux flambeaux. On certain que Thèseus avait énergiquement aidé les i dans la bataille ; on avait vu aussi un guerrier en rustique frappant les Perses avec le soc d'une chi demanda à Delphes quel était ce héros inconnu qu'( pu retrouver, et la Pythie ordonna d'adorer le héros Au temps de Pausanias, le champ de bataille de retentissait encore, la nuit, du bruit des armes et du ment des chevaux.

Procès et mort de Miltiade. — 11 aurait ét^ pour Miltiade de mourir comme le polémarque Cal dans l'ivresse de la victoire. Profilant de l'influe avait sur le peuple, il demanda soixante-dix vaiss troupes et de l'argent, sans faire connaître ses p en promettant seulement d'enrichir sa patrie. L'a ayant été accordé, il fit voile vers l'île de Paros, sou que les Pariens avaient fourni une trirème aux Pen son motif réel, dit Hérodote, était sa haine contre u de Paros qui avait voulu le rendre odieux au gêné Hy darnes. Les Pariens, auxquels il demandait cen se mirent en défense et il les assiégea inutilement vingt-six jours. Ils racontèrent depuis que, sur l'a prêtresse qui promettait de lui livrer la ville, il avala nuit dans l'enceinte sacrée des divinités souterrain là, pris d'une terreur religieuse, il s'était mis à fuii L. M. -> HisT. DES Grecs.

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PRÉPARATIFS DMNVASlOiN. 363

expédition. Ces ordres ayanl été portés de tous les côtés, TAsie entière fut dans une agitation continuelle pendant trois ans. Mais tandis qu'on était occupé de ces préparatifs, on apprit la quatrième année que les Égyptiens, qui ataient été subjugués par Cambysès, venaient de se révolter. Dareios s'apprêtait à marcher contre eux lorsqu'il mourut en 485, après un règne de trente-six ans. Xerxès, qui lui succéda, n'était pas l'aîné de ses enfants, mais il avait pour mère Atossa, fille de Kyros et se rattachait ainsi au fondateur de la monarchie dès Perses. Le premier soin de Xerxès fut de ramener l'Egypte sous son obéissance, mais il parait qu'il n'avait pas hérité de l'animosité de son père contre les Grecs, et peut-être les aurait-il laissés tranquilles, sans les conseils de Mardonios qui avait un échec à réparer et qui espérait obtenir le gouvernement de la Grèce. A ces conseils s'ajoutaient les instances non moins intéressées de quelques Grecs exilés ou mécontents, les Aleuades de Théssalie, les Pisislratides d'Athènes, Dèmaratos de Sparte, récemment dépouillé du trône par les intrigues de son collègue Cléoménès, qui l'avait fait déclarer illégitime en corrompant la Pythie. Les Pisistratides avaient avec eux un charlatan littéraire nommé Onomacritos. Il avait travaillé dans sa jeunesse à la récension des poèmes d'Homère; cela lui avait donné une grande habitude de l'hexamètre et il s'en servait pour fabriquer des prophéties. 11 en avait pour tous les goûts : il fit vok à Xerxès qu'il était écrit dans les destinées qu'un Perse passerait sur un pont d'Asie en Europe. Ces obsessions continuelles troublaient l'esprit du roi ; il ne pouvait plus penser qu'à cette expédition en Grèce, et malgré les sages conseils de son oncle Artaban qui essayait de l'en détourner, il en rêvait la nuit. Hérodote rapporte un de ces rêves, qui rappelle le songe trompeur envoyé parZeus à Agamemnon,au deuxième livre* de Y Iliade.

Canal du mont Athos ; ponts sar rHellespont. — Le roi voulait conduire lui-même l'expédition ; on mit quatre ans à la préparer. Pendant qu'on demandait à chaque province tout ce qu'elle pouvait fournir de soldats et qu'on établissait des dépôts de vivres sur le chemin à parcourir, on perçait l'isthme du . mont Athos pour éviter les tempêtes qui avaient détruit la

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