‹ Histoire des GrecsChapitre 149 sur 202 · OFFRES DE GÉLON DE SYRACUSE · texte numérisé non relu

OFFRES DE GÉLON DE SYRACUSE

étaient alors très affaiblis par suite de leurs luttes contre Sparte. Tout récemment encore, le roi Cléoménès avait brûlé dans un bois sacré environ six mille hommes de Tarmée d*Argos, l'élite de la nation. Humiliés par les Spartiates, les Argéiens refusèrent de prendre part à une guerre dont le succès devait augmenter la gloire de leurs rivaux. C'est à une cause semblable qu'il faut attribuer l'abstention des Achaiens : môme en présence des barbares, ils ne pouvaient oublier leurs vieilles rancunes contre les Doriens. La jalousie de Kerkyra contre Corinthe, sa métropole, priva les Grecs de l'appui d'une flotte qui était la plus importante après celle d'Athènes. Sollicités de se joindre aux Grecs, les Kerkyraiens promirent leur concours et équipèrent soixante vaisseaux, mais l'événement prouva qu'ils voulaient attendre l'issue de la lutte pour prendre le parti du vainqueur. Ils dirent plus tard que les vents contraires les avaient empêchés de doubler le cap Malée, mais ils n'avaient pas essayé de transporter leur escadre par le Diolcos.

Il ne semble pas qu'aucune demande de secours ait été adressée aux villes de la Grande-Grèce, pas môme à Tarente, colonie de Sparte. Les députés se rendirent directement en Sicile où presque toutes les cités étaient alors gouvernées par des tyrans. Le plus puissant était Gélon de Syracuse. Par une suite de ruses et de perfidies, il s'était emparé du pouvoir, d'abord à Gela, puis à Syracuse et, contrairement à la plupart des tyrans grecs, il favorisait l'aristocratie aux dépens du peuple. Inaugurant une politique de centralisation qui fut reprise plus tard par Denys, il voulut faire de Syracuse la capitale de toute la Sicile ; il l'agrandit en y transportant les habitants de Gamarine et une partie de ceux de Gela et de Mégare Hyblaienne. Aucun État de la Grèce ne pouvait mettre sur pied une force égale à la sienne. Quand les Grecs lui demandèrent son asistance contre les barbares, il crut voir s'ouvrir pour son ambition une nouvelle et immense carrière. Il fit des offres magnifiques : deux cents trirèmes, vingt mille hoplites, deux mille hommes de cavalerie pesante et autant de cavalerie légère, avec un pareil nombre d'archers et de frondeurs. Il promettait en outre d'approvisionner l'armée entière pendant toute la campagne. Seulement, il mettait pour condi-

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lNDON de la THESSAIIE.

lommandement des troupes alliées, ce qui re de la Grèce. Un des ambassadeurs, le répondit : « Celte demande indignerait ion. » Gélon se rabattit sur le commance fut alors l'Athénien qui protesta : « La ioldats, et non de généraux. » Les ambast; s'ils avaient cédé, Gélon n'aurait pas pu » car en même temps que Xerxès pénétrait aginois attaquèrent la Sicile, et il est proble invasion avait été concertée d'avance. ae de défense abandonnée sans combat.

L fédéral était pour les Grecs, devant Tendanger bien plus grand que leur infé- Slls avaient été unis, ils auraient pu e défense et profiler de leurs excellentes lies. La Grèce d'Europe, bien plus facile à èce d'Asie, est une forteresse à triple enla Thessalie, l'Olympe et la chaîne Gamin premier rempart, ouvert seulement par smpé. Les Thessaliens, qui désapprouvaient Lleuades, étaient disposés à défendre ce e pouvaient le défendre seuls contre l'inde Xerxès. Ils envoyèrent des députés au , pour demander que le reste de la Grèce iforts, sans lesquels ils seraient obligés de . Un corps de 10,000 hommes fut envoyé la conduite du Spartiate Ëuainetos et de >cle. Mais quelques jours après l'arrivée de e défilé de Tempe, le roi de Macédoine i Perses, conseilla aux généraux de se re- ! écrasés par l'armée ennemie. « Les Grecs l, dit Hérodote, parce que le roi de Macélit bien intentionné, et aussi parce qu'il y âge par le pays des Perrhaibes, du côté de , et ce fut en effet par cet endroit que pé- [erxès. Les Thessaliens, abandonnés par ncèrent plus à prendre le parti des Perses, môme avec zèle et rendirent au roi des

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