L'ARTÉMISION ET LES THERMOPYLES
services importants. » C'est ainsi que la prenriière des trois enceintes qui protégeaient la Grèce fut abandonnée sans combat ; il n'en restait plus que deux, le défilé des Thermopyles et l'isthme de Corinthe.
Détroit d'Artémision et défilé des Tliermopyles. — Le congrès décida à la pluralité des voix de garder le passage des Thermopyles. C'était un défilé resserré entre le golfe Maliaque et le mont Cita et séparant la Thessalie de la Locris et de la Phokis. Son nom lui venait de quelques sources d'eau chaude. II est devenu aujourd'hui, par suite des alluvions du Sperchios, une plaine d'une demi-lieue de largeur, mais autrefois il n'y avait de passage que pour une voiture entre la mer et les escarpements inaccessibles de l'Oita. La mer voisine resserrée entre la terre ferme et Tile d'Euboia forme un double détroit, l'Artémision et l'Euripe. La flotte grecque postée dans l'Artemision pouvait communiquer avec l'armée de terre postée aux Thermopyles. Les deux armées partirent simultanément, pendant que les troupes de Xerxès arrivaient en Piérie et sa flolte dans le golfe de Therma. Mais c'était précisément à cette époque qu'on allait célébrer les jeux Olympiques et la fête d'Apollon Carnéen qui n'était guerre moins solennelle pour les Spartiates. Ils se contentèrent d'envoyer un petit détachement de troupes sous la conduite d'un de leurs rois, Léonidas, pour rassurer les Grecs du Nord et les empêcher de passer à l'ennemi. Cette armée se composait de trois cents Spartiates, accompagnés d'un corps d'Hilotes dont on ne sait pas le nombre, de cinq cents hommes de Tégée, autant de Mantinée, cent vingt d'Orchomène arcadienne, mille des autres contrées de l'Arcadie, quatre cents de Corinthe, deux cents de Phlious, et quatre-vingts de Mykènes. Les trois cents Spartiates formaient un corps d'élite, choisi parmi les citoyens qui avaient des enfants, pour ne pas laisser éteindre les familles. Sept cents Thespiens vinrent se joindre à Léonidas dès qu'il entra en Boiûtie. Les Thébains, gouvernés par une oligarchie très favorable aux Perses, ne purent cependant refuser leur concours; ils fournirent quatre cents hommes. Les Phokiens, d'autant plus ardents pour la cause nationale que leurs ennemis, les Thessaliens, s'étaient soumis aux Perses, donnèrent
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MBATS SUR L'ARTÉMISION.
is, quoiqu'ils eussent donné la terre nt à Léonidas tout ce qu'ils purent
t dans rArtémision. — La flotte cent soixante et onze trirèmes. Les li cent vingt-sept, montées en partie Plataiens, dont le zèle et le courage 'ience sur mer. Les Corinthiens en iégariens vingt, les Ghalkidiens en Llhéniens leur avaient prêtées. Les iix-huit, les Sikyoniens douze, les Cpidauriens huit, les Érétriens sept, Styréens deux, et les Keiens deux, e rames furent fournis par les Lo- )ar les Keiens. Il semblait naturel de le la flotte aux Athéniens, qui avaient , mais les alliés s'y opposèrent, désnt s'ils n'avaient pas à leur tôte un landement fut donc confié au Spar- \ loue avec raison les Athéniens d'àm promettre la cause commune.
en observation près de la petite île par six vaisseaux perses* Les Grecs de cet échec qu'ils abandonnèrent ît à Chalkis. Heureusement pour eux aide : un terrible ouragan qui dura 3ents vaisseaux ennemis contre les le qui avait conseillé aux Grecs d'int pas trompé, et ils eurent raison de nouvelle du désastre de l'ennemi, ils 5t surprirent quinze vaisseaux égarés ind ils virent que cette flotte, malgré ien plus nombreuse que la leur, ils fois se retirer sans combat. Les
d'attendre quelque temps encore, ; mis en sûreté leurs femmes, leurs
Hérodote ajoute que pour appuyer is donnèrent trente talents ( i 60,000 fr.)
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