MORT DE LÉONIDAS
déclara qu'il n'était ni de son honneur ni de celui des Spartiates d'abandonner le poste qu'ils étaient chargés de garder. D'ailleurs la Pythie avait déclaré, au commencement de la guerre, qu'il fallait que Sparte fût détruite, ou qu'il pérît un roi de la race d'Héraclès. Voulant conserver le reste des troupes à la Grèce, il leur ordonna de partir, à l'exception des Thébains, dont la fidélité lui était suspecte, et qu'il retint malgré eux. Les sept cents Thespiens, commandés par Démophile, déclarèrent qu'ils voulaient partager le sort des Spartiates.
Mort de Léonidas. — Xerxès se mit en marche le matin, comme le lui avait recommandé Ephialtès. « Léonidas et les Grecs, dit Hérodote, marchant comme à une mort certaine, s'avancèrent beaucoup plus loin qu'ils n'avaient fait dans le commencement, et jusqu'à l'endroit le plus large du défilé ; car jusqu'alors le mur leur avait tenu lieu de défense. Les jours précédents, ils n'avaient pas passé les lieux étroits, mais ce jour-là le combat s'engagea sur un espace plus étendu, et il y périt un grand nombre de Barbares. Leurs officiers, postés derrière les rangs, le fouet à la main, frappaient les soldats et les animaient à marcher. 11 en tombait beaucoup dans la mer, il en périssait un plus grand nombre sous les pieds de leurs propres troupes, mais on n'y avait aucun égard. Les Grecs, s'attendant à une mort certaine de la part de ceux qui avaient fait le tour de la montagne, se battaient en gens désespérés qui ne font aucun cas de la vie. Déjà la plupart avaient leurs piques brisées et ne se servaient plus que de leurs épées.
« Léonidas fut tué dans celte action après s'être conduit en homme de cœur, et avec lui d'autres Spartiates illustres ; je me suis informé de leurs noms, et même de ceux des trois cents. Deux frères de Xerxès périrent les armes à la main. Le combat fut très violent autour du corps de Léonidas ; les Perses et les Lakédaimoniens se repoussèrent alternativement, mais enfin, les Grecs ayant repoussé quatre fois l'ennemi, enlevèrent le corps de leur roi, et ils conservèrent l'avantage jusqu'à l'arrivée des troupes conduites par Ephialtès. Alors la victoire changea de parti. Les Grecs regagnèrent l'endroit le plus étroit du
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puis, ayant passé la muraille, et leurs rangs toujours ils se tinrent tous, excepté les Thébains, sur la colline k rentrée du passage, et où se voit aujourd'hui le lion e élevé en l'honneur de Léonidas. Ceux à qui il restait des épées s'en servirent pour se défendre, les autres [irent avec les mains et avec les dents. Mais les Barbaattaquant, les uns de front, après avoir renversé la B, les autres de toutes parts, les environnèrent et les 3nt sous un monceau de traits. »
lole cite quelques faits particuliers : le devin Mégis tias anie refuse d'abandonner les Spartiates, quoiqu'il fût arles entrailles des victimes du sort qui les attendait; îs répond à un paysan qui disait que les flèches des s obscurciraient le soleil : « Tant mieux, nous coms à l'ombre. » Eurytos, malade d'une ophtalmie, se fait e sur le champ de bataille pour mourir les armes à la andis qu'un autre, également malade, étant resté à personne ne voulut lui parler ni lui donner du feu : il ja faute en se faisant tuer à la bataille de Platée. Aux 3 moments de la lutte, pendant que les Spartiates et >piens se rassemblaient sur la colline, les Thébains se nt aux Perses. Xerxès passa au milieu des morts, et fit în croix le corps de Léonidas après lui avoir fait couper les Perses ne traitaient ainsi que les révoltés. Plus 5 Grecs enterrèrent leurs morts à la place où ils ombés; une inscription rappela que quatre mille Péloens avaient combattu contre trois millions de Barbais on ne peut admettre l'exactitude de ces chiffres. Une iscription se rapportÉÛI spécialement aux Spartiates : it, va dire à Sparte que nous sommes morts en obéises lois. »
Barbares repousses du temple de Delphes. — lur était sauvé, mais l'indépendance de la Grèce semtrdue. Les Barbares ayant forcé la seconde ligne de » tonte la région en dehors de l'Isthme tombait en leur . Les Thessaliens, qui s'étaient soumis à Xerxès, saisi- ;casion de se venger de leurs ennemis les Phokiens; demandèrent cinquante talents pour détourner l'inva-
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