‹ Histoire des GrecsChapitre 165 sur 202 · BATAILLE DE MYGALE · texte numérisé non relu

BATAILLE DE MYGALE

rinthe après avoir congédié les troupes alliées^ et les fit mettre à mort sans procès.

Bataille de Mycale. — Le même jour où se livrait la bataille de Platée, la flotte grecque commandée par Léotychidas et Xanthippos remportait une victoire sur la flotte perse à Mycale en lonie. On a vu plus haut qu'après la bataille de Salamine les Ioniens avaient envoyé une députation aux alliés pour leur demander de délivrer la Grèce d'Asie du joug des Perses ; cette tentative n'avait pas réussi, et la flotte grecque s'était arrêtée à Dèlos. Une seconde ambassade eut plus de succès. Elle était envoyée par les Samiens à Tinsu du tyran Théomeslor qui leur avait été imposé par les Perses. L'Ionie, disaient les députés, n'attendait que l'arrivée de la flotte grecque pour se révolter, et les Barbares deviendraient pour les Grecs une proie facile. L'orateur des Samiens s'appelait Hègésistratos; ce nom, qui signifie guide de l'armée, parut d'un bon présage à Léotychidas, qui mit aussitôt à la voile pour Samos. Mais les Perses, découragés par leur défaite à Salamine, étaient décidés à ne plus livrer bataille sur mer. Ils permirent aux Phéniciens de se retirer et naviguèrent vers le continent pour se mettre sous la protection d'une armée campée à Mycale, où eUe avait été envoyée par Xerxès pour garder l'Ionie. Cette armée, commandée par Tigrane, se montait à 60,000 hommes. Les vaisseaux furent tirés sur le rivage et entourés d'un rempart en pierre et en bois pour soutenir un siège. Les Grecs les avaient suivis, et, voyant que l'ennemi voulait livrer bataille sur terre , ils débarquèrent à leur tour, après avoir engagé les Ioniens par un héraut à se souvenir que c'était pour leur liberté qu'on allait combattre. Ce stratagème avait été inutilement employé en Ëuboia par Thémistocle, mais cette fois les Perses s'en inquiétèrent davantage : ils désarmèrent les Samiens et éloignèrent les Milésiens en les chargeant de garder les chemins qui conduisaient au sommet du mont Mycale. Puis ils mirent leurs boucliers les uns sur les autres pour s'en faire un rempart.

Quand les Grecs eurent débarqué, ils trouvèrent un caducée sur le rivage, et le bruit d'une victoire remportée sur Mardonios en Boiotie se répandit aussitôt dans toute l'armée: on ne L. M. — llisr. uEî GuECS. 23

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