‹ Histoire des GrecsChapitre 178 sur 202 · BATAILLE DE L'EURYMÉDON · texte numérisé non relu

BATAILLE DE L'EURYMÉDON

fédération de Dèlos se transforma peu à peu en un empire athénien. Selon Plutarque, ce changement fut Tœuvre de Kimon. Au lieu d'irriter les alliés en exigeant le service militaire, comme le faisaient les autres généraux, il en acceptait Téquivalent sous forme d'impôt, et c'est ce qui explique l'augmentation successive du tribut fixé d'abord par Aristide. Si l'union fédérale n'eut qu'une existence éphémère, ce n'est pas l'ambition d'Athènes qu'il en faut accuser, c'est le défaut d'esprit militaire et de discipline nautique chez les alliés. Us seraient restés les égaux d'Athènes s'ils avaient eu son énergie.

Bataille de l'Eurymédon. — Embellissements d'Athènes. — Les Athéniens justifièrent leur hégémonie, ou commandement militaire, par une suite de victoires sur les Barbares. Kimon, à la tète de deux cents galères athéniennes et de cent fournies par les alliés, chassa ce qui restait encore de garnisons persanes en Carie et en Lykie. Les Perses avaient rassemblé leur flotte et leur armée à l'embouchure de l'Eurymédon, en Pamphylie. La flotte, composée de deux cents vaisseaux, se tenait à l'ancre en attendant un renfort de quatrevingts vaisseaux phéniciens qui devaient venir de Kypros. Mais Kimon, prévenant leur arrivée, prend ou détruit toute la flotte ennemie, et le môme jour fait débarquer ses troupes et livre bataille à l'armée de terre, qui est battue et dispersée malgré une énergique résistance. Les Grecs firent un nombre considérable de prisonniers et s'emparèrent d'ui\ immense butin. Pour compléter cette double victoire, Kimon coule ou saisit les quatre-vingts vaisseaux phéniciens qui n'avaient pu prendre part au combat (466).

« Les dépouilles des vaincus, dit Plutarque, furent vendues à l'encan, et l'argent que le peuple en retira fut employé, entre autres dépenses, à construire la muraille méridionale de la citadelle. On jeta aussi les premiers fondements des longues murailles qui furent élevées plus tard et qu'on nomme les jambes, et comme le sol était marécageux, Kimon le fit raffermir et consolider à ses frais. Le premier il embellit la ville de ces promenades et lieux de conversation qui furent si recher^ chés depuis. 11 entoura de platanes la place publique, et du

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