EXPÉDITION EN EGYPTE
de Corinlhe. Pour s'attacher Mégare aussi étroitement que possible et la rendre inaccessible aux attaques des Péloponnésiens, ils construisirent deux murs de huit stades entre la ville et le port de Nisaia, sur le golfe Saronique. Mégare reçut une garnison athénienne et devint un poste avancé d'Athènes. Sparte, qui n'était pas encore débarrassée du siège d'Ithômè, n'essa\a pas de s'y opposer, mais les Corinthiens, les Épidauriens et les Aiginètes formèrent une coalition contre les progrès menaçants de la puissance athénienne.
Expédition en Egypte. Siège et soumission d'Aigine.- II était dangereux pour Athènes d'avoir des ennemis à ses portes, car sa lutte contre les Perses n'était pas terminée. L'Egypte, s'étant révoltée en 462 sous la conduite du Libyen Inaros, avait demandé le secours des Athéniens. Deux cenls vaisseaux, tant d'Athènes que des alliés, partirent de Kypros, remontèrent le Nil, s'emparèrent de deux quartiers de Memphis et assiégèrent le troisième, appelé le Mur-Blanc, où s'était réfugiée la garnison perse. Pendant que la plus grande partie de leurs forces était engagée dans celte expédition, les Athéniens avaient à se défendre contre tous leurs voisins. Après une grande bataille navale où les Aiginètes et leurs alliés perdirent soixante-dix vaisseaux, les Athéniens, commandés par Léocrates, mirent le siège devant Aigine. Les Corinthiens, pour opérer une diversion, envahirent le territoire de Mégare. 11 n'y avait plus à Athènes que des vieillards et des enfants. Myronidès les rassemble à la hâte, et avec cette armée improvisée remporte successivement deux victoires (457). Après un siège de neuf mois, Aigine, que Périclès appelait une taie sur l'œil du Pirée, devint sujette et tributaire d'Athènes, dont elle avait été si longtemps la rivale. Ses murs furent démolis, et elle fut obligée de livrer le reste de sa flotte, qui avait partagé avec celle des Athéniens la victoire de Salamine.
Iie*s longs murs. Bataille de Tanagra. — Pour se défendre contre les attaques du dehors en gardant toujours leurs communications avec la mer, les Athéniens réunirent la ville aux ports de Phalère et du Pirée par deux longs murs, l'un de six kilomètres, l'autre de huit et demi. Entre ces deux murs, à une petite distance de celui qui conduisait au Pirée,
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