‹ Histoire des GrecsChapitre 185 sur 202 · FIN DE LA GUERRE MÉDIQUE · texte numérisé non relu

FIN DE LA GUERRE MÉDIQUE

Grecs, guerre à outrance contre les Perses. Ils ménagea une trêve de cinq ans avec Sparte, et aussitôt qu'elle fut conclue, il partit pour Kypros avec deux cents galères, comptant passer de là en Egypte, où les Athéniens avaient une défaite à venger. Il y a un désaccord complet entre Thucydide, Diodore et Plutarque, au sujet de cette expédition qui forme le dernier épisode des guerres médiques. Selon Plutarque, Kimon mourut d'une blessure ou d'une maladie pendant le siège de Kition; sa mort fut tenue secrète par les autres généraux, et la flotte revint en Attique sans être inquiétée. Selon Thucydide, les Athéniens ayant abandonné le siège de Kition à cause de la famine, livrèrent devant Salamine de Kypros un combat de terre et un de mer contre les Phéniciens, les Kypriotes et les Kilikiens, et furent vainqueurs dans ces deux combats. Diodore place cette double victoire avant la mort de Kimon» Il ajoute qu'Artaxerxès effrayé envoya une ambassade aux Athéniens pour demander la paix, qui fut conclue aux conditions suivantes : le roi reconnaissait l'indépendance des villes grecques de l'Asie mineure et s'engageait à ne pas envoyer de troupes à une distance de trois jours de la côte, ni de vaisseaux au delà de Phasélis et des îles Chélidoniennes ; les Athéniens de leur côté promettaient de ne plus troubler le roi dans ses domaines. Thucydide ne dit rien de ce traité. Plutarque en parle, mais il le place après la bataille de l'Eurymédon. Grote adniet, malgré le silence de Thucydide, l'existence de ce traité j auquel on n'aurait pas dû attacher le nom de Kimon, et qui ne peut sembler glorieux pour les Grecs que si on le compare à celui qui fut conclu plus tard par Antalkidas. Kimon n'aurait pas consenti à l'abandon de l'Egypte et des villes grecques dé Kypros ; c'eût été renoncer à la politique panhellénique qu'il avait toujours défendue. Cette politique n'eut pas de représentant après lui ; elle avait pour condition nécessaire l'alliance de Sparte et d'Athènes, et cette alliance avait contre elle le parti démocratique, w Après la mort de Kimon, dit Plutarque, rien de grand ne se fit ou ne fut tenté contre les Barbares. Les Grecs, animés les uns contre les autres par les démagogues, sans que personne se mit entre eux pour les séparer, en vinrent enfin à ces guerres impies qui ont relevé la puissance des

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