DÉFECTION DES BOIOTES ET DES MÉGARIENS
Perses. » Ajoutons, ce qui est plus triste encore, que les rivalités des cités grecques ont préparé la domination des rois de Macédoine.
Défection des Boiotes et des Mégariens. Soumission de TËuboia. — L'alliance des Athéniens avec les Boiotes n'avait d'autre garantie que les gouvernements populaires établis dans les villes après la bataille des Oinophytes. Mais la démocratie ne s'impose pas, et les peuples qui n'ont pas su la conquérir savent encore moins la conserver. Les aristo» crates exilés s'emparèrent d'Orchomène, de Chéronée et de quelques autres villes. Les Athéniens voulurent comprimer la révolte avant qu'elle eût pu s'étendre, et malgré les avis de Périclès qui les engageait à faire des préparatifs sérieux, mille volontaires appartenant pour la plupart à de riches familles se mirent en campagne sous la conduite de Tolmidès. La petite troupe reprit Chéronée, mais aux environs de Coroneia, elle fut investie par des exilés d'Orchomène auxquels s'étaient joints des Locriens et des exilés de l'Ëuboia. Tolmidès fut tué avec une partie de ses soldats, les autres furent emmenés en captivité. Pour ravoir les prisonniers, les Athéniens abandonnèrent la Boiotie. L'Euboia se souleva à son tour, Périclès partit pour la réduire avec cinq mille hoplites ; mais pendant qu'il était en marche, on apprit que les Mégariens venaient de massacrer la garnison athénienne qu'eux-mêmes avaient demandée. En même temps, la trêve de cinq ans étant expirée, une armée Spartiate, commandée par le jeune roi Pleistoanax, que les Éphores avaient placé sous la direction de Gléandridas, envahit l'Attique par les défilés de Gérania et ravagea le territoire d'Eleusis. Cependant elle se retira presque aussitôt sans avoir combattu, et Périclès reprit sa marche vers l'Euboia. Il la soumit et reçut les habitants à composition, excepté ceux d'Histiaia qui avaient massacré l'équipage d'un vaisseau athénien ; il les chassa de leur territoire, qui fut partagé entre les pauvres d'Athènes. Les Lakédaimoniens, étonnés de la brusque retraite de leur armée, accusèrent Gléandridas et Pleistoanax de s'être laissé corrompre et les exilèrent. Quand Périclès rendit ses comptes au peuple, il porta une somme de dix talents sous ce titre : dépenses nécessaires ; c'est ce qu'on
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