‹ Histoire des GrecsChapitre 3 sur 202 · AVERTISSEMENT, VII · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT, VII

mire les rois de Syrie plutôt que d'admettre Tidentité feZeus et d'Iahweh. Les Grecs et les Romains, au contraire, ne distinguent pas de vrais Dieux et de faux Dieux, Ils ne soupçonnent pas qu'il puisse exister une autre religion que la leur. Pour eux, les Dieux sont les mêmes chez tous les peuples de la terre, et si on les adore sous différents noms, c'est parce qu'il y a des langues différentes. Quand Hérodote parle des Égyptiens, il donne à leurs divinités des noms grecs ; s'il avait eu occasion de parler des Juifs, il n'aurait pas manqué de dire qu'ils n'adoraient que Zeus et ne connaissaient pas les autres Dieux. De même, les auteurs latins traduisent invariablement Zeus par Jupiter, Athènè par Minerva, Hère par Juno, Dèmèter par Gérés, Poséidon par Neptunus, Aphrodite par Vénus, Artémis par Diana, Hèphaistos par Vulcanus, Ares par j Mamers, Mavors ou Mars, Corè ou Perséphonè par Proserpifla, Dionysos par Liber, Aidôneus par Orcus.

Les assimilations de ce genre ne sont pas toujours correctes et sont quelquefois difficiles : le grand Dieu italique Janus n'a pas de véritable équivalent chez les Grecs. Hermès répond à la fois au Terminus et au Mercurius des Latins. Mais Cupido est la traduction exacte d'Eros ; Pluto est la forme latine de Ploutôn, épithète d'Aïdès; entre Hisliè et Yesta, il n'y a qu'une différence dialectale, comme entre Héraclès et Hercules, Polydeukès et PoUux. Le nom ^eBacchus vient du grec, et quoique moins usité que Mi>er dans les auteurs latins, il a prévalu dans les traducfions françaises. Apollon est le seul Dieu qui porte le Nme nom en grec et en latin.

î la transcription des noms de lieux ou de personnages

feoriques est loin d'avoir la même importance ; cepen-

it, j'en ai quelquefois rectifié l'orthographe dans une

faible mesure. J'ai maintenu le k dans les mots où

aurait eu le son de Y s; j'ai rétabh les diphtongues oi

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