LA GUERUE DE TROIE
par son nom, mais par sa naissance, qui le rattache aux diviuilés des eaux, par son opposition aux Dieux solaires, par ses
exploits aux bords d*un fleuve. Les Aiantes, souvent en lutte avec les Dieux dans les légendes, sont peut-être les mêmes
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130 Là guerre de TROIE.
que les Géants fils de la terre, Aia. Les hén teiit autant que les héros grecs à des rapp genre. Si on reconnaît dans Memnon et dai formes de ce Dieu solaire dont les religions d*Asie célèbrent la mort par des fêtes funèbres, qui empêche d*altribuer le môme caractère à Hector, qu'une légende post-homérique faisait fils d'Apollon? Si on retrouve dans Paris et dans Anchisès le Dieu énervé de la Lydie et de la Phrygie, ne peut-on pas aussi rapprocher Priamos, le roi aux cinquante fils, du grand Dieu générateur adoré à Lampsaque sous le nom presqu identique de Priapos?
Il ne faut pas cependant prendre ces rapprochements poui des preuves, car il serait aussi difficile de s'arrêter dans cette voie que dans la voie opposée. Si Alexandre de Macédoine avait vécu avant Tinvention de récriture, on le prendrait pour une forme de Dionysos. Quoique la fable pénètre fort avant dans Thistoire, il faut bien queThistoire commence quelque part. La légende troyenne est sur la limite ; il se peut qu'elle se soit greffée sur d'anciennes traditions mythologiques, et qu'elle résume en même temps les guerres qui ont dû se produire de tout temps entre les deux rives de TArchipel. M. Ernest Curtius refuse toute réalité à la guerre de Troie ; selon lui, les colons Aioliens et Achaiens qui se sont établis en Troade après l'invasion dorienne dans le Péloponnèse ont transporté à leurâ uncôlres les exploits qu'ils accomplissaient eux-mîiines. Grole admet qu'il y a des éléments réels d;ins la légende troyenne, mais il ne croit pas possible de les discerner au milieu des fables poétiques qui les enveloppent. Ces doutes, que les fouilles de M. Schliemann n'ont pas réussi à dissiper, s'étaient déjà produitsdans l'antiquité. Dion Chrysostomea écrit une disser lation pour prouver, parTinvraisemblauce du récit homérique que Troie n'a jamais élc détruite, qu'Achille a été tué pai Hector et que les Achaiens, vaincus par les Troyens, ont éii forcés de renoncer à leur folle entreprise.
L'histoire doit se résigner au doute quand elle n'a aucui moyen de vérification, mais elle a heureusement d'autres sujet d'études que les événements militaires, qui sont toujoun à peu près les mêmes dans tous les pays et dans tous les temps
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iirs et l'état social d'un peuple et d'une >rt, les poèmes d'Homère sont une bsolument sûres. Il a pu inventer des mages, mais il n'a pu les placer que lit lui-môme, cap il n'en connaissait ictions pélasgiques et les Touilles de is ont fait entrevoir la civilisation prèles monuments qui ont échappé à la Odyssée nous fournisent, sur le côté I, des renseignements plus complets et B nous pouvons avoir sur les mœurs istonqucs.
HAPITRE V
:S AUX TEMPS HÉROÏQUES (l).
é des poèmes d'Horaôre. — Fonctions de 6 grecque. — Droits et devoirs de l'enale. — Caractère des royautés héroïques : et présidence des assemblées. — Hiéraratinctions héréditaires. — Caractère sacré 5, conséquence de la piraterie. — Condition poèmes d'Homère. — Violence des héros compensations pécuniaires; purifications ; des vieillards. L'amitié. — L'hospitalité, ité : Télémaque chez Nestor et chez Ménénoos. — Fédération idéale des Grecs dans
— Moralité des poèmes d'Homère*
16 dont Homère nous offre le tableau, ituée sur le mariage monogame, et
en partie de ma thèse D« /a Morale avant
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