DIGNITÉ DE LA FEMME
sur le devoir et se confond avec lui dans la conscience de la dignité morale. Mais le milieu de l'homme est la cité,c*est par les Tertus civiques, le courage et la justice qu'il conquiert et maintient ses droits politiques, la liberté et l'égalité. Le milieu de la femme est la famille ; ses droits sont l'éducation des enfants et Tadminislration intérieure; elle ne peut les obtenir que par deux vertus correspondantes, la chasteté et la prudence. L'homme ne confiera ses enfants et ses biens à sa femme que s*il la sait digne de cette conOance, s'il n'a pas à craindre que les fits d'un étranger s'introduisent dans sa maison et volent le pain de ses enfants. La chasteté est la base de la famille, la garantie de la pureté des races. La prudence, la sagesse, l'économie sont les éléments du bien-être intérieur. La langue grecque résume toutes ces qualités dans un seul mot, au^podûvr, qui exprime une modération générale de tous les désirs, une domination constante de la raison sur la volonté. C'est en pratiquant ces vertus de son sexe que la femme s'élève à la dignité de maîtresse de maison, y»^yï ^tsirolva.
Cette expression est employée par Homère à propos d'Arètè, femme du roi Alkinoos et mère de Nausicaa : n Alkinoos a pris Arètè pour épouse, et l'honore comme aucune autre n'est honorée sur la terre, parmi les femmes qui possèdent une maison sous un mari. C'est ainsi qu'elle a été et qu'elle est encore lionorée du fond du cœur par ses chers enfants et par Alkinoos lui-même, et par les peuples qui la contemplent comme une Déesse et la saluent par des paroles, lorsqu'elle s'avance à travers la ville. Car il ne manque rien à la sagesse de son esprit, et par sa bienveillance elle termine les différends des hommes. » Telle est la mère de famille dans la société grecque : elle règne par la seule puissance de la vertu ; type admirable de grâce, de force et de pureté qu'Homère a reproduit sous tant de formes dans ses poèmes. Si on pouvait préférer quelque chose parmi les splendeurs de cette poésie, on choisirait ces suaves et saintes Ogures de femmes, Nausicaa, Arètè, Andromaque, Pénélope. Au milieu des sombres batailles de l'Iliade, brille comme une étoile la scène de l'entretien d'Hector et d'Andromaque, le petit enfant qui s'effraye du casque à Taigrette étincelante, et le sourire à travers les larmes, et la
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DROITS ET DEVOIRS DE du héros pour son fils et
)rient, où la femme est escl is gouvernés par des femmes es, parce qu'un excès entrain En Grèce, où les véritables dr , elle n'exerce aucune inûu( est son domaine, elle n'en s t que, dans les États où la se es peuples habitués à subir h eu que cette autorité soit re] une femme; mais dans une re ses droils contre Tagressic lérieure, la faiblesse de la fer i la guerre et les agitations de dans la maison, dit Hector à .
mux, la toile et la quenouilh ^s qui sont nés dans Uios, et r i môme langage à Pénélope, e du respect qu'il doit à sa mèr nme qui l'égale dans la terre d li dans Argos et Mykènes, ni ûr. » 11 lui apprend seulemei et qu'elle peut désormais se j protection. Cette distinction st l'expression de la nature n 3 dune société entre des êtres, a Platon et les autres philosop mction leur est commune, h èesses dans l'Olympe, il y a dej les oracles divins sont renc 2s à Dodone, à Delphes la Pyt 1 est proclamée par la religioi bs et devoirs de Tenfant : éi ranchissement de la femme ( . Jamais le père de famille n'fi qu'il conserva toujours à R( ce entre la cité romaine, cor
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