‹ Histoire des GrecsChapitre 47 sur 202 · L'ORACLE DE DELPHES · texte numérisé non relu

L'ORACLE DE DELPHES

son caractère solaire qu'Apollon est le Di leil dissipe toutes les ombres ; c'est l'œil d

Le trépied de Delphes. ApoUoo tuant Pylbo. Au revers, A 80D arc et ses flèches près lie lui (monnaie >

Apollou reprend le trépieJ enlevé par Héraclès {3«

Pierre gravée.

Monnaie di

il éclaire devant lui, \l prévoit, Ai^xyWon étal teur des Muses ; on attribuait l'invention (

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CARAGTÉllË DES ORACLES.

pythie nommée Phèmonoè. Quand la langue rhythmée ivenue une langue savante, il y eut des poètes attachés nple pour mettre en vers les réponses de la pythie. On dait l'inspiration poétique et Tinspiralion prophétique le des faits de môme nature. Quand on parle aujourd'hui xtase des poètes, ce n'est plus qu*une métaphore usée : îsie est une langue morte ; si on fait encore des vers, 3st plus qu*à tête reposée, en pesant les syllabes. Mais les Grecs, Teitthousiasme poétique n'était pas un mot le sens ; c'était un état exceptionnel de Tesprit qui aidait iprendre l'état plus mystérieux, mais analogue, de la pyur son trépied : elle ne se possédait plus, elle était pos-

par le Dieu. Selon Plutarque, on choisissait pour pythies îmmes simples et ignorantes, plus aptes par cela même ir sans résistance l'influence divine. Les réponses de la s étaient eu général des sentences concises, d'une forme latique et d'une explication difficile. On a même vu dans nom de Loxiès, donné à Apollon, une allusion à l'obs- I des oracles, quoique cette épitbète rappelle simplement rche oblique du soleil.

:*actére moral des oracles. — Les auteurs anciens rdeot pour attester l'influence morale des oracles. C'est le de Dodone qui avait dit : a Respecte les suppliants, car it sacrés et purs. » Interrogée une fois sur le plus heudes hommes, la pythie nomma Phèmios qui venait de ir pour sa patrie. A une question semblable adressée ygès, roi de Lydie, le Dieu répondit en nommant Aglaos ophis, un vieillard qui cultivait un petit champ en Arcajlien raconte l'histoire de trois jeunes gens qui avaient laqués par des brigands en venant consulter l'oracle de es ; l'un s'était sauvé, l'autre avait tué le troisième comn en voulant le défendre. La pythie répondit au premier: is laissé mourir ton ami sans le secourir ; je ne te réai pas : sors de mon temple. » Et au second qui la conl à son tour : « Tu as tué ton ami en le défendant, mais g ne t'a pas souillé : tes mains sont plus pures qu'aupal. » Selon le même auteur, les Sybarites ayant tué un cur près de l'autel d'tièrè, une fontaine de sang avait

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