LES CITÉS MILITAIRES
Autonomie de la Cité. Aristocratie et démocratie. — Distinction des classes attribuée à Minos. — L'esclavage domestique et la servitude de la glèbe. — État àa la population en Thessalie, en Laconie et en Crète. — Éducation militaire et institutions politiques des Cretois.
Sparte, type do la cité militaire. — Lycurgue. Constitution politique de Sparte. — Légende du partage des terres. — Tendances communistes: les repas publics. — Éducation, discipline, tactique militaire.
Soumission de la Laconie ; les Hilotes. — Luttes contre les Argeiens ; Pheidon et le monnayage. — Luttes contre les Arcadiens. — Première guerre de Messénie. Fondation de Tarente. — Seconde guerre de Mcssénie ; Aristoménès ; Tyrtée, — Soumission de la Messénie. Suzeraineté de Sparte sur le Péloponnèse.
Autonomie de la Cité. Aristocratie et démocratie. —
L'établissement de la Cité représentait aux yeux des Grecs le passage de l'état nomade et barbare à la vie politique et civilisée. La Cité, ffoXi;, ce n'est pas seulement la ville, c'est le corps politique, l'ensemble des citadins, ou citoyens, associés pour la défense commune et l'exercice de leurs droits, tandis que les ruraux vivent dispersés dans les champs sans former un groupe politique. L'indépendance de la Cité est le caractère fondamental de la société grecque. Il n'y a rien d'analogue dans l'histoire : les communes du moyen âge relevaient toujours du roi, du pape ou de l'empereur. En Grèce, personne n'aurait pu admettre une autorité politique ou religieuse en dehors et au-dessus des citoyens. Toutes les institutions des législateurs, toutes les théories sociales des philosophes sont dirigées vers un but unique, l'autonomie de la Cité. Indépendantes de tout pouvoir extérieur, les Cités étaient en môme temps indépendantes les unes des autres : « C'est une idée très fausse, dit Heeren, que de s'imaginer qu'il y eût autant d'Étals que de contrées. 11 est vrai qu'il y en a quelques-unes, comme L. M. — HisT. DES Grecs. 13