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SOUMISSION DE LA LACONIE

Dans une Cité militaire, il faut que Tarmée soit nourrie par les travailleurs, qui se trouvent par cela môme réduits à une condition servile, car le signe distinctif de l'esclavage aux yeux des Grecs, c'était de travailler pour autrui.

Soumission de la Laconie. — La discipline de Lycurgue, en donnant aux Spartiates une force militaire supérieure à celle de leurs voisins, eut pour conséquence la sujétion des Périœkes et l'asservissement des Hilotes. Sauf quelques rares indications éparses dans Pausanias, on ne sait rien des luttes qui amenèrent la soumission de toute la Laconie. Pharis, Géronthrai et Amyclai étaient restées achaiennes jusqu*au temps du roi Téléclos. Les habitants de Pharis et de Géronthnai n'essayèrent pas de résister et quittèrent le Péloponnèse. La conquête d* Amyclai fut plus difficile, et les Spartiates ne s'en emparèrent qu'après une résistance assez longue. Clavier croit que les habitants se retirèrent en Italie, car il y avait entre Gaëte etTerracine une ville d'Amyclai, qui, selon Servius, avait été fondée par les Lacônes. On n'a aucun renseignement sur la conquête des autres villes laconiennes, Gytheion, Therapnai, etc., ni sur celle de l'île de Kythéra et de la Kynourie, qui formait la région maritime (^ l'est du mont Parnon. Les territoires de Pharis, de Géronthrai et d'Amyclai furent partagés entre les Spartiates pauvres. Il est probable qu'il en fut de même dans d'autres parties du territoire laconien. Même au temps de sa plus grande puissance, Sparte ne fut jamais entourée de murailles; rien ne la séparait de sa banlieue. L'infériorité politique des Périœkes n'était pas fondée sur une différence de race ; elle résultait naturellement de leur éloignement de la capitale. Les Périœkes n'auraient pu prendre part aux repas cortimuns ni aux assemblées périodiques, ni aux élections d'Ephores et de sénateurs. Mais ils devaient être exercés dans une certaine mesure à la tactique militaire, puisqu'il^ étaient employés comme hoplites dans l'armée, dont ils formaient la partie la plus considérable ; les Spartiates considérés comme une troupe d'élite, passaient pour les plus braves parmi les braves Lakédaimoniens.

Pausanias rapporte la prise d'Hélos au règne d'Alcaménès, tils de Téleclos. La ville maritime d'Hélos était devenue un

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