‹ Histoire des GrecsChapitre 86 sur 202 · FONDATION DE TARENTE · texte numérisé non relu

FONDATION DE TARENTE

Achaiens et aux Lélèges. Tandis que les institutions de Lycurgue tournaient l'activité des Spartiates vers Tart militaire, les Messéniens, profitant de la fertilité de leur sol, arrivèrent à la richesse par l'agriculture. Cette prospérité excita la convoitise de leurs voisins, qui trouvèrent facilement des prétextes de guerre, ils occupèrent Ampheia, forte position sur les contreforts du Tèygétès ; de là, ils commencèrent leurs attaques, coupant les récoltes, emportant le butin qu'ils pouvaient saisir, mais sans abattre les arbres ni les maisons, ne voulant pas ravager un pays qu'ils regardaient déjà comme leur propriété. Cela dura quatre ans. L'issue de toutes les batailles était indécise, mais les laboureurs n'osaient plus cultiver leurs champs. Les Messéniens se fortifièrent sur la montagne d'Ithômè et envoyèrent consulter l'oracle de Delphes. D'après le récit romanesque de. Pausanias, l'oracle demande le sacrifice d'une vierge de la race d'Aipytos ; un de leurs chefs, Aristodèmos, immole sa fille, et à celte nouvelle les Spartiates découragés quittent le pays. Au bout de quelques années, les rois de Sparte Polydoros et Théopompos reviennent en Messénie et la guerre recommence. Les Messéniens reçoivent des secours de l'Arcadie, de Sikyone et d'Argos ; les Corinthiens prennent le parti de Sparte. Il se livre une grande bataille où les Messéniens ont l'avantage, mais ils sont découragés par la famine, effrayés par une suite de prodiges menaçants : Aristodèmos se tue sur le tombeau de sa fille. Ses compagnons abandonnent la forteresse d'Ithômè, se retirent à Argos, à Sikyone et en Arcadie. Le peuple se soumet au Spartiates, et prête serment de ne jamais se révolter. « Comme des ânes harassés par de pesants fardeaux, dit un fragment de Tyrtée, ils sont forcés d'abandonner à leurs maîtres la moitié du produit de leurs champs, et de venir à Sparte, eux et leurs femmes, suivre en costumes de deuil les funérailles des rois ».

Fondation de Tarente. — La guerre avait duré vingt ans. Bien des désordres s'étaient produits à Sparte par l'absence prolongée des chefs defamilU. Les veuves et les jeunes filles avaient épousé des Periœkes ou des Hilotes. Il répugnait à l'orgueil Spartiate de traiter en citoyens les enfants nés de ces mésaillances (irapôeviai). Ceux-ci conspirèrent avec les Hi-

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