CHAPITRE IL
Etat du Bas-Empire au commencemeot du xv«. siècle' —Les Turcs , enoemis naturel^ des empereurs grecs « — Les Grecs pouvaient-ils compter sur les secours des Latins ? — Constantin Dragôsès. —Prise de Côns-, tantinople par Mahomet IL — Sa conduite après la . : victoire.
DepTis Tan i i8o^ la Grèce, proprement dite, et les îles adjacentes, n'étant plus sous ,Ia domination immédiate des empereurs, ces provinces se trouve- v, rent encore isolées davantage au reste de Tempire-; d'Orient. Emmanuel Comnène y avait érigé plu-ii; sieurs. seigneuries en faveur de ses fils naturels, et -^^ le régime féodal, avec tous ses abus, avait ainsi succédé à la tyrannie de l'ancien gouvernement. Les Latins renversèrent bientôt les seigneurs grecs pour . sVîlever à leur place, et le seul duché de Cor fou rie se ressentit pas de la révolution qui mit des princes français sur le trône de Constantinople. Déjà, dansle XII*. siècle, lei Vénitiens s'étaient rendus maître^ de plusiem'S places maritimes en Grèce et en Al--.;; ll^nie, et s'étaient emparés de Candie et de Nègre* poot , ainsi que d'un grand n«»mbre d'îles dans ' l'Archipel. Des aventuriers italiens avaient conquis" toutes les autres , et les Génois avaient rangé sous leur domination l'île de Scio avec une partie de
raixcienne lonie. Ils possédaient aussi la riche colonie de €a£fa^ en Crimée; celle de Péra, sui* le Bos-» phore^ auprès de Constantinople ^ et si rapprochée de cette capitale^ qu'elle devint bientôt l'un de ses faubourgs. Enfin ^ le 20 mai i386^ Tîle de Corfou, craignant de partager les malheurs de la'guerre qui s'était allumée entre Louis d'Anjou, héritier de Jeanne II, reine de Naples, et Charles dé Dur|ft, usurpateur, secoua le joug des Napolitains^ pour se donner librement à la république de Venise^(i).
Tous ces morcellemens successifs, toutes ces divisions réitérées annoncent, en quelque sorte, la prochaine agonie de^mpire. Elle fut sanglante et féconde en vicissitudes. On en était venu au point que la capitale se trouvait comme étrangère au milieu de ses anciennes provinces, qui reconnaissaient maintenant d'autres lois et obéissaient à des intérêts, opposés. Dans cette détresse, et pour l'accroître encore , le trône paraissait le partage exclusif du crime , de la bassesse et de l'ignorance. Depuis long-temps le timon des affaires n'était confié qu'à des mains faibles, corrompues et inhabil^. Les disputes sans cesse renaissantes des orthodoxes et des sc^^ismatiques absorbaient toutes les attentions et prenaient la place des plus grahds intérêts; les empereurs eux-mêmes se mêlaient de controverse, et faisaient toute leur occupation de la débauche ou de ces misérables querelles. On ne doit donc pas s'étonner si au centre d'une cour
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(1) Marmora, Istoria di Cotfà.
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orageuse^ toujours en butte à de nouvelles conspira^ tionS; énervés par les vices les plus honteux, ils n'eurent ni le temps ni la force de s'opposer aux rapides conquêtes des Sarrazins et des Turcs. Au reste, la politique de Constantinople, imprégnée de toute la perversité du gouvernement, n'était qu'intrigue et déception; c'étaitlà toute sa force • c'était presque l'unique moyen de défense de l'empire. Cependant on y ^mptait encore , comme autrefois , une foule (Je généraux et d*officiers légionnaires; mais ces hommes , qui ne devaient leurs grades qu'à la faveur , ou qui les avaient achetés par de lâches complaisances, étaient peutrétre plus igii|rans de l'art de la gueiTe que leurs soldats ; aussi quand de légers succès venaient réveiller parfois le ridicule orgueil des Gonstàntinopoli tains, on pouvait être certain qu'ils n'étaient que l'effet de la trahison , ^e l'assassinat, et jamais celui de la valeur; on finit même par ne plus combattre et par n'avoir plus d'armée : ainsi cette puissance, qui se parait du titre d'empire romain , à quel degré d'abaissement et de misère ne se trouvait-elle pas réduite! elle ét^t, pour ainsi dire, bornée à l'enceinte de sa capitale, et encore l'un de ses faubourgs , Péra , dépendait des Génois. Les Turcs, nation féroce et belliqueuse originaire des bords de la mer Caspienne, s'étaient enrichis des dépouilles des Romains» Ils occupaient les plus belles régions de l'Europe et de l'Asie ; ils commandaient le Bosphore , et leurs possessions s'étendaient jusqu'aux portes de la ville impériale. Leur
monarque ou sultan exerçait même une sorte de patronage sur les tristes successeurs de Constantin , qui devaient presque se faire confirmer par lui. 11 est vrai que tous les lambeaux de l'ancienne monarchie d'Orient n'avaient pas ëtë ramassés par les Turcs , et qu'un petit nombre de princes grecs des anciennes dynasties impériales conservaient çà et là la souveraineté de quelques provinces. Un Paléologue régnait à Lesbos, les Comnène àTrébisonde,. sur le Pont-Euxin , et Sinope , ainsi que Cérasus/ avec un territclh-e assez étendu, obéissaient à des familles grecques souveraines. Mais tous ces états ^ faibles et puisés , en proie aux mêmes vicissitudes que Constantinople, et séparés de cette ville par lés Cktomans, ne pouvaient faire cause commune avec elle. Les Latins en s'établissanten Orient, y avaient apporté, c^^^c dit M. de Ségur^ les principes dissolvans du régime féodal; en démembrant l'empire, ils avaient, en quelque sorte, frayé la route que les Musulinans devaient suivre pour le renverser.
De tous les ennemis de Constantinople, les Turcs , étaient les plus redoutables ; ils étaient même les seuls à craindre , parce qu'ils avaient absorbé , par une longue suite de conquêtes, les nations du nord de la Tbrace qui inquiétaient autrefois les empereurs. Ces barbares, partisans enthousiastes de la doctrine de Mahomet, étaient venus s'établir en Bythinie à la fin du xiii®. siècle ( 1296), sous la conduite d'Otman, qui leur donna ensuite son nom. GuŒiiers par essence, conquérans par .ambition et
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par £uiatisme; dirigés par des hommes d'un génie aussi vaste que celui des princes grecs était étroit , ils eurent bientôt envahi l'Asie , une partie de la Grèce, et donné de vives alarmes à l'Europe ellemême. Plusieurs fois les princes chrétiens^ dans l'ardeur d'un faux zèle, se liguèrent pour détruire ces formidables adversaires, tandis que la politique seule leur en imposait le devoir. En effet, il s'agissait moins de gagner à l'église les Turcs mahométans que d'arrêter les progrès d'une horde ambitieuse et désorganisa trice. On les avait vus^ sous le sultan Bajazeth, pénétrer dans la Hongrie et menacer la Pologne (1396); mais la bataille d'Ancyre parut un instant le prélude de leui' ruine {1402) ;• on crut Constantinople sauvée , lorsque Amurath II, fils de Mahomet P^., rele^nt le courage de ses troupes que les succès oe Tamerlan avaient ébranlé, jeta pour ainsi dire les premiers fondemens de la puissance colossale à laquelle ses successeurs devaient parvenir. Soutenus dans les combats par cette confiance aveugle que le koran donnait aux Arabes , animés contre les chrétiens de toute îa haine qu'eux-mêmes leur inspiraient, bien supérieurs aux Grecs par la force de leurs armées et par l'habileté de leurs généraux, les Turcs, il était facile de le prévoir, allaient devenir les dominateurs de l'Orient. Ils avaient déji imposé le koran à toutes les provinces chrétiennes qu'ils avaient subjuguées : une milice redoutable, formée de soldats grecs, et devenue fa-
i&euse soQS le nom de corps des janissaires, leur donnait un avantage immense sur le^faib^îs troupes du Bas - Empire , tandis que leur politique aussi adroite^ mais plus impénéti*able que celle des empereurs, les mettait à même de profiter de toutes les fautes des Grecs.
Nous avons déjà dit que le trône de Constant!- Dople ne tenait plus sa fragile existence que de la pitié des sultans : peut-ét^e lùéme que les tristes débris de la domination romaine se seraient perdus sans retour dans le gouffre de la puissance ottomane , si , fatigué de la guerre et préférant le repos au tumulte des armes, Amurath, sur la fin de «a vie , n'eût accordéiiia paix aux chrétiens. Dans le misérable état où. il les avait réduits, il savait bien qu'ils ne pourraient lui opposer qu'une vaine résistance ; mais il cru(| que l'occupation des deux rives du Bosphore, en Europe et en Asie, devait suffire à son ambition. Il avait plus que jamais resserré les limites de l'empire, borné strictement à l'enceinte de sa capitale^ peut-«ti'e aussi voulut-il laisser quelque chose à faire à son successeur. H se reposait sur lui du soin d'effacer les derniers vestiges du vieux monde, et Mahomet II prouva que cette grande entreprise n'était pas au-dessus de son génie.
On a cru qu'à cette époque l'empire aurait pu ' être sauvé par la soumission du clergé grec à l'éréque de Rome, parce qu'une croisade eut été là suite d^oe se]»d)lable condescendance ^ mais ne sait-
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on pas que Manuel avait inutilement employé ce moyen quelques années auparavant? L'état de l'Europe ne permettait à aucun de ses souverains de prendre part aux affaires de la Grèce : l'Italie, divisée par les guerres de la succession de Naples, par les querelles des barons^ des Condottieri^ et par KB fureurs domestiques^ était beaucoup trop occupée d'elle-même pour songer aux progrès ef-' frayans des Turcs : la France avait à peine assez de guerriers pour secouer le joug de l'Angleterre : les * rois de CastiUe disputaient l'Espagne aux Arabes; et l'empire germanique^ gouverné par un prince faible y ami du repos et des plaisirs ^ était devenu presque étranger aux érénemens de l'Europe* Calixte III essaya, il est vrai, de prêcher une croisade, mais ce fut en vain. Le zèle commençait à se refroidir, et l'Europe éprouvant déjà cette espèce de fennentation sourde qui devait épurer les esprits et dissiper ]es ténèbres des âges barbares/ était pour ainsi dire recueillie en elle-même lorsque de grands intérêts n'appelaient pas son attention. L'Orient devait donc agir seul et combattre avec se» propres forces : tout secours étranger devenait îm* possible, et le moment se présentait enfin pour les Grecs, de s'absoudre par un acte d'énergie, des reproches que leur faiblesse méritait depuis tant de siècles.
Cependant Constantinople proclamait tm empereur (i449l) capable de prévenir sa chute, si la chosç eût encore été possible. L'insouciance de Jean
Paiéolôgue/avait fait perdre aux Grecs le fruît des travaux du grand Manuel; ses efforts maladroits pour opérer la réunion des deux églises avaient excité de nouveaux troubles et de nouvelles ^dissensions intestines. Il laissa en mourant la couronne impériale à son frère, Constantin Dragosès. Ce prince avait auparavant gouverné le Péloponèse ou Morée; son courage et ses vertus le rendaient digne de commander à d'autres hommes qu'à des Romains dégénérés, et de vivre en des temps plus heureux. Il trouva sa capitale en proie à la discorde et aux factions. Tout y retentissait des scai^ daleux débats des orthodoxes et des schismatiques^ et tandis que les Turcs élevaient des forteresses autour de la ville de Constantin, ses stupides habi- tans repoussaient les sages avis du prince, et proscrivaient les Latins, qui déjà se consacraient à leui défense. Cette anarchie d'opinions, entretenue par les menées criminelles des moines^ hâta le succès des Ott(Hnans, tant il est vrai qu'un peuple qui se déchire de ses propres mains,. vole luL-méme au* devant du joug de l'étranger. , \
lin entre pas dans notre plan de rapporter ici le$ détailsdu siégede Constantinople (i 453)? n^^s une circonstance trop remarquable pour que jious puissions l'omettre, c'est que dans la d^latJM qui suivit le$ premiers ajssauts, le déliredu&natisme égarait les ta* tes au point que le peuple, à denMrrenversé'sur la tombe qui s'entr'ouvrait pour lui, maudissait encore la valeur des guerriers qui voulaient s'immoler à son
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salut; mais une telle ingratitude ne suspendit P2Jint leur dévouement, et quoiqu'ils fussent presque tous Latins, et que ce ne fut pas leur patrie qu ils défendaient, ils relevèrent, en quelque sorte, la gloire de Fempire au milieu de ses funérailles. L'empereur , . fidèle à la constance de ces braves, les animait par son exemple. Étrange vicissitude des choses humaines ! Constantînople qui, aux jours de sa grandeur et de sa puissance, n'avait eu peur souverains que de§ tyrans ou des lâches, ne recouvre un héros que pour descendre avec lui dans l'abîme ! Les Vénitiens, les Génois , les Catalans, et quelques' corps de troupes italiennes, sous les ordres du cardinal Isidore, légat du pape, osèrent affronter l'immense armée de Mahomet II; un bataillon grec de la garde de l'empereur combattit dans leurs rangs ; toutes ces forces réunies s'élevaient à peine à cinq mille hommes. La population dont elle protégeait les foyers était de ♦ plus de deux cent mille âmes : elle ne fit rien pour favoriser leurs efforts , elle fit tout pour Jes contrarier. L'empereur trouva à peine deux mille soldats citoyens dans la multitude de ses lâches sujets. Il fut mieux secondé par les officiers de sa cour et par les grands personnages dé l'empire, qui ne l'abandonnèrent pas dans ce fatal événement.
Pendant que la formidable artillerie de Mahomet ébranlait les remparts, Gennadius, moine extravagant , ou vèhdu aux intérêts du sultan , débitait de prétendus oracles, par lesquels il cherchait à tromper tes esprits. Ce misérable, qui jouait k rôle
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d'inspiré; avait séduit tout le mcuide parThypocrisie de ses discours. «Tout Constantinople croyait à sa mission prophétique ; et il n'usait dp son influence que pour accroître le désordre et autoriser la faiblesse. « Ouvrez vos portes, disait-il ;. loin dat- » tendre que l'infidèle les rraiverse , laissez^le pé- » nétrer au sein de vos murailles : alors un ange » exterminateur vous en délivrera. Croyez , et » vous serez sauvés. Mais si vous êtes assez incré- » dules pour ne placer votre confiance que dans la «faible valeur des hommes, tandis qu'un décret » céleste vous promet l'assistance divine je vous » déclare que vous perdrez votre patrie en vous per- » dant vous-mêmes:» » Ces paroles impies n'étaient que trop d'accord avec l'aveuglement et les disposi* tions des Grecs. On les vit jusqu'au hout s'emporter contre leurs défenseurs, maudire l'infortuné Constantin, et se livrer aux perfides suggestions! de Gennadius. Lorsque les Musulmans se répandirent dans la ville, une foule imbécile attendant l'apparition de l'ange, exterminateur, encombrait encore l'enceinte du cirque et de la basilique de Ste.-Sophie. Les insensés I ils expièrent bien cruellement leur erreur. Au lieu d'un miracle de délivrance, ils aperçurent tout-à-couples soldats delVfahomet, ivres déjà de sang et de carnage. A cette vue , ^es illusions d'une folle espérance s'évanouirent^ mais il était trop tard - Constantinople ne recouvra la raison que pour la perdre dans le ^cercueil.
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Ainsi di^rut sans reloor le tiene ûevé par Consuntin. L'empei-eur ne snrvëcui pas à ce désastre; confondu parmi les nunrts, il fui reconnu à ses brodequins de pourpre. Un rainquenr gâiéreux eût honoré la mémoire de ce prinoe, qui s'était il« lustré par tant de courage* Le féroce Mahomet in* sulta en barbare à ses restes dtfgurés. U fit pkcer !
sa tête sur le haut de la colonne de Justinien. et fit
embaumer son corps , que l'on promena dans toutes les cours de l'Asie.
Le pillage et le massacre durèrent deux jpurs; h troisième y Mahomet airéta lui-même la fureur de ^ses troupes. Il fit publier un pardon en faveur des habitans qui avaient échappé à cette boocheiîe. Le grand dpc Notaras^ plusieurs seigneurs de la cour , et la famille de Phranzès, protovestiaire de fem^ pire y furent rendus à la lib^té. L'prdre se rétablit insensiblement dans cette grande ville , veuve de la moitié de sa population.Les Grecs^ toujours fanatiques, tremblaient pour leur culte plus encore qu'ils ne redoutaient leur asservissement. Mahomet lés rassura : il permit aux chrétiens de suivre publiquement les préceptes de leur religion; il leur laissa toutes leurs églises, à l'exception de celle de Sainte- Sophie, qui devint la principale mosquée musulfnane. U voulut même qu^on procéd&t sur-le-ehamp à l'élection d'un nouveau patriarche , et cette-con^ descendance lui gagna tous les cœurs , parce qu'elle flattait leur passioQ favoritf). V$a£kme GennadiuS;
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cet oracle ptgi des barbares qui aVàlt si puissamment contribue jt la ruine de sa patrie , fut cboisi par fes Mcjueê et cmifirmé par le sultan. Maliomet loi accorda tous les privilèges que ses pr^écesseurs sous le régime impérial. On peut regarder Télëvàtion de cet homme comme la preuve de son crime : elle montre de quelle source lui venaient ses inspirations.
Le vainqueur ne n^ligea rien de ce qui pouvait loi concilier l'afiection des vaincus. II avait été si terrible le jour de son triomphe ^ qu'on était prêt à lui voter des actions de grâces pour tout le mal qa'il ne ferait pas. Aussi quand on crut reconnaître dans sa conduite une modération presque sans exemple de la part des Turcs, le compara-t-on aux princes les plus magnanimes. Il n'exigea des Grecs qu'un léger tribut personnel ou capitation, et leur rendit, k ce prix, te repos dont ils ne jouissaient plur depuis long-temps. Mais ce repos ne devait être pour eux qu'une fatale inertie : afin de fermer désormais la xarrière à leur ambition, et de les humilier,il les déclara exclus à jamais desemploispublics, et leur imposa un costume particulier } c'éuit leur ravir les droits de citoyen et les condamnera la nullité de l'esclavage. De si tristes conséquences ne le prâentèrent pas tout d'un coup } le peuple de Constantinople osait à peine espérer la vie : il s'estima trop heureux de l'obtenir à des conditions avantageuses en apparence. Cependant si l'adroit sultan épargnait les chrétiens ; ce n'était que dans
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là crainte de voir son immense capitale se changer en un désert. Il leur laissait l'existence ; mais il leur enlevait tout ce qai pouvait la leur rendre chère ^ et au fond cette clémence, dont on lui satvait gré ^ n'était que l'effist d'un atroce calcul»
D£$ GRECS MOÔERNEd. aQ