CHAPITRE ONZIEME
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— Uiviitons : Le Bocage. L* Piainn. Le Hinii. le» Iles.— Dfscripl ion do Bocage : Kiirllll
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Nous avons déjà dit que nous entendons par Vendée toutes les part es de l'Anjou, du Poitou du Maine et de la Normand e qui se joignirent à la Bre agne dans l'insurrection de I Ouest. Ces quatre pro- V nces et surtout les deux prcm cres, vont jouer désorna s un rôle si important dans noirc h sloirc, que nous devons avant de les montrer à iacton en tracer le tableau géographique et moral, ainsi que nous avons Tait de 1^ Bretagne en notre ouvrage précédent L enscmhlc de ce grand llieulre de la guerre cnile a pour limites, d'un
■ Voir h BrHiujur mcimitr n modrr'if. InlrmliK linrt el (:in|>irre< I", V||. XVI r-l \X.
côté, la nier qui bat les côtes de Bretagne dans toute leur étendue» et de l'autre côté, une ligne qui part de la Manche, près du Calvados, remonte l'Orne jusqu'à la source du Sar.tlion, suit celte rivière jusqu'à la Sartbe, va traverser la Loire à Sauinur, ci aboutit à l'Océan» près des Sablesd'Olonne.Ge territoire renferme au moins cinq millions d'habitants. Nous en examinerons successivement les points principaux.
Et d'abord, la Vendée militaire proprement dite, — celle qui se compose de portions de la haute Bretagne, de l'Anjou et du Poitou, — occupe environ huit cents lieues carrées sur la carte de la Franca. Elle est bornée, à l'est, par le Pont-de-Gé, Brissac, Doué. Thouars, Partenay ; — au sud, par la route de Niort à Fonteuny, Luçon et les Sables-d'Olonne; — à l'ouest, par les côtes de la mer jusqu*à Paimbœuf ; — et au nord, par la rive gauche do la Loire jusqu'au Pont-de-Gé. Elle comprend donc presque tout le département de la Vendée, — une partie de celui des Deux-Sèvres, — et toute In rive gauche de la Loire dans les départements de Maine-et-Loire et de la Loire-Inférieure.
En général, ce fleuve doit être considéré comme une ligne de séparation constante entre la Vendée et la Ghouannerie. Nous avons déjà signalé cl nous signalerons encore beaucoup d'autres différences entre ces deux guerres. Ges différences provenant surtout du caractère respectif des deux pays, on ne saurait trop établir la démarcation géographique do ces derniers.
L'auteur des Guerres des Vendéens et des Chouans, dont la statistique se rapporte le mieux à nos propres observations, donne au moins huit cent mille âmes à ce grand centre vendéen. Gette population est presque toute répandue dans les campagnes, en des fermes isolées et multipliées à rinfini. Il n'y a pas une seule ville considérable, et les petites villes elles-mêmes ne sont pas très-nombreuses. Ges petites villes ou gros bourgs sont :
Dans le département de Maine-et-Loire, Brissac, Doué, Vihiers, Ghcmillé, Ghollet, Beaupreau, Jallais, Saint-Florent et Chalonne; dans le département des Deux-Sèvres, Thouars, Ârgenton, Ghatillon et Bressuire; dans le département de la Vendée, Montaigu, Mortagne, les Herbiers et Ghallans; dans le départemci^t de la Loire-Infcrieure, Machccoul, Glisson et Paimbœuf.
Il est à remarquer que le seul rôle de ces villes dans l'insurrection a été de la combattre aclivement, ou d'en être les victimes passives.
Trois chaînes de coteaux assez élevés, sinon continus, trayerscnt la Vendée : les deux premières partent de Ghantonnay, de Ghambretaud et cl des Herbiers, pour courir, — l'une, de l'ouest au sud-est, par Heaumur, Pouzauge, Saint-Pierre-du-Ghemin, le Buignon et Alloue ; — l'autre, de Touost au nord-est, par Mont-Mercure, Saint-Mars-la-Rcorle, Mallièvrc,