‹ Histoire des guerres de la VendéeChapitre 12 sur 223 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

TOUS plaira; mais je ne puis du tout vous réciproquer. » Et cette autre belle, au système contraire, t qui a épousé à la hâte le fils d*un vieux fou, président à mortier, parce que la première chose qu'elle fit après Tavoir envisagé, ce fut d*être grosse ; de sorte qu'elle fut mariée, et accoucha six semaines après. Mais elle croit que, pourvu que Ton voye son mari, on ne peut la blâmer... »

C'est la présidente de Cor..., « qui pleure comme une enfant aux États, parce que le premier président de la Chambre des Comptes a voulu avoir un fauteuil aussi bien que son mari... »

C'est mademoiselle de Lanion, t que M. de Rohan trouve belle dès l'année passée, et qui, en dépit de son futur, donne dans la Seigneurie à bride abattue, i

C'est le* marquis de Pomenars, accusé de fausse monnaie, et payant en fausses espèces les frais de son acquittement, t Pomenars sollicitoit à Rennes avec une grande barbe. On lui demanda pourquoi il ne se faisoit point raser. — Le roi me dispute ma tëlc, dit-il; quand on saura à qui elle doit demeurer, si c'est à moi, jVn aurai soin. >

Ce sont les modes, les réunions et les grandes cabales de Vitré : c Mademoiselle de Croqueoison se plaint de mademoiselle du Cemet, parce que, l'autre jour, à un bal, il y eut des oranges douces dont on ne lui fit point part. Il faut entendre là-dessus la Launayl Je vous ai parlé de la Launay : elle étoit bariolée comme la chandelle des Rois, et nous trouvâmes qu^elle ressembloit au second tome d'un méchant roman... La Biglesse joue Tartufe au naturel... — Vous aurez, ma fille, quelque peine à rallonger les robes courtes; mesdemoiselles de Kerborgne et de Kerlouche les portent au-dessus de la cheville du pied... Je laissai, ces jours-ci, retourner chez soi un carrosse plein de Fouesnellerie^ par une pluie horrible, faute de les prier de bonne grâce de demeurer. Jamais ma bouche ne put prononcer les paroles

qui étoient nécessaires — Nous vîmes danser une Basse-Brette qu'on

nous avoit assuré qui levoit la paille; ma foi, elle étoit ridicule et faisoit des haut - le • corps qui nous faisoient éclater de rire — Une de

nos belles, ayant entendu parler des médianoches, dit, à quatre heures du soir, qu'elle venoit de faire médianoche chez la présidente. Cela est

bien d'une sotte bète qui veut être à la mode — M. de Brukenver dansa

le passe-pied avec mademoiselle de Kerinikili — Nous vîmes une fort

jolie fille qui feroit de l'honneur à Versailles, mais elle épouse M. de Que^ rignisignidi^ fort proche voisin du Conquet, et fort loin de Trianon. Ne m'attaquez pas sur les noms, j'y suis forte maintenant — Nous trouvâmes, au devant de nous, MM. de KercadOj de Crapado, de Kerignimini^ sérieusement uno drapello eletlo^ avec quarante femmes ou filles de qualité, toutes rouges comme du feu. Je ne vis rien qui pût m'empècherde ieor souhaiter d'autres maris que H. votre frère Nous les baisâmes tous,

les hommes et 1

slirtnontoil

I femmes; ce Hit un manège étrange La sueur t

Ce sont les fermiers de la marquise, dont elle se venge ainsi, quand îb ne la payent pas exactement ; i Je via arriver, l'autre jour, une belle petite fermière de Bodégat, avec de beaux yenx brillants, une belle taille, une

robe de drap de Hollande découpé sur du tabis, tes manches tailladées

Ahl Seigneur, quand je la vis, je me crus bien ruinée : elle me doit hutl mille francs! — Ce matin, il est entré un paysan avec des sacs de tous les cAlés. 11 en avoit sous ses bras, dans ses poches, dans ses chausses; car,

dans ce pays-ci, c'est la première chose qu'ils font que de les délier

Le bon abbé, qui va droit au fait, crut que nous étions riches à jamais : — Ah! mon ami, vous voil& bien chargé! Combien apportez-vous? — Monsieur, dit le fermier en respirant à peine, je crois qu'il y a bien ici trente francs. C'étoient tous les doubles de France qui s'étoient réfugiés dans notre province avec les chapeaux pointus, et qui abusent ainsi de notre patience. >

C'est la milice de Rennes, qui fait damner H. de Chaulnee : c (Srase

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